The increasing numbers of endangered wild bee species highlights the need for quantifying potential adverse effects of foraging honeybees. We analysed the response of bumblebees at genus and species level to experimentally increased honeybee density. The study was carried out on a Phacelia tanacetifolia field and adjacent patches of wild plants located in an agricultural landscape. Addition of one or ten A. m. ligustica colonies substantially increased total honeybee density not only on_ Phacelia_ but also on neighbouring patches of wild plants. The response of bumblebees (Bombus spp.) differed among species. Only minor spatial changes in the abundance of the short-tongued B. terrestris-group were observed on Phacelia. At wild plant patches, the B. lapidarius-group and the longer tongued bumblebee species (B. muscorum, B. sylvarum, B. pascuorum) responded with a shift between plant species. Limitations of competition avoidance in flower-impoverished landscapes are discussed.
Titre de l'article
L’augmentation de la densité des colonies d’abeilles mellifères affecte le butinage des bourdons.
L’augmentation de la densité des colonies d’abeilles mellifères affecte le butinage des bourdons.
L’augmentation de la densité des colonies d’abeilles mellifères affecte le butinage des bourdons.
L’augmentation de la densité des colonies d’abeilles mellifères affecte le butinage des bourdons.
Introduction à l'article
Le nombre croissant d'espèces d'abeilles sauvages menacées met en évidence la nécessité de quantifier les effets néfastes potentiels des abeilles domestiques. Ici, les auteurs ont analysé la réponse de bourdons autochtones à une augmentation expérimentale de la densité d'abeilles domestiques Apis mellifera. L'étude a été réalisée sur un champ de Phacelia tanacetifolia et des parcelles adjacentes de plantes sauvages.
Ces auteurs ont abordé 3 questions principales :
Le nombre croissant d'espèces d'abeilles sauvages menacées met en évidence la nécessité de quantifier les effets néfastes potentiels des abeilles domestiques. Ici, les auteurs ont analysé la réponse de bourdons autochtones à une augmentation expérimentale de la densité d'abeilles domestiques Apis mellifera. L'étude a été réalisée sur un champ de Phacelia tanacetifolia et des parcelles adjacentes de plantes sauvages.
Ces auteurs ont abordé 3 questions principales :
L'article permet de mettre en avant l'impact de colonies d'abeilles domestiques sur les abeilles locales grises et les différentes espèces de bourdons déjà présentes dans l'écosystème. Le but de ces expériences est de déterminer s'il y a, le type de compétition et quelle est son ampleur entre l'espèce domestique et les espèces locales.
Expériences de l'article
L'expérience a été réalisée en juillet et août 2001 dans le paysage du bassin «Amoeneburger Becken» (Hesse, Allemagne). La densité des abeilles a été modifiée en plaçant des colonies dérivées d'Apis mellifera ligustica sur le champ. Les colonies ont été transportées au champ tôt le matin et les abeilles ont été autorisées à ajuster leurs activités de butinage pendant une journée entière avant le début du comptage. Pour le traitement témoin, Les colonies ont été déplacées à une distance d'environ 18 km. Le nombre de colonies locales d'abeilles dans un rayon de 5 km entourant le champ expérimental a été enregistré avant le début de l'expérience.
Les densités d'abeilles domestiques et de bourdons ont été comptées dans un cadre de 1m2. Les comptages ont été effectués à des températures supérieures à 15 ° C dans 3 à 5 séries par jour, et ont été interrompus en cas de pluie ou de vent orageux.
L'expérience a été réalisée en juillet et août 2001 dans le paysage du bassin «Amoeneburger Becken» (Hesse, Allemagne). La densité des abeilles a été modifiée en plaçant des colonies dérivées d'Apis mellifera ligustica sur le champ. Les colonies ont été transportées au champ tôt le matin et les abeilles ont été autorisées à ajuster leurs activités de butinage pendant une journée entière avant le début du comptage. Pour le traitement témoin, Les colonies ont été déplacées à une distance d'environ 18 km. Le nombre de colonies locales d'abeilles dans un rayon de 5 km entourant le champ expérimental a été enregistré avant le début de l'expérience.
