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La sélection naturelle dans les populations humaines modernes
La sélection naturelle dans les populations humaines modernes
Introduction à l'article
Les auteurs de l'article abordent notre controverse en admettant que la sélection naturelle agit sur les populations. Ils tentent ainsi de faire des prédictions de la sélection naturelle sur une population, ici les femmes du Framingham Heart Study, un projet du National Heart, Lung et Blood Institute et de l'Université de Boston qui a commencé en 1948.
Les auteurs de l'article abordent notre controverse en admettant que la sélection naturelle agit sur les populations. Ils tentent ainsi de faire des prédictions de la sélection naturelle sur une population, ici les femmes du Framingham Heart Study, un projet du National Heart, Lung et Blood Institute et de l'Université de Boston qui a commencé en 1948.
Expériences de l'article
L'étude porte sur 4095 femmes issues principalement de la communauté européenne:
-20% d'Anglaises
-40% d'Irlandaises
-10% d'Italiennes
-10% de Quebecquoises
Initialement les mesures ont été acquises dans le but d'identifier et mesurer les facteurs augmentant le risque cardiovasculaire. Les mesures ont été prises entre 1948 et 2008 tous les 2 ans.
L'étude porte sur 4095 femmes issues principalement de la communauté européenne:
-20% d'Anglaises
-40% d'Irlandaises
-10% d'Italiennes
-10% de Quebecquoises
Initialement les mesures ont été acquises dans le but d'identifier et mesurer les facteurs augmentant le risque cardiovasculaire. Les mesures ont été prises entre 1948 et 2008 tous les 2 ans.
Résultats de l'article
Les résultats montrent que la sélection naturelle agit de façon lente et graduelle. Les descendants de ces femmes devraient être en moyenne légèrement moins grand et avoir un taux de cholestérol total et une pression artérielle systolique plus basse. Ces descendants devraient avoir leur premier enfant plus tôt et atteindre la ménopause plus tard que dans les conditions où ils ne seraient pas soumis à l'évolution. Ainsi, la sélection tendrait, d'après les auteurs, à prolonger la période de reproduction aux deux extrémités de la vie.
Les résultats montrent que la sélection naturelle agit de façon lente et graduelle. Les descendants de ces femmes devraient être en moyenne légèrement moins grand et avoir un taux de cholestérol total et une pression artérielle systolique plus basse. Ces descendants devraient avoir leur premier enfant plus tôt et atteindre la ménopause plus tard que dans les conditions où ils ne seraient pas soumis à l'évolution. Ainsi, la sélection tendrait, d'après les auteurs, à prolonger la période de reproduction aux deux extrémités de la vie.
Rigueur de l'article
Cet article est pertinent car c'est l'un des rares articles qui regarde l'impact de la sélection naturelle sur les populations actuelles avec des données chiffrées. Néanmoins, et comme le soulignent les auteurs, l'étude a été réalisée de façon statistique et n'incluant pas de biologiste de l'évolution. C'est pour cette raison que l'analyse reste seulement statistique, où la réalité des prédictions reste incertaine.
Cet article est pertinent car c'est l'un des rares articles qui regarde l'impact de la sélection naturelle sur les populations actuelles avec des données chiffrées. Néanmoins, et comme le soulignent les auteurs, l'étude a été réalisée de façon statistique et n'incluant pas de biologiste de l'évolution. C'est pour cette raison que l'analyse reste seulement statistique, où la réalité des prédictions reste incertaine.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre déjà qu'il est difficile de mesurer l'impact de la sélection naturelle sur l'Homme. Le biais majeur est celui de l’échantillonnage, puisque les populations concernées par ces études sont celles qui ont accès aux hôpitaux, il manque donc une population "témoin" qui n'aurait pas accès à la médecine occidentale pour pouvoir comparer l'impact de la médecine sur les populations.
Cet article montre déjà qu'il est difficile de mesurer l'impact de la sélection naturelle sur l'Homme. Le biais majeur est celui de l’échantillonnage, puisque les populations concernées par ces études sont celles qui ont accès aux hôpitaux, il manque donc une population "témoin" qui n'aurait pas accès à la médecine occidentale pour pouvoir comparer l'impact de la médecine sur les populations.
Remarques sur l'article
Le côté prédictible de l'évolution en se basant sur une tendance mesurée sur trois générations d'un cortège d'à peine 5000 femmes pour prédire les futures populations humaines me semble dénué de tout sens scientifique. L'évolution est bien plus complexe qu'une tendance, et comme le propose la théorie des équilibres ponctués, l'évolution ne se fait pas toujours (voire rarement) de façon graduelle comme en témoignent les archives fossiles.
Le côté prédictible de l'évolution en se basant sur une tendance mesurée sur trois générations d'un cortège d'à peine 5000 femmes pour prédire les futures populations humaines me semble dénué de tout sens scientifique. L'évolution est bien plus complexe qu'une tendance, et comme le propose la théorie des équilibres ponctués, l'évolution ne se fait pas toujours (voire rarement) de façon graduelle comme en témoignent les archives fossiles.
