Le projet de création d'un Parc national dans le Sud de la Guyane concerne environ un tiers du
département, c'est-à-dire trois millions d'hectares répartis sur quatre communes (Maripasoula, Saül,
Régina et Camopi). Différentes ethnies, amérindiennes (Wayana, Emerillon, Wayāpi), et busi-nenge
(Noirs marrons aluku) vivent sur ce territoire depuis plusieurs siècles. Une enquête a été réalisée en
février 1998 sur le Haut-Maroni, entre les villages de Kotika et de Pelea, sur la perception de la mise
en place de cette aire protégée, et sur différentes questions liées à la gestion de l'environnement. À
travers les entretiens avec une centaine de personnes, amérindiennes et busi-nenge, sont apparues
les différentes questions que soulevaient la création du Parc : d'abord une incompréhension liée à des
représentations différentes de la nature, ensuite des questions d'accès aux ressources et de
territorialité. L'article aborde ces différents thèmes, en confrontant sans cesse les points de vue
occidentaux avec ceux des acteurs locaux.
Titre de l'article
Les populations du Haut-Maroni et le projet de Parc national de la Guyane
Les populations du Haut-Maroni et le projet de Parc national de la Guyane
Introduction à l'article
L'objet de cet article est de relater les résultats d'une enquête qui a été réalisé en 1998 et qui avait pour but de voir et d'analyser les différentes réactions des populations locales face à la mise en place d'une aire protégée, sur «leurs territoires» c'est à dire au Sud de la Guyane.
L'objet de cet article est de relater les résultats d'une enquête qui a été réalisé en 1998 et qui avait pour but de voir et d'analyser les différentes réactions des populations locales face à la mise en place d'une aire protégée, sur «leurs territoires» c'est à dire au Sud de la Guyane.
Expériences de l'article
Cette enquête a été réalisée en février 1998, elle a débuté à Kotika, en aval du « pays aluku », pour se terminer à Pilima, en amont du « pays wayana » . La plupart des villages sur cette portion du fleuve ont été visités, et une centaine de personnes ont été interrogées dont la moitié était des Amérindiens, et l'autre des Busi-Nenge .
Aussi 80% des personnes interrogées étaient des hommes et prioritairement les chefs coutumiers, chefs de famille ou chefs de lignage, mais sans oublier les jeunes générations : les personnes interrogées se situaient dans les classes d'âge entre 15 et 88 ans.
Le débat contenait différentes questions, liées à l'environnement et à sa gestion et bien sûr au projet de parc national, il a été réalisé sous forme de discussion enregistrée, tout en suivant une grille d'enquête.
L'anonymat des interlocuteurs du Haut-Maroni sera respecté, comme promis avant les entretiens.
Cette enquête a été réalisée en février 1998, elle a débuté à Kotika, en aval du « pays aluku », pour se terminer à Pilima, en amont du « pays wayana » . La plupart des villages sur cette portion du fleuve ont été visités, et une centaine de personnes ont été interrogées dont la moitié était des Amérindiens, et l'autre des Busi-Nenge .
Aussi 80% des personnes interrogées étaient des hommes et prioritairement les chefs coutumiers, chefs de famille ou chefs de lignage, mais sans oublier les jeunes générations : les personnes interrogées se situaient dans les classes d'âge entre 15 et 88 ans.
Le débat contenait différentes questions, liées à l'environnement et à sa gestion et bien sûr au projet de parc national, il a été réalisé sous forme de discussion enregistrée, tout en suivant une grille d'enquête.
L'anonymat des interlocuteurs du Haut-Maroni sera respecté, comme promis avant les entretiens.
Résultats de l'article
En ce qui concerne le projet de parc national, les réactions des gens étaient mitigées car la moitié d'entre eux ont affirmé ne jamais avoir entendu parlé de ce terme ou ne le comprenaient pas. Cette incompréhension ne se réduit pas à un simple problème de traduction, mais à celui d'un concept qui n'existe pas dans les cultures considérées.
20% de personnes, exclusivement amérindiennes disent être favorables au projet de Parc sous certaines conditions notamment le respect de leurs culture et l’extension du marché de l'emploi. Enfin 30% des personnes interrogées ont dit être fermement opposées au projet de Parc car cela perturberait leurs habitudes et leurs culture.
Le projet de Parc est ressenti comme émanant de l'extérieur et les réflexions de la population lors du débat révèlent que
les habitants ne se sentent pas vraiment impliqués. De plus, le projet, quand il est accepté, est davantage perçu comme un outil de développement que de protection de l'environnement.
En ce qui concerne le projet de parc national, les réactions des gens étaient mitigées car la moitié d'entre eux ont affirmé ne jamais avoir entendu parlé de ce terme ou ne le comprenaient pas. Cette incompréhension ne se réduit pas à un simple problème de traduction, mais à celui d'un concept qui n'existe pas dans les cultures considérées.
20% de personnes, exclusivement amérindiennes disent être favorables au projet de Parc sous certaines conditions notamment le respect de leurs culture et l’extension du marché de l'emploi. Enfin 30% des personnes interrogées ont dit être fermement opposées au projet de Parc car cela perturberait leurs habitudes et leurs culture.
Le projet de Parc est ressenti comme émanant de l'extérieur et les réflexions de la population lors du débat révèlent que
les habitants ne se sentent pas vraiment impliqués. De plus, le projet, quand il est accepté, est davantage perçu comme un outil de développement que de protection de l'environnement.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article nous permet de mener un débat dévoilant la façon de penser de la population locale du Sud de la Guyane et nous permet de soulever les différents problèmes liés à l'environnement et sa gestion dans ces régions afin de proposer des solutions pouvant les résoudre et mener à bien le projet de parc national.
Cet article nous permet de mener un débat dévoilant la façon de penser de la population locale du Sud de la Guyane et nous permet de soulever les différents problèmes liés à l'environnement et sa gestion dans ces régions afin de proposer des solutions pouvant les résoudre et mener à bien le projet de parc national.
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