Large herbivores and carnivores (the megafauna) have been in a state of decline and extinction since the Late Pleistocene, both on land and more recently in the oceans. Much has been written on the timing and causes of these declines, but only recently has scientific attention focused on the consequences of these declines for ecosystem function. Here, we review progress in our understanding of how megafauna affect ecosystem physical and trophic structure, species composition, biogeochemistry, and climate, drawing on special features of PNAS and Ecography that have been published as a result of an international workshop on this topic held in Oxford in 2014. Insights emerging from this work have consequences for our understanding of changes in biosphere function since the Late Pleistocene and of the functioning of contemporary ecosystems, as well as offering a rationale and framework for scientifically informed restoration of megafaunal function where possible and appropriate.
Titre de la review
La Mégafaune et la fonction des écosystèmes du Pléistocène à l'Anthropocène
La Mégafaune et la fonction des écosystèmes du Pléistocène à l'Anthropocène
Résumé de la review
Les auteurs commencent par remarquer que peu d'études ont été faites sur les conséquences de la disparition de la mégafaune alors que cela permettrait d'agir au niveau de la mégafaune actuellement en déclin en tirant des leçons de leur rôle afin de maintenir et reconstruire des écosystèmes viables.
Ils se proposent de faire une review sur les études déjà réalisées sur ces conséquences qu'ils développent en 4 parties.
1ère partie: définition d'une mégafaune d'un point de vue trophique -> permet de considérer des mégafaunes même dans un contexte insulaire.
-Méga-herbivores limités par la disponibilité en nourriture exercent un contrôle fort sur la structure et la composition de la végétation
-Méga-carnivores influent sur la régulation des méga-herbivores
2ème partie: bien que ce soit sujet à controverses, des corrélations existent entre l’expansion humaine et la disparition de la mégafaune.
3ème partie: Les différentes conséquences de la disparition des mégafaunes:
-Structure physique des écosystèmes :
-Structure trophique des écosystèmes
-Composition et diversité de la communauté végétale :
-Biogéochimie des écosystèmes
-Climat régional et global :
4ème partie:: Application à l'actuel:
La coexistence humains-mégafaune est plus possible que ce que l’on pensait, le rewilding pourrait rétablir les interactions trophiques perdues. Cependant, la littérature reste dominée par des articles d'opinion. Il faudrait plus d’études avec une réelle démarche scientifique et des hypothèses à tester pour comprendre le rôle de la complexité trophique et de ses interactions avec l'aménagement paysager. Les cascades trophiques associées à la restauration de la méga-faune pourrait fournir une résilience écologique accrue contre le changement climatique.
Les auteurs commencent par remarquer que peu d'études ont été faites sur les conséquences de la disparition de la mégafaune alors que cela permettrait d'agir au niveau de la mégafaune actuellement en déclin en tirant des leçons de leur rôle afin de maintenir et reconstruire des écosystèmes viables.
Ils se proposent de faire une review sur les études déjà réalisées sur ces conséquences qu'ils développent en 4 parties.
1ère partie: définition d'une mégafaune d'un point de vue trophique -> permet de considérer des mégafaunes même dans un contexte insulaire.
-Méga-herbivores limités par la disponibilité en nourriture exercent un contrôle fort sur la structure et la composition de la végétation
-Méga-carnivores influent sur la régulation des méga-herbivores
2ème partie: bien que ce soit sujet à controverses, des corrélations existent entre l’expansion humaine et la disparition de la mégafaune.
3ème partie: Les différentes conséquences de la disparition des mégafaunes:
-Structure physique des écosystèmes :
-Structure trophique des écosystèmes
-Composition et diversité de la communauté végétale :
-Biogéochimie des écosystèmes
-Climat régional et global :
4ème partie:: Application à l'actuel:
La coexistence humains-mégafaune est plus possible que ce que l’on pensait, le rewilding pourrait rétablir les interactions trophiques perdues. Cependant, la littérature reste dominée par des articles d'opinion. Il faudrait plus d’études avec une réelle démarche scientifique et des hypothèses à tester pour comprendre le rôle de la complexité trophique et de ses interactions avec l'aménagement paysager. Les cascades trophiques associées à la restauration de la méga-faune pourrait fournir une résilience écologique accrue contre le changement climatique.
Ce que cette review apporte au débat
En appuyant sur le rôle de la méga-faune et particulièrement de la méga-faune herbivore, les auteurs démontrent que leur rôle n'est pas à négliger et que leur disparition au Pléistocène a pour conséquence le fait que les écosystèmes actuels sont particulièrement vulnérables au changement climatique. Le rewilding permettrait donc de limiter la disparition d'espèces végétales notamment par la dispersion des graines à une plus grande échelle géographique et par le réenrichissement des sols en minéraux.
En appuyant sur le rôle de la méga-faune et particulièrement de la méga-faune herbivore, les auteurs démontrent que leur rôle n'est pas à négliger et que leur disparition au Pléistocène a pour conséquence le fait que les écosystèmes actuels sont particulièrement vulnérables au changement climatique. Le rewilding permettrait donc de limiter la disparition d'espèces végétales notamment par la dispersion des graines à une plus grande échelle géographique et par le réenrichissement des sols en minéraux.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.