Les densités d'abeilles domestiques et de bourdons ont été comptées dans un cadre de 1m2. Les comptages ont été effectués à des températures supérieures à 15 ° C dans 3 à 5 séries par jour, et ont été interrompus en cas de pluie ou de vent orageux.
Les premiers tests ont été conduits au sein d'un champ de Phacelia tanacetifolia (des végétaux à quantité et qualité nutritives importantes) entourés de 3 parcelles céréalières et d'une prairie en jachère avec comme paramètres :
Les dénombrements se font sur des lignes de transect situés dans 3 zones différentes autour de la ruche (entre 10 et 40m, 110 et 140m et 210 et 240m).
Une seconde expérience a été menée sur des parcelles de fleurs sauvages composées de Polygonum persicaria , Epilobium angustifolium, Centaurea jacea et Lotus uliginosus aux valeurs de butinage variant sensiblement et avec les mêmes paramètres que la première. Ici, les densités d'abeilles et de bourdons sont comptés dans un cadre de 1 m² , 3 à 5 fois par jour à des températures supérieures à 15°C hors conditions de pluie.
Résultats de l'article
Les observations doivent être effectuées au niveau de l'espèce pour montrer que la compétition entre les ressources est bel et bien un phénomène réel. Bien que des facteurs tels que la quantité et la qualité des ressources florales, la teneur en nectar, la composition du nectar, et la profondeur de la corolle peuvent contrôler la compétition locale entre les butineuses .
Dans des conditions de pénurie alimentaire, les effets néfastes des fortes densités locales d'abeilles domestiques sur les populations d'abeilles sauvages ne peuvent être exclus.
De plus, les paysages modernes pauvres en fleurs causent des problèmes à l'apiculture non-migratoire. Les lacunes saisonnières dans la disponibilité des fleurs affectent non seulement le rendement en miel, mais peuvent également influencer la santé des colonies.
Dans le champ de phacélies, il y a :
Dans le cas des parcelles sauvages :
Les observations doivent être effectuées au niveau de l'espèce pour montrer que la compétition entre les ressources est bel et bien un phénomène réel. Bien que des facteurs tels que la quantité et la qualité des ressources florales, la teneur en nectar, la composition du nectar, et la profondeur de la corolle peuvent contrôler la compétition locale entre les butineuses .
Dans des conditions de pénurie alimentaire, les effets néfastes des fortes densités locales d'abeilles domestiques sur les populations d'abeilles sauvages ne peuvent être exclus.
De plus, les paysages modernes pauvres en fleurs causent des problèmes à l'apiculture non-migratoire. Les lacunes saisonnières dans la disponibilité des fleurs affectent non seulement le rendement en miel, mais peuvent également influencer la santé des colonies.
Rigueur de l'article
Des différences dans les séquences de traitement n'ont pas pu être évitées en raison de la période de floraison complète relativement courte de Phacelia et parce que des conditions météorologiques égales devaient être maintenues pour tous les traitements.
L'objectif était d'étudier la compétition à l'échelle du paysage. Ceci est très difficile, car ce niveau de résolution spatiale ne permet pas de contrôler tous les facteurs multi-échelles influençant l'abondance des abeilles butineuses. Cependant, les études sur la mesure des effets de la concurrence doivent à la fois être étendues à l'échelle du paysage et se faire sur le long terme plutôt que de se restreindre à des observations du cycle de la colonie de quelques semaines seulement.
Les effets de la compétition entre abeilles mellifères et bourdons ne peuvent pas se généraliser au cours des études pour le genre Bombus mais peuvent l’être au moins au niveau des groupes d’espèces.
Ainsi, leurs futures études et les études abordant les effets de la compétition sur les bourdons sauvages nécessitent de manière urgente de préciser et d'augmenter le niveau de résolution taxinomique, au delà du niveau du genre, bien que certaines espèces sont difficilement identifiables sur le terrain.
C'est pourquoi des résultats basés sur une identification au niveau du genre ne peuvent participer à évaluer de potentiels effets de la compétition.
Des différences dans les séquences de traitement n'ont pas pu être évitées en raison de la période de floraison complète relativement courte de Phacelia et parce que des conditions météorologiques égales devaient être maintenues pour tous les traitements.