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L'Homme s'est-il "affranchi" de la sélection naturelle par l'industrialisation et les progrès de la médecine? Oui, l'homme a modifié la dynamique de la sélection naturelle a son avantage ou
Non, la sélection naturelle a encore un poids prépondérant sur les populations humaines
Titre de l'article
La sélection naturelle dans les populations humaines modernes
La sélection naturelle dans les populations humaines modernes
Introduction à l'article
Les auteurs de l'article abordent notre controverse en admettant que la sélection naturelle agit sur les populations. Ils tentent ainsi de faire des prédictions de la sélection naturelle sur une population, ici les femmes du Framingham Heart Study, un projet du National Heart, Lung et Blood Institute et de l'Université de Boston qui a commencé en 1948.
Les auteurs de l'article abordent notre controverse en admettant que la sélection naturelle agit sur les populations. Ils tentent ainsi de faire des prédictions de la sélection naturelle sur une population, ici les femmes du Framingham Heart Study, un projet du National Heart, Lung et Blood Institute et de l'Université de Boston qui a commencé en 1948.
Expériences de l'article
L'étude porte sur 4095 femmes issues principalement de la communauté européenne:
-20% d'Anglaises
-40% d'Irlandaises
-10% d'Italiennes
-10% de Quebecquoises
Initialement les mesures ont été acquises dans le but d'identifier et mesurer les facteurs augmentant le risque cardiovasculaire. Les mesures ont été prises entre 1948 et 2008 tous les 2 ans.
L'étude porte sur 4095 femmes issues principalement de la communauté européenne:
-20% d'Anglaises
-40% d'Irlandaises
-10% d'Italiennes
-10% de Quebecquoises
Initialement les mesures ont été acquises dans le but d'identifier et mesurer les facteurs augmentant le risque cardiovasculaire. Les mesures ont été prises entre 1948 et 2008 tous les 2 ans.
Résultats de l'article
Les résultats montrent que la sélection naturelle agit de façon lente et graduelle. Les descendants de ces femmes devraient être en moyenne légèrement moins grand et avoir un taux de cholestérol total et une pression artérielle systolique plus basse. Ces descendants devraient avoir leur premier enfant plus tôt et atteindre la ménopause plus tard que dans les conditions où ils ne seraient pas soumis à l'évolution. Ainsi, la sélection tendrait, d'après les auteurs, à prolonger la période de reproduction aux deux extrémités de la vie.
Les résultats montrent que la sélection naturelle agit de façon lente et graduelle. Les descendants de ces femmes devraient être en moyenne légèrement moins grand et avoir un taux de cholestérol total et une pression artérielle systolique plus basse. Ces descendants devraient avoir leur premier enfant plus tôt et atteindre la ménopause plus tard que dans les conditions où ils ne seraient pas soumis à l'évolution. Ainsi, la sélection tendrait, d'après les auteurs, à prolonger la période de reproduction aux deux extrémités de la vie.
Rigueur de l'article
Cet article est pertinent car c'est l'un des rares articles qui regarde l'impact de la sélection naturelle sur les populations actuelles avec des données chiffrées. Néanmoins, et comme le soulignent les auteurs, l'étude a été réalisée de façon statistique et n'incluant pas de biologiste de l'évolution. C'est pour cette raison que l'analyse reste seulement statistique, où la réalité des prédictions reste incertaine.
Cet article est pertinent car c'est l'un des rares articles qui regarde l'impact de la sélection naturelle sur les populations actuelles avec des données chiffrées. Néanmoins, et comme le soulignent les auteurs, l'étude a été réalisée de façon statistique et n'incluant pas de biologiste de l'évolution. C'est pour cette raison que l'analyse reste seulement statistique, où la réalité des prédictions reste incertaine.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre déjà qu'il est difficile de mesurer l'impact de la sélection naturelle sur l'Homme. Le biais majeur est celui de l’échantillonnage, puisque les populations concernées par ces études sont celles qui ont accès aux hôpitaux, il manque donc une population "témoin" qui n'aurait pas accès à la médecine occidentale pour pouvoir comparer l'impact de la médecine sur les populations.
Cet article montre déjà qu'il est difficile de mesurer l'impact de la sélection naturelle sur l'Homme. Le biais majeur est celui de l’échantillonnage, puisque les populations concernées par ces études sont celles qui ont accès aux hôpitaux, il manque donc une population "témoin" qui n'aurait pas accès à la médecine occidentale pour pouvoir comparer l'impact de la médecine sur les populations.
Remarques sur l'article
Le côté prédictible de l'évolution en se basant sur une tendance mesurée sur trois générations d'un cortège d'à peine 5000 femmes pour prédire les futures populations humaines me semble dénué de tout sens scientifique. L'évolution est bien plus complexe qu'une tendance, et comme le propose la théorie des équilibres ponctués, l'évolution ne se fait pas toujours (voire rarement) de façon graduelle comme en témoignent les archives fossiles.
Le côté prédictible de l'évolution en se basant sur une tendance mesurée sur trois générations d'un cortège d'à peine 5000 femmes pour prédire les futures populations humaines me semble dénué de tout sens scientifique. L'évolution est bien plus complexe qu'une tendance, et comme le propose la théorie des équilibres ponctués, l'évolution ne se fait pas toujours (voire rarement) de façon graduelle comme en témoignent les archives fossiles.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.