The neutral theory of biodiversity assumes that coexisting organisms are equally able to survive, reproduce, and disperse (ecological equivalence), but predicts that stochastic fluctuations of these abilities drive diversity dynamics. It predicts remarkably well many biodiversity patterns, although substantial evidence for the role of niche variation across organisms seems contradictory. Here, we discuss this apparent paradox by exploring the meaning and implications of ecological equivalence. We address the question whether neutral theory provides an explanation for biodiversity patterns and acknowledges causal processes. We underline that ecological equivalence, although central to neutral theory, can emerge at local and regional scales from niche-based processes through equalizing and stabilizing mechanisms. Such emerging equivalence corresponds to a weak conception of neutral theory, as opposed to the assumption of strict equivalence at the individual level in strong conception. We show that this duality is related to diverging views on hypothesis testing and modeling in ecology. In addition, the stochastic dynamics exposed in neutral theory are pervasive in ecological systems and, rather than a null hypothesis, ecological equivalence is best understood as a parsimonious baseline to address biodiversity dynamics at multiple scales.
Titre de la review
De la théorie neutre à une théorie globale multiscalaire d'équivalence écologique
De la théorie neutre à une théorie globale multiscalaire d'équivalence écologique
Résumé de la review
Parce qu'elle suggère une équivalence écologique entre les espèces, la théorie neutre de la biodiversité est souvent opposée à celle des niches écologiques. Les observations effectuées dans les communautés naturelles, montrent des différences de mortalité et de reproduction, pourtant, le modèle neutre semble s'appliquer dans un certain nombre de cas et permettre d'y décrire la biodiversité. Un "paradoxe" semble alors exister entre les résultats que peuvent porter cette théorie et ses prérequis théoriques. Il semble apparaître d'autant plus que la théorie neutre de la biodiversité est interprétée de manière plus ou moins stricte quant à l'absence d'équivalence des valeurs sélectives entre les individus, certains jugeant que ce paramètre illustre la non-neutralité, d'autres non. Ainsi, son rejet ou son acceptation dépend de l'interprétation qui en est faite.
Dans le but d'éclairer cette controverse, la présente étude tend à clarifier la théorie neutre et ses processus, les mesures dans lesquelles elle est applicable, et propose une unification avec celle des niches.
Plusieurs points semblent importants à retenir pour la compréhension de ce sujet et de sa complexité :
De nombreuses perceptions de la théorie neutre sont relatives (échelle, interprétation). La diversité semble pouvoir être expliquée par les deux théories. Cependant, la stabilisation des communautés étant un aboutissement naturel et l'échelle locale étant peu représentative, l'hypothèse nulle ne serait-elle pas la plus vraisemblable ?
Parce qu'elle suggère une équivalence écologique entre les espèces, la théorie neutre de la biodiversité est souvent opposée à celle des niches écologiques. Les observations effectuées dans les communautés naturelles, montrent des différences de mortalité et de reproduction, pourtant, le modèle neutre semble s'appliquer dans un certain nombre de cas et permettre d'y décrire la biodiversité. Un "paradoxe" semble alors exister entre les résultats que peuvent porter cette théorie et ses prérequis théoriques. Il semble apparaître d'autant plus que la théorie neutre de la biodiversité est interprétée de manière plus ou moins stricte quant à l'absence d'équivalence des valeurs sélectives entre les individus, certains jugeant que ce paramètre illustre la non-neutralité, d'autres non. Ainsi, son rejet ou son acceptation dépend de l'interprétation qui en est faite.
Dans le but d'éclairer cette controverse, la présente étude tend à clarifier la théorie neutre et ses processus, les mesures dans lesquelles elle est applicable, et propose une unification avec celle des niches.
Plusieurs points semblent importants à retenir pour la compréhension de ce sujet et de sa complexité :
De nombreuses perceptions de la théorie neutre sont relatives (échelle, interprétation). La diversité semble pouvoir être expliquée par les deux théories. Cependant, la stabilisation des communautés étant un aboutissement naturel et l'échelle locale étant peu représentative, l'hypothèse nulle ne serait-elle pas la plus vraisemblable ?
Ce que cette review apporte au débat
Plus qu'opposées, la théorie des niches et la théorie neutre de la biodiversité sont complémentaires, et permettraient si elles étaient associées de mieux comprendre et décrire la biodiversité.
Plus qu'opposées, la théorie des niches et la théorie neutre de la biodiversité sont complémentaires, et permettraient si elles étaient associées de mieux comprendre et décrire la biodiversité.
Remarques sur la review
Review intéressante, le point de vue des auteurs semble tendre à être neutre vis à vis de la controverse.
Review intéressante, le point de vue des auteurs semble tendre à être neutre vis à vis de la controverse.
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