Biological control is a crucial tool in the battle against biological invasions, but biocontrol agents can have a deleterious impact on native species. Recognition of risks associated with host shifting has increased the emphasis on host specificity of biocontrol agents for invasive weeds. However, recent studies indicate host-specific biocontrol agents can also exhibit substantial nontarget effects through indirect interactions and food-web subsidies. Based on an evaluation of these studies, we conclude that the interaction strength between biocontrol agents and their hosts is at least as important as host specificity for determining the outcome of biocontrol introductions. Host-specific biocontrol agents that establish, but fail to reduce the densities of their hosts can facilitate bottom-up effects that link the target weed to other native organisms through food webs, thereby expanding the impacts of the invasive weed. We believe that indirect nontarget effects of host-specific biocontrol agents arising from food-web subsidies could prove more deleterious to native species than are the direct nontarget effects currently recognized from host shifting.
Titre de la review
Les effets indirects des agents de contrôle biologique hôte-spécifiques
Les effets indirects des agents de contrôle biologique hôte-spécifiques
Résumé de la review
Alors que le principe de la lutte biologique est de restreindre artificiellement un paramètre biologique dans l'influence de contrôle de leurs ennemis naturels, les biocontrôles peuvent alors être de formidables outils de maintient de la biodiversité. Cependant, les récentes études d’appréhension des risques écologiques ont montré la présence d'impacts plus que délétères sur les organismes natifs dans leur milieu d'introduction. Cette review jette donc une autre lumière sur l'importance de comprendre les relations entre les agents de contrôle (insectes) et leurs hôtes (plantes) dans les possibles impacts, directs et indirects, que ceux-ci peuvent avoir sur l'écosystème et les espèces natives.
Dans la pratique, un biocontrôle efficace agit par les relations proies/prédateurs et est achevé lorsque l'introduction de l'ennemi naturel sélectionne réduit significativement la densité à l'équilibre moyenne de l'espèce invasive jusqu'à atteindre une limite empirique, économique ou écologique (figure). On s'attend alors à un effet négatif direct sur l'hôte de l'agent introduit et un effet indirect positif sur les espèces natives, la population d'agents devant s'auto-réguler (très aléatoire comme nous l'avons vu chez Vorsino et al, 2017). Si la les auteurs avouent que la majorité des biocontrôles ont eu un effet négatif faible sur leurs hôtes, ceci a eut pour principale conséquence la mise en place des "stratégies à introductions multiples" (multiple release strategy) à l'origine d'effets non-cibles plus que notables et ce sous trois formes principales :
Les intéractions qui existent entre les agents de contrôle biologique et leur habitat doivent donc être considérées bien plus profondément que les effets non-cible. L'introduction de nouveaux acteurs écologiques peut avoir des conséquences indirectes larges et diffuses dans tout l'écosystème. Ce type de conséquences non-cibles et indirectes représentent aujourd'hui le challenge de la lutte biologique comme le montre : Ecological Effects of an Insect Introduced for the Biological Control of Weeds
Alors que le principe de la lutte biologique est de restreindre artificiellement un paramètre biologique dans l'influence de contrôle de leurs ennemis naturels, les biocontrôles peuvent alors être de formidables outils de maintient de la biodiversité. Cependant, les récentes études d’appréhension des risques écologiques ont montré la présence d'impacts plus que délétères sur les organismes natifs dans leur milieu d'introduction. Cette review jette donc une autre lumière sur l'importance de comprendre les relations entre les agents de contrôle (insectes) et leurs hôtes (plantes) dans les possibles impacts, directs et indirects, que ceux-ci peuvent avoir sur l'écosystème et les espèces natives.
Dans la pratique, un biocontrôle efficace agit par les relations proies/prédateurs et est achevé lorsque l'introduction de l'ennemi naturel sélectionne réduit significativement la densité à l'équilibre moyenne de l'espèce invasive jusqu'à atteindre une limite empirique, économique ou écologique (figure). On s'attend alors à un effet négatif direct sur l'hôte de l'agent introduit et un effet indirect positif sur les espèces natives, la population d'agents devant s'auto-réguler (très aléatoire comme nous l'avons vu chez Vorsino et al, 2017). Si la les auteurs avouent que la majorité des biocontrôles ont eu un effet négatif faible sur leurs hôtes, ceci a eut pour principale conséquence la mise en place des "stratégies à introductions multiples" (multiple release strategy) à l'origine d'effets non-cibles plus que notables et ce sous trois formes principales :
Les intéractions qui existent entre les agents de contrôle biologique et leur habitat doivent donc être considérées bien plus profondément que les effets non-cible. L'introduction de nouveaux acteurs écologiques peut avoir des conséquences indirectes larges et diffuses dans tout l'écosystème. Ce type de conséquences non-cibles et indirectes représentent aujourd'hui le challenge de la lutte biologique comme le montre : Ecological Effects of an Insect Introduced for the Biological Control of Weeds
Ce que cette review apporte au débat
Alors que nous avons vu dans cette controverse que l'utilisation d'agents de contrôle biologiques peuvent parfaitement se révéler très efficace, l'émergence récentes de nombreuses études de cas montre que de nombreux risques restent à prendre en compte dans la mise en place de ce genre de programme.
Les effets que peuvent avoir les agents introduits sont extrêmement difficile à prévoir car il est encore compliqué de comprendre comment réagiront les différentes composantes du milieux face à l'arrivant. Les relations entre hôtes et parasites représentent pour cela l'une des données qui devront être mieux étudiées pour comprendre les mécanismes déterminant quel agent de lutte serait le mieux adapté à quel type d'organisme cible.
Alors que nous avons vu dans cette controverse que l'utilisation d'agents de contrôle biologiques peuvent parfaitement se révéler très efficace, l'émergence récentes de nombreuses études de cas montre que de nombreux risques restent à prendre en compte dans la mise en place de ce genre de programme.
Les effets que peuvent avoir les agents introduits sont extrêmement difficile à prévoir car il est encore compliqué de comprendre comment réagiront les différentes composantes du milieux face à l'arrivant. Les relations entre hôtes et parasites représentent pour cela l'une des données qui devront être mieux étudiées pour comprendre les mécanismes déterminant quel agent de lutte serait le mieux adapté à quel type d'organisme cible.
Remarques sur la review
La review se base sur une explication relativement claire permettant de bien comprendre la visée des auteurs. Le fait de présenter le modèle théorique expliqué de la lutte biologique donne en sus un cadre de raisonnement précis.
La review se base sur une explication relativement claire permettant de bien comprendre la visée des auteurs. Le fait de présenter le modèle théorique expliqué de la lutte biologique donne en sus un cadre de raisonnement précis.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.