Les forêts claires à Anogeissus leiocarpus sont actuellement menacées de disparition sous l’effet des activités humaines et du changement climatique. Sous forme relictuelle dans le Parc national Oti-Kéran, elles revêtent un caractère important pour les populations rurales et la faune sauvage. Cette étude a été réalisée pour mieux connaître la biodiversité végétale, la dynamique et l’état de conservation actuelle. Des inventaires floristiques ont permis de recenser 326 espèces. La densité moyenne des ligneux s’établit à 788 pieds/ha. La répartition par classes de diamètre des ligneux révèle une prédominance des individus de petit diamètre. L’étude de la régénération naturelle montre que, dans nos conditions de travail, les principales espèces ligneuses se régénèrent essentiellement par semis (~ 89 %) et faiblement par rejets de souche (10,8 %) et encore plus rarement par drageons (0,4 %). L’augmentation de la température et la diminution de la pluviométrie résultant du changement climatique ont un impact négatif sur la dynamique des ligneux de ces forêts. Ces phénomènes se traduisent par une mortalité anormalement accrue des arbres (taux de mortalité voisin de 21,2 %), surtout au niveau des individus de petit diamètre.
Titre de l'article
Les forêts claires du Parc national Oti-Kéran au Nord-Togo : structure, dynamique et impacts des modifications climatiques récentes
Les forêts claires du Parc national Oti-Kéran au Nord-Togo : structure, dynamique et impacts des modifications climatiques récentes
Introduction à l'article
Les forêts claires sont les peuplements forestiers les mieux conservés du parc national Oti-Kéran au Togo. Avec les instabilités politiques de 1990 et un relâchement de la gestion de la zone protégée (non habitée), le parc national a connu de très fortes dégradations. La réappropriation de la zone par la population locale, la carbonisation et la mise en culture ont considérablement affecté la végétation, la faune mais aussi le paysage. Dans le cadre d'un plan de réhabilitation, l'article fait un état des lieux préalable de la forêt claire dans le parc national de l’Oti-Kéran pour déterminer la diversité, l'organisation structurale et l'état de conservation.
Les forêts claires sont les peuplements forestiers les mieux conservés du parc national Oti-Kéran au Togo. Avec les instabilités politiques de 1990 et un relâchement de la gestion de la zone protégée (non habitée), le parc national a connu de très fortes dégradations. La réappropriation de la zone par la population locale, la carbonisation et la mise en culture ont considérablement affecté la végétation, la faune mais aussi le paysage. Dans le cadre d'un plan de réhabilitation, l'article fait un état des lieux préalable de la forêt claire dans le parc national de l’Oti-Kéran pour déterminer la diversité, l'organisation structurale et l'état de conservation.
Expériences de l'article
Les chercheurs étudient la caractérisation structurale et la dynamique des forêts claires. Pour cela, ils ont procédé à un relevé floral sur plusieurs tronçons de tailles variables. Ils ont aussi effectué des mesures dendrométriques ( mesure de la circonférence, de la hauteur de fût et de la hauteur totale des ligneux). De plus, ils ont aussi compté et mesuré le diamètre des individus morts. Les chercheurs se sont aussi intéressés à la régénération naturelle en recensant les semis naturels, les rejets de souche, les drageons et les marcottes terrestres. A partir des données florales et structurales, ils ont mesuré l'indice de valeur d'importance qui est l'addition de la dominance relative, de la densité relative et de la fréquence relative de l'espèce. L'impact des changements climatiques sur la mortalité de la forêt claire a aussi été étudié. Pour cela ils ont mesuré la mortalité naturelle et ont analysé les données météorologiques des 44 dernières années (températures et pluies).
Les chercheurs étudient la caractérisation structurale et la dynamique des forêts claires. Pour cela, ils ont procédé à un relevé floral sur plusieurs tronçons de tailles variables. Ils ont aussi effectué des mesures dendrométriques ( mesure de la circonférence, de la hauteur de fût et de la hauteur totale des ligneux). De plus, ils ont aussi compté et mesuré le diamètre des individus morts. Les chercheurs se sont aussi intéressés à la régénération naturelle en recensant les semis naturels, les rejets de souche, les drageons et les marcottes terrestres. A partir des données florales et structurales, ils ont mesuré l'indice de valeur d'importance qui est l'addition de la dominance relative, de la densité relative et de la fréquence relative de l'espèce. L'impact des changements climatiques sur la mortalité de la forêt claire a aussi été étudié. Pour cela ils ont mesuré la mortalité naturelle et ont analysé les données météorologiques des 44 dernières années (températures et pluies).
