In his foundational list of ‘ideal weed’ characteristics, Baker (1965) proposed that weedy
plants maximize reproductive output under high resource availability. Since then, the idea that
invasive plant species are more responsive to fluctuating resources compared with native or
noninvasive species has gained considerable traction, although few studies extend this
hypothesis to include reproductive output. We revisit Baker’s hypothesis in the context of
invasion and drought in California grasslands, exploring whether invasives show greater
growth and reproductive responses to water availability compared with the native wildflowers
they displace.
In an outdoor potted study, we grew eight native and eight invasive species of annuals
commonly found in southern California grasslands to reproductive maturity under both wellwatered and drought conditions.
While drought negatively impacted plant performance overall, invasives showed more negative responses for growth and reproductive traits. Invasives also grew larger than native
species, especially under well-watered conditions, and produced seed with higher rates of germination.
Invasives may be more negatively impacted by drought compared with natives, but they
are also able to capitalize on high resource conditions and greatly increase reproductive output. Such opportunistic responses exhibited by invasives might explain previously observed
fluctuations in their abundance under variable precipitation.
Titre de l'article
Les plantes annuelles invasives répondent plus négativement à la sécheresse que les espèces natives.
Les plantes annuelles invasives répondent plus négativement à la sécheresse que les espèces natives.
Introduction à l'article
De nombreuses études ont permis de montrer que la capacité des espèces invasives à conquérir de nouveaux milieux est due à leur capacité à assimiler les ressources du nouveau milieu de manière plus efficace et plus rapide que les espèces natives mais également grâce à une reproduction plus efficace.
Tout porte donc à croire que les espèces invasives aurait une plus grande plasticité que les espèces natives ce qui serait un énorme avantage dans le contexte de réchauffement climatique actuel, cependant, des observations semblent prouver le contraire.
En effet, les changements climatiques en Californie entraînent une augmentation des épisodes de sécheresse ce qui entraînerait un avantage pour les espèces plus plastique et donc pour les plantes invasives. Cependant des études antérieures semblait montrer que les espèces invasives réagissait plus négativement à la sécheresse que les plantes natives. Cette étude a pour but de décrire et de comprendre plus en détail ce phénomène.
De nombreuses études ont permis de montrer que la capacité des espèces invasives à conquérir de nouveaux milieux est due à leur capacité à assimiler les ressources du nouveau milieu de manière plus efficace et plus rapide que les espèces natives mais également grâce à une reproduction plus efficace.
Tout porte donc à croire que les espèces invasives aurait une plus grande plasticité que les espèces natives ce qui serait un énorme avantage dans le contexte de réchauffement climatique actuel, cependant, des observations semblent prouver le contraire.
En effet, les changements climatiques en Californie entraînent une augmentation des épisodes de sécheresse ce qui entraînerait un avantage pour les espèces plus plastique et donc pour les plantes invasives. Cependant des études antérieures semblait montrer que les espèces invasives réagissait plus négativement à la sécheresse que les plantes natives. Cette étude a pour but de décrire et de comprendre plus en détail ce phénomène.
Expériences de l'article
Afin d'étudier les réponses aux stress des plantes natives et invasives et de pouvoir les comparer entre elles, les auteurs ont utilisé huit espèces d'herbes annuelles natives de Californie et huit espèces d'herbes annuelles méditerranéenne classées dans les espèces invasives de Californie.
Ces espèces ont été cultivés dans les mêmes conditions avec un groupe d’individus dans les conditions classiques avec une bonne alimentation en eau et un groupe d'individus subissant des épisodes de sécheresse.
Plusieurs paramètres liés à la croissance (Biomasse totale, masse des racines, masse des rameaux, nombres de fleurs...) et à la reproduction (Nombre de graines, taille des graines, pourcentage de germination des graines ...) ont été observés afin de comparer les différentes réponses à la sécheresse des plantes annuelles natives et invasives.
Afin d'étudier les réponses aux stress des plantes natives et invasives et de pouvoir les comparer entre elles, les auteurs ont utilisé huit espèces d'herbes annuelles natives de Californie et huit espèces d'herbes annuelles méditerranéenne classées dans les espèces invasives de Californie.
Ces espèces ont été cultivés dans les mêmes conditions avec un groupe d’individus dans les conditions classiques avec une bonne alimentation en eau et un groupe d'individus subissant des épisodes de sécheresse.
Plusieurs paramètres liés à la croissance (Biomasse totale, masse des racines, masse des rameaux, nombres de fleurs...) et à la reproduction (Nombre de graines, taille des graines, pourcentage de germination des graines ...) ont été observés afin de comparer les différentes réponses à la sécheresse des plantes annuelles natives et invasives.
Résultats de l'article
De manière générale, la sécheresse entraîne une réduction de la croissance des plantes mais les plantes invasives montrent une plus grande réduction de cette croissance (taille des rameaux, tailles des racines et biomasse totale) par rapport aux plantes natives. Toutes les plantes répondent par une réduction du nombre de fleurs avec une réponse plus négative pour les plantes invasives. De même, les plantes invasives répondent plus négativement à la sécheresse pour le nombre de graine et pour la masse totale des graines. Les autres paramètres de reproduction n'ont pas permis d'établir une différence de réponse selon l'origine des plantes.
Ainsi, même si les espèces invasives ont une croissance et une reproduction plus efficace dans les conditions normales que les natives, elles répondent plus négativement que celle-ci à des épisodes de sécheresse.
De manière générale, la sécheresse entraîne une réduction de la croissance des plantes mais les plantes invasives montrent une plus grande réduction de cette croissance (taille des rameaux, tailles des racines et biomasse totale) par rapport aux plantes natives. Toutes les plantes répondent par une réduction du nombre de fleurs avec une réponse plus négative pour les plantes invasives. De même, les plantes invasives répondent plus négativement à la sécheresse pour le nombre de graine et pour la masse totale des graines. Les autres paramètres de reproduction n'ont pas permis d'établir une différence de réponse selon l'origine des plantes.
Ainsi, même si les espèces invasives ont une croissance et une reproduction plus efficace dans les conditions normales que les natives, elles répondent plus négativement que celle-ci à des épisodes de sécheresse.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article permet de montrer que malgré le fait qu'une espèce invasive puisse avoir une croissance et une reproduction plus importante dans certaines conditions environnementales, elle peut être plus impactée par des conditions changeantes que les espèces natives. Cela remet en cause les différentes études montrant que les espèces invasives ont une plus grande plasticité que les espèces natives. De plus cette étude permet de montrer que les espèces invasives ne sont pas forcément mieux adaptés à l'environnement que les espèces natives mais que cela varie en même temps que le milieu.
Cet article permet de montrer que malgré le fait qu'une espèce invasive puisse avoir une croissance et une reproduction plus importante dans certaines conditions environnementales, elle peut être plus impactée par des conditions changeantes que les espèces natives. Cela remet en cause les différentes études montrant que les espèces invasives ont une plus grande plasticité que les espèces natives. De plus cette étude permet de montrer que les espèces invasives ne sont pas forcément mieux adaptés à l'environnement que les espèces natives mais que cela varie en même temps que le milieu.
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