Much confusion exists in the English-language literature on plant invasions concerning the terms ‘naturalized’ and ‘invasive’ and their associated concepts. Several authors have used these terms in proposing schemes for conceptualizing the sequence of events from introduction to invasion, but often imprecisely, erroneously or in contradictory ways. This greatly complicates the formulation of robust generalizations in invasion ecology.
Based on an extensive and critical survey of the literature we defined a minimum set of key terms related to a graphic scheme which conceptualizes the naturalization/invasion process. Introduction means that the plant (or its propagule) has been transported by humans across a major geographical barrier. Naturalization starts when abiotic and biotic barriers to survival are surmounted and when various barriers to regular reproduction are overcome. Invasion further requires that introduced plants produce reproductive offspring in areas distant from sites of introduction (approximate scales: > 100 m over < 50 years for taxa spreading by seeds and other propagules; > 6 m/3 years for taxa spreading by roots, rhizomes, stolons or creeping stems). Taxa that can cope with the abiotic environment and biota in the general area may invade disturbed, seminatural communities. Invasion of successionally mature, undisturbed communities usually requires that the alien taxon overcomes a different category of barriers.
We propose that the term ‘invasive’ should be used without any inference to environmental or economic impact. Terms like ‘pests’ and ‘weeds’ are suitable labels for the 50–80% of invaders that have harmful effects. About 10% of invasive plants that change the character, condition, form, or nature of ecosystems over substantial areas may be termed ‘transformers’.
Titre de la review
Naturalisation et invasion des plantes exotiques : concepts et définitions
Naturalisation et invasion des plantes exotiques : concepts et définitions
Résumé de la review
Il existe dans le domaine de l'écologie des invasions une confusion autour de termes comme « invasion, « introduction », « naturalisation », employés sans distinction ou sans avoir été définis au préalable dans les publications.
Après sélection, 157 papiers ont permis d'étudier l'emploi du terme « naturalisation » au sein des plantes. Quatre façons différentes d'employer ce terme ont été isolées :
Deux suppositions peuvent être faites quant à ces confusions :
Les auteurs de cette publication proposent alors de baser la définition des termes relatifs à la naturalisation/invasion d'espèce sur un schéma conceptuel du processus d'invasion, articulé en plusieurs étapes successives. Chaque espèce doit passer un certain nombre de barrières pour être définie comme simplement introduite, naturalisé, envahissante, etc.
Une espèce est :
Cependant la distinction entre « naturalisée » et « invasive » n'est pas facile à mettre en évidence, il s'agit plutôt d'un continuum. Il est alors proposé de mesurer la distance à laquelle on trouve des enfants reproducteurs de leur parents :
Il est à noter que cette définition n'incorpore pas de notion d'impacts négatifs sur l'économie ou sur la santé humaine. Néanmoins, de nombreux auteurs incorporent la notion d'impact dans leur définition d'espèce invasive. Des termes déjà existant devraient être employés pour définir ces espèces néfastes, comme « ravageurs » ou « mauvaises herbes ». Selon les auteurs de cette revue, 50 à 80 % des espèces considérées comme invasives entrent dans ces catégories. D'autres espèces invasives, estimées à 10 %, peuvent être qualifiées d'espèces « transformatrices » car ayant de lourdes conséquences sur l'environnement, et nécessitent l'investissement de plus de ressources pour être gérées. Les espèces restantes sont des envahisseurs bénins.
Il existe dans le domaine de l'écologie des invasions une confusion autour de termes comme « invasion, « introduction », « naturalisation », employés sans distinction ou sans avoir été définis au préalable dans les publications.
Après sélection, 157 papiers ont permis d'étudier l'emploi du terme « naturalisation » au sein des plantes. Quatre façons différentes d'employer ce terme ont été isolées :
Deux suppositions peuvent être faites quant à ces confusions :
Les auteurs de cette publication proposent alors de baser la définition des termes relatifs à la naturalisation/invasion d'espèce sur un schéma conceptuel du processus d'invasion, articulé en plusieurs étapes successives. Chaque espèce doit passer un certain nombre de barrières pour être définie comme simplement introduite, naturalisé, envahissante, etc.
Une espèce est :
Cependant la distinction entre « naturalisée » et « invasive » n'est pas facile à mettre en évidence, il s'agit plutôt d'un continuum. Il est alors proposé de mesurer la distance à laquelle on trouve des enfants reproducteurs de leur parents :
Il est à noter que cette définition n'incorpore pas de notion d'impacts négatifs sur l'économie ou sur la santé humaine. Néanmoins, de nombreux auteurs incorporent la notion d'impact dans leur définition d'espèce invasive. Des termes déjà existant devraient être employés pour définir ces espèces néfastes, comme « ravageurs » ou « mauvaises herbes ». Selon les auteurs de cette revue, 50 à 80 % des espèces considérées comme invasives entrent dans ces catégories. D'autres espèces invasives, estimées à 10 %, peuvent être qualifiées d'espèces « transformatrices » car ayant de lourdes conséquences sur l'environnement, et nécessitent l'investissement de plus de ressources pour être gérées. Les espèces restantes sont des envahisseurs bénins.
Ce que cette review apporte au débat
Ici, les auteurs proposent un schéma conceptuel qui permet de statuer précisément le caractère invasif ou non d'une espèce. Chaque statut est délimité par une barrière. Les définitions données ici ne prennent en compte que la dimension spatiale et temporelle de la distribution de l'espèce mais en aucun cas n'impliquent la notion d'impact sur l'environnement. Cette généralisation des termes dans le domaine des invasions biologiques permet de mieux comprendre le phénomène et de mieux allouer les ressources dans la gestion.
Ici, les auteurs proposent un schéma conceptuel qui permet de statuer précisément le caractère invasif ou non d'une espèce. Chaque statut est délimité par une barrière. Les définitions données ici ne prennent en compte que la dimension spatiale et temporelle de la distribution de l'espèce mais en aucun cas n'impliquent la notion d'impact sur l'environnement. Cette généralisation des termes dans le domaine des invasions biologiques permet de mieux comprendre le phénomène et de mieux allouer les ressources dans la gestion.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.