Résultats de l'article
Grâce aux relevés floristiques 326 espèces ont pu être identifiées. L'inventaire des forêts a mis en évidences 60 espèces dont 46% sont des arbres et 54% des arbustes. L'article met aussi en évidence l'importance des arbustes dans le parc national. En ce qui concerne l'évaluation de la régénération 88.9% se fait par semis, 10.8% par rejets de souche et 0.4% par drageons. Il faut noter que les chercheurs n'ont répertorié aucun marcottage terrestre. Deux "espèces clefs" de la forêt claire ont été identifiées (Anogeissus leiocarpus et Pterocarpus erinaceus).Toutefois, ces "espèces clefs" ainsi que celles correspondantes au bois d’œuvre possèdent un taux de régénération très bas. Les chercheurs ont observé un taux de mortalité de 21.2% (principalement petit diamètre des troncs). Ils excluent la cause de dégénérescence naturelle mais aussi d'une pathologie massive car 79% des individus morts été encore sur pied. Les hausses de températures couplé à la baisse des pluies augmentent la mortalité.
Grâce aux relevés floristiques 326 espèces ont pu être identifiées. L'inventaire des forêts a mis en évidences 60 espèces dont 46% sont des arbres et 54% des arbustes. L'article met aussi en évidence l'importance des arbustes dans le parc national. En ce qui concerne l'évaluation de la régénération 88.9% se fait par semis, 10.8% par rejets de souche et 0.4% par drageons. Il faut noter que les chercheurs n'ont répertorié aucun marcottage terrestre. Deux "espèces clefs" de la forêt claire ont été identifiées (Anogeissus leiocarpus et Pterocarpus erinaceus).Toutefois, ces "espèces clefs" ainsi que celles correspondantes au bois d’œuvre possèdent un taux de régénération très bas. Les chercheurs ont observé un taux de mortalité de 21.2% (principalement petit diamètre des troncs). Ils excluent la cause de dégénérescence naturelle mais aussi d'une pathologie massive car 79% des individus morts été encore sur pied. Les hausses de températures couplé à la baisse des pluies augmentent la mortalité.
Ce que cet article apporte au débat
L'article montre qu'une zone protégée n'est pas efficace si les politiques de gestion ne sont pas suivies et respectées. La surface du parc national Oti-Kéran est passée de 180 000 hectares initialement à 70 660 hectares en 2008. Ce sont les activités anthropiques qui ont causé les principaux dégâts, que ce soit par la population rurale, mais aussi les exploitations étrangères (qui se servent aussi bien dans la zone protégés que dans les forêts). Cet article montre aussi l'importance d'impliquer la population locale à la conservation du parc national puisque des mesures bénéfiques pour les deux partis peuvent être prises. Comme la récolte du bois mort pour baisser les risques d'incendies et la vente dont les bénéfices reviendraient à la population locale. Dresser un constat de l'état de conservation d'une zone protégée est primordiale pour établir une politique de gestion/réhabilitation efficace.
L'article montre qu'une zone protégée n'est pas efficace si les politiques de gestion ne sont pas suivies et respectées. La surface du parc national Oti-Kéran est passée de 180 000 hectares initialement à 70 660 hectares en 2008. Ce sont les activités anthropiques qui ont causé les principaux dégâts, que ce soit par la population rurale, mais aussi les exploitations étrangères (qui se servent aussi bien dans la zone protégés que dans les forêts). Cet article montre aussi l'importance d'impliquer la population locale à la conservation du parc national puisque des mesures bénéfiques pour les deux partis peuvent être prises. Comme la récolte du bois mort pour baisser les risques d'incendies et la vente dont les bénéfices reviendraient à la population locale. Dresser un constat de l'état de conservation d'une zone protégée est primordiale pour établir une politique de gestion/réhabilitation efficace.
Remarques sur l'article
La flore herbacée n’a pas vraiment été prise en compte dans l'étude. Sa diversité est donc sous-estimée. Un inventaire plus approfondi doit être fait.
La flore herbacée n’a pas vraiment été prise en compte dans l'étude. Sa diversité est donc sous-estimée. Un inventaire plus approfondi doit être fait.
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