Invasive species can dramatically impact natural populations, especially those living on islands. Though numerous examples illustrate the ecological impact of invasive predators, no study has examined the genetic consequences for native populations subject to invasion. Here we capitalize on a natural experiment in which a long-term study of the brown anole lizard (Anolis sagrei) was interrupted by rat invasion. An island population that was devastated by rats recovered numerically following rat extermination. However, population genetic analyses at six microsatellite loci suggested a possible loss of genetic diversity due to invasion when compared to an uninvaded island studied over the same time frame. Our results provide partial support for the hypothesis that invasive predators can impact the genetic diversity of resident island populations.
Titre de l'article
Les prédateurs invasifs appauvrissent la diversité génétique des lézards insulaires
Les prédateurs invasifs appauvrissent la diversité génétique des lézards insulaires
Introduction à l'article
Depuis 2005 un suivi des populations de lézards insulaires (Anolis sagrei) dans les îles des Bahamas était effectué, mais en 2008, une invasion soudaine de rats (Rattus spp) a perturbé l’étude.
Les chercheurs ont donc tenté de décrire l’impact génétique qu’on eut les rats sur les anoles dans les îles infestées.
Depuis 2005 un suivi des populations de lézards insulaires (Anolis sagrei) dans les îles des Bahamas était effectué, mais en 2008, une invasion soudaine de rats (Rattus spp) a perturbé l’étude.
Les chercheurs ont donc tenté de décrire l’impact génétique qu’on eut les rats sur les anoles dans les îles infestées.
Expériences de l'article
Ces îles sont à 2km de distance les unes des autres et sont dominées par de petits arbres et arbustes indigènes.
Les Anolis sagrei sont des lézards invasifs dans d’autres région du globe. À chaque printemps ils sont capturés pour prélèvement de tissus de peau au niveau de la queue (2 mm) puis introduits dans les îles où tout lézard avait été préalablement retiré. À chaque automne (4 mois après l’introduction) un dénombrement des lézards survivants est effectué. Ils sont ensuite retirés de ces îles.
Des raticides ont été disséminé sur les îles infestées.
Afin de comparer les niveaux de diversité génétique chez ces lézards sur les îles envahies ou non (qualifiées de « contrôle ») par les rats, des marqueurs microsatellite sont utilisés. Les mesures ont été effectuées avant et après les périodes d’invasion des rongeurs.
Ces îles sont à 2km de distance les unes des autres et sont dominées par de petits arbres et arbustes indigènes.
Les Anolis sagrei sont des lézards invasifs dans d’autres région du globe. À chaque printemps ils sont capturés pour prélèvement de tissus de peau au niveau de la queue (2 mm) puis introduits dans les îles où tout lézard avait été préalablement retiré. À chaque automne (4 mois après l’introduction) un dénombrement des lézards survivants est effectué. Ils sont ensuite retirés de ces îles.
Des raticides ont été disséminé sur les îles infestées.
Afin de comparer les niveaux de diversité génétique chez ces lézards sur les îles envahies ou non (qualifiées de « contrôle ») par les rats, des marqueurs microsatellite sont utilisés. Les mesures ont été effectuées avant et après les périodes d’invasion des rongeurs.
Résultats de l'article
Le printemps après l’extermination des rats, la population d’anole s’est remise. Le même nombre de lézard a été dénombré dans les îles contrôles et ayant subi une infestation.
La population d’Anolis sagrei des îles infestées montre une réduction du niveau de richesse allélique. Les niveaux d’hétérozygotie décroissent significativement après l’invasion des rats. Les catastrophes naturelles (ouragans) ont un impact similaire sur les populations insulaires d’anoles dans les Bahamas. Ces résultats sont parlant étant donné que l’intervention s'est produite au sein d'une seule génération d'invasion. Les effets à long terme de l'invasion des rats sur les îlots d'étude sont vraisemblablement minimes.
L’hypothèse selon laquelle ces prédateurs peuvent avoir un impact sur la diversité génétique des espèces insulaires n’est que partiellement soutenue par cette présente étude.
Le printemps après l’extermination des rats, la population d’anole s’est remise. Le même nombre de lézard a été dénombré dans les îles contrôles et ayant subi une infestation.
La population d’Anolis sagrei des îles infestées montre une réduction du niveau de richesse allélique. Les niveaux d’hétérozygotie décroissent significativement après l’invasion des rats. Les catastrophes naturelles (ouragans) ont un impact similaire sur les populations insulaires d’anoles dans les Bahamas. Ces résultats sont parlant étant donné que l’intervention s'est produite au sein d'une seule génération d'invasion. Les effets à long terme de l'invasion des rats sur les îlots d'étude sont vraisemblablement minimes.
L’hypothèse selon laquelle ces prédateurs peuvent avoir un impact sur la diversité génétique des espèces insulaires n’est que partiellement soutenue par cette présente étude.
Ce que cet article apporte au débat
L'extermination a été réussie et on observe un impact positif sur les populations de lézards. Cela tend a dire que l'extermination est une solution efficace pour la régénération des écosystèmes insulaires.
L’impact des prédateurs invasifs sur la diversité génétique d’autres espèces natives dépendra des interactions entre ces espèces. De nombreuses espèces insulaires envahies par des prédateurs peuvent avoir une capacité d'expansion plus limitée, et une perte de diversité génétique réduirait davantage leur potentiel à se remettre des invasions.
Les résultats de cette étude devraient servir d'avertissement sur les conséquences génétiques potentielles que les espèces envahissantes peuvent avoir sur les populations insulaires natives.
L'extermination a été réussie et on observe un impact positif sur les populations de lézards. Cela tend a dire que l'extermination est une solution efficace pour la régénération des écosystèmes insulaires.
L’impact des prédateurs invasifs sur la diversité génétique d’autres espèces natives dépendra des interactions entre ces espèces. De nombreuses espèces insulaires envahies par des prédateurs peuvent avoir une capacité d'expansion plus limitée, et une perte de diversité génétique réduirait davantage leur potentiel à se remettre des invasions.
Les résultats de cette étude devraient servir d'avertissement sur les conséquences génétiques potentielles que les espèces envahissantes peuvent avoir sur les populations insulaires natives.
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