L'objectif était d'étudier la compétition à l'échelle du paysage. Ceci est très difficile, car ce niveau de résolution spatiale ne permet pas de contrôler tous les facteurs multi-échelles influençant l'abondance des abeilles butineuses. Cependant, les études sur la mesure des effets de la concurrence doivent à la fois être étendues à l'échelle du paysage et se faire sur le long terme plutôt que de se restreindre à des observations du cycle de la colonie de quelques semaines seulement.
La taxonomie des bourdons n'a pas été assez appliquée pour que les résultats aient réellement un intérêt vis à vis de cette catégorie de butineurs. De plus, le fait de ne pas avoir fait d'expériences à long terme (uniquement sur une journée mais plusieurs fois), ne permet pas de se mettre dans les conditions réelles d'une installation en apiculture.
De même, les impacts sur les espèces plus rares n'ont pas été assez mis en avant. L'article parle dans la discussion des conséquences qu'ont les abeilles domestiques en s'appropriant les ressources de bourdons non flexibles sur les aires de butinage. Ces constats auraient pu être intéressants en étant plus précis dans la partie résultats.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article permet de présenter le fait qu'une installation incluant l'ajout de plusieurs colonies d'abeilles exogènes à l'écosystème de base (de 20 à plusieurs centaines de colonies dans le cas de l'apiculture) est nuisible aux espèces s'y trouvant déjà. Ainsi, même si aucune compétition agressive n'a été montrée, lorsque les abeilles domestiques sont présentes les espèces autochtones pouvant se déplacer sur de longues distances sont repoussées plus loin de leur ruche et de leur aire de burinage préférentiel (ou habituel). En ce qui concerne les espèces ne butinant qu'à proximité de leur nid, les auteurs en viennent même à supposer qu'elles sont menacées de disparaître étant donné que la nourriture qui se trouvait à leur proximité est épuisée.
Ces impacts peuvent être réduits par une biodiversité accrue des végétaux (le lotus, inintéressant pour les abeilles, représentait dans ce cas, une ressource "de repli" pour les bourdons).
Cet article permet de présenter le fait qu'une installation incluant l'ajout de plusieurs colonies d'abeilles exogènes à l'écosystème de base (de 20 à plusieurs centaines de colonies dans le cas de l'apiculture) est nuisible aux espèces s'y trouvant déjà. Ainsi, même si aucune compétition agressive n'a été montrée, lorsque les abeilles domestiques sont présentes les espèces autochtones pouvant se déplacer sur de longues distances sont repoussées plus loin de leur ruche et de leur aire de burinage préférentiel (ou habituel). En ce qui concerne les espèces ne butinant qu'à proximité de leur nid, les auteurs en viennent même à supposer qu'elles sont menacées de disparaître étant donné que la nourriture qui se trouvait à leur proximité est épuisée.
Ces impacts peuvent être réduits par une biodiversité accrue des végétaux (le lotus, inintéressant pour les abeilles, représentait dans ce cas, une ressource "de repli" pour les bourdons).
Remarques sur l'article
Etant donné que l'introduction de 20, 50 ou même plusieurs centaines de colonies est plutôt récurrente lorsque les apiculteurs modernes déplacent les ruches à de nouveaux endroits, la réponse spatiale modérée des bourdons à courte langue affichée pour une addition expérimentale de 10 ruches pourrait fortement augmenter sous une apiculture intensive.
Les auteurs finissent par dire qu'à l'échelle de leur publication, la compétition est évitée par des réorientations spatiales et pas par des variations temporelles. Il est à noter cependant que les effets de déplacements de localité peuvent en fait avoir pris place avant le commencement de l'expérience.
Etant donné que l'introduction de 20, 50 ou même plusieurs centaines de colonies est plutôt récurrente lorsque les apiculteurs modernes déplacent les ruches à de nouveaux endroits, la réponse spatiale modérée des bourdons à courte langue affichée pour une addition expérimentale de 10 ruches pourrait fortement augmenter sous une apiculture intensive.
Les auteurs finissent par dire qu'à l'échelle de leur publication, la compétition est évitée par des réorientations spatiales et pas par des variations temporelles. Il est à noter cependant que les effets de déplacements de localité peuvent en fait avoir pris place avant le commencement de l'expérience.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.