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Titre de la review

Éradication des chèvres sauvages sur les îles

Résumé de la review

Les chèvres font parti des mammifères introduits qui sont les principaux moteurs de l'extinction. Les chèvres sauvages (Capra hircus) sont particulièrement dévastatrices pour les écosystèmes insulaires. Elles ont été introduite en tant que ressource alimentaire sur les îles mais ont un impact considérable sur la dégradation des écosystèmes et la perte de biodiversité (disparition de la faune indigène). Les chèvres sont parfois la cause exclusive des extinctions insulaires.
L'éradication des espèces introduites des îles est l'un des outils de conservation les plus puissant. De ce fait, les chèvres ont été éradiquées d'au moins 120 îles par différentes méthodes d'éradication telles que le piégeage, la chasse, l' empoisonnement, le biocontrôle, l'altération de l'habitat par le feu ou une combinaison de ces éléments. Cependant, de nouvelles méthodes : les systèmes d'information géographique, les chasses aériennes par hélicoptère, les chiens de chasse spécialisés, les chèvres de Judas ou encore les programmes de surveillance intensifs, ont permis d'augmenter considérablement l'efficacité d'éradication, permettant de réduire la durée et le coût des campagnes d'éradication. Les méthodes récemment développées impliquent l'hormonothérapie et les techniques de stérilisation qui devraient améliorer l'efficacité de la chèvre de Judas.
Grâce à ces technologies et à l'amélioration des techniques, il est désormais possible d'éliminer les chèvres sauvages des petites et grandes îles. La taille des îles ne peut plus être un facteur limitant du succès de l’éradication ; au contraire, les facteurs sociologiques et le financement s'avéreront importants dans les futures actions de conservation des îles. Compte tenu des preuves sans équivoque de la perte de biodiversité et de la dégradation des écosystèmes causées par les chèvres introduites, elles devraient être systématiquement éradiquées des îles.
Des éradications infructueuses ont été documentées en raison d'un manque de soutien politique, de méthodes inappropriées, d'un manque d'efforts ou de la non-détection des chèvres restantes à faible densité.
Il a été documenté que le retrait des populations de chèvres des îles est un puissant outil de conservation pour prévenir les extinctions et restaurer les écosystèmes.
L'éradication réussie des mammifères introduits des îles n'est plus un événement rare. Cela est vrai non seulement pour les chèvres mais aussi pour d'autres espèces introduites telles que les chats et les rats.
Cependant, l'éradication des chèvres peut avoir un impact dramatique sur la végétation interférant avec l'achèvement de l'éradication d'autres espèces introduites. Par conséquent, pour maximiser l'efficacité des campagnes d'éradication, les chèvres devraient être retirées aussi rapidement que possible ainsi qu'être éradiquées après d'autres espèces introduites telles que le porc par exemple.

Rigueur de la review

La revue est rigoureuse, elle contient beaucoup de références bibliographiques et documente également les échecs observés et en donne les explications. Les références ne proviennent pas des mêmes auteurs/institutions ce qui ne laisse donc pas penser à un conflit d’intérêt, ne remettant pas en question la validité de la review.

Ce que cette review apporte au débat

Cette review documente un clair parti pris dans le cas de la chèvre : il faut éradiquer cette espèce invasive du milieu dans lequel elle a été introduite.

Remarques sur la review

Des figures et tableaux importants à la compréhension de la review sont présents ce qui facilite la compréhension.
Cependant, cette review documente l'exemple d'un seul mammifère: une espèce de chèvre ainsi qu'un seul exemple d'écosystème : les îles, ce qui n'est clairement pas suffisant pour répondre à la problématique.

Publiée il y a plus de 6 ans par Léa.violle.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : Feral Goat Eradications on Islands
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  • Auteurs
    Karl CAMPBELL & C. Josh DONLAN
  • Année de publication
    2005
  • Journal
    Conservation Biology
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Introduced mammals are major drivers of extinction. Feral goats (Capra hircus)areparticularlydevastating to island ecosystems, causing direct and indirect impacts through overgrazing, which often resultsin ecosystem degradation and biodiversity loss. Removing goat populations from islands is a powerful conser-vation tool to prevent extinctions and restore ecosystems. Goats have been eradicated successfully from 120islands worldwide. With newly developed technology and techniques, island size is perhaps no longer a limitingfactor in the successful removal of introduced goat populations. Furthermore, the use of global positioningsystems, geographic information systems, aerial hunting by helicopter, specialized hunting dogs, and Judasgoats has dramatically increased efficiency and significantly reduced the duration of eradication campaigns.Intensive monitoring programs are also critical for successful eradications. Because of the presence of humanswith domestic goat populations on large islands, future island conservation actions will require eradicationprograms that involve local island inhabitants in a collaborative approach with biologists, sociologists, andeducators. Given the clear biodiversity benefits, introduced goat populations should be routinely removed fromislands.

  • Identifiant unique
    doi : 10.1111/j.1523-1739.2005.00228.x
  • Accès libre
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  • Apparait dans la controverse
    Faut-il éradiquer les espèces invasives des milieux dans lesquels elles ont été introduites ?
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