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Titre de l'article

Inhibition de la déforestation et des feux de la forêt amazonienne dans les parcs et les terres indigènes.

Introduction à l'article

L'article rapporte que les zones protégées inhabitées permettraient de mieux conserver la biodiversité car dans les zones protégées les peuples autochtones ont tendance à se tourner vers la technologie et adopter les travers de la société "moderne". Pour faire une conservation efficace les chercheurs pensent qu'il faut diversifier les types de zones protégées. Afin d'affiner les méthodes de conservations employées, l'article compare l'inhibition de la déforestation et des feux dans les parcs (inhabités) et les terre indigènes.

Expériences de l'article

L'article compare par imagerie multispectrales d'un satellite géostationnaire la progression de la déforestation et des feux dans les zone protégées habitées et inhabitées. Ils mesurent la déforestation en comparant les taux moyens de déforestation entre 1997 et 2000. En ce qui concerne le feu, ils étudient la densité d'incendie, c'est dire le nombre d'incendie au kilomètre carré. Le contexte de l'étude se place dans la forêt amazonienne au Brésil.

Résultats de l'article

Les terres indigènes inhibent fortement la déforestation au niveau des frontières avec une zone agricole ( indigènes qui défendent leur terres contre les grands agriculteurs qui rongent leur terres). Toutefois de manière générale, il n'y a pas de différence significative dans l'inhibition de la déforestation et des feux entre les deux types de zones. Les chercheurs observent aussi le fait que la densité d'incendie est deux fois plus élevée à l’extérieur des frontières des terres indigènes qu'à l'intérieur (ce sont les activités non-indigène qui nuisent plus que les activités indigènes sur la conservation de la forêt).

Ce que cet article apporte au débat

Il montre l'importance de diversifier les types de zones protégées pour promouvoir une meilleure conservation de la biodiversité. Mais aussi que pour établir des politiques de conservation plus poussées, il faut prendre en compte le fort potentiel que représente les populations indigènes.

Remarques sur l'article

Les auteurs n'ont pas étudié l'impact de la chasse et de l'exploitation du bois car les techniques utilisées ne permettaient pas de prendre ces facteurs en compte.

Publiée il y a plus de 9 ans par C. Lasica.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : Inhibition of Amazon Deforestation and Fire by Parks and Indigenous Lands
  • Auteurs
    D.Nepstad, S.Schwartzman, B.Bamberger, M.Santilli, D.Ray, P.Schlesinger, P.Lefebvre, A.Alencar, E.Prinz, G.Fiske and A.Rolla
  • Année de publication
    2005
  • Journal
    Society for Conservation Biology
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Conservation scientists generally agree that many types of protected areas will be needed to protect tropical forests. But little is known of the comparative performance of inhabited and uninhabited reserves in slowing the most extreme form of forest disturbance: conversion to agriculture. We used satellite-based maps of land cover and fire occurrence in the Brazilian Amazon to compare the performance of large (>10,000 ha) uninhabited (parks) and inhabited (indigenous lands, extractive reserves, and national forests) reserves. Reserves significantly reduced both deforestation and fire. Deforestation was 1.7 (extractive reserves) to 20 (parks) times higher along the outside versus the inside of the reserve perimeters and fire occurrencewas 4 (indigenous lands) to 9 (national forests) times higher. No strong difference in the inhibition of deforestation (p= 0.11) or fire (p= 0.34)was found between parks and indigenous lands. However, uninhabited reserves tended to be located away from areas of high deforestation and burning rates. In contrast, indigenous lands were often created in response to frontier expansion, and many prevented deforestation completely despite high rates of deforestation along their boundaries. The inhibitory effect of indigenous lands on deforestation was strong after centuries of contact with the national society and was not correlated with indigenous population density. Indigenous lands occupy one-fifth of the Brazilian Amazon—five times the area under protection in parks—and are currently the most important barrier to Amazon deforestation. As the protected-area network expands from 36% to 41% of the Brazilian Amazon over the coming years, the greatest challenge will be successful reserve implementation in high-risk areas of frontier expansion as indigenous lands are strengthened. This success will depend on a broad base of political support.

  • Identifiant unique
    DOI: 10.1111/j.1523-1739.2006.00351.x
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Les aires protégées : réelle solution à la conservation de la forêt ?
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