Assisted colonization of endangered species to locations outside their native ranges in response to projected climate change has emerged as a potential, but highly controversial conservation tool. The debate
has been largely philosophical and hypothetical as little biological data exist in the literature. In 2006,
nearly 1000 endangered wild orchid plants belonging to 29 species were translocated to higher elevations in subtropical southwestern China in response to inundation threats from a hydropower project.
We took advantage of this upward translocation to address one of the main biological concerns associated with assisted colonization, i.e. whether the target endangered species can survive in the novel
environment that is projected to be suitable for them, sometime in the future. We assessed the impacts
of two extreme weather events, translocation shock and herbivory, on survival of 20 of these species
and 462 individuals that were translocated beyond their current range vs. within that range. A cold spell
in 2008 on average caused 10% mortality, less than the mortality rate from herbivores. However, the
cold spell was the only force that extirpated an out-of-range population. No mortality resulted from
a drought event in 2010. The 5-year survival percentages were not different between low and wide
elevation species (69.3% mean ± 36.3% standard deviation vs. 67.3% ± 30.9%). Orchids represent 10% of
flowering plant diversity and are among the most endangered group of organisms due to a combination
of their often specialized ecological requirements, habitat destruction, and overexploitation. The demonstrated ability to survive extreme environmental challenges indicates that assisted colonization
may be a viable conservation tool for the many endangered orchids worldwide due to climate change
and/or other reasons.
Titre de l'article
Surmonter les défis météorologiques extrêmes: colonisation assistée réussie, mais variable, d'orchidées sauvages dans le sud-ouest de la Chine
Surmonter les défis météorologiques extrêmes: colonisation assistée réussie, mais variable, d'orchidées sauvages dans le sud-ouest de la Chine
Introduction à l'article
Des espèces migrent vers des latitudes et des altitudes plus élevés en réponse au changement climatique. Cependant, certaines voient leur capacité de dispersion limitée. La colonisation assistée est un concept de conservation qui gagne en crédibilité comme solution au problème. Cependant, ce concept a donné lieu à de nombreux débats, qui sont essentiellement philosophiques et hypothétiques au vu du peu d'essais tentés. L'espèce cible n'ayant pas évoluée avec le régime climatique stochastique du site récepteur, une des questions principales et de savoir si les espèces ciblées peuvent s'y établir et y survivre.
Dans une réserve nationale d'orchidées, la prévision de l’achèvement d'un réservoir a entraîné le déplacement des plantes en danger vers un site qui se trouve au delà de leur aire de répartition.
Cet article évalue les impacts de 2 phénomènes météorologiques extrêmes sur cette population, ainsi que les effets du stress lié à la transplantation et de l'herbivorie.
Des espèces migrent vers des latitudes et des altitudes plus élevés en réponse au changement climatique. Cependant, certaines voient leur capacité de dispersion limitée. La colonisation assistée est un concept de conservation qui gagne en crédibilité comme solution au problème. Cependant, ce concept a donné lieu à de nombreux débats, qui sont essentiellement philosophiques et hypothétiques au vu du peu d'essais tentés. L'espèce cible n'ayant pas évoluée avec le régime climatique stochastique du site récepteur, une des questions principales et de savoir si les espèces ciblées peuvent s'y établir et y survivre.
Dans une réserve nationale d'orchidées, la prévision de l’achèvement d'un réservoir a entraîné le déplacement des plantes en danger vers un site qui se trouve au delà de leur aire de répartition.
Cet article évalue les impacts de 2 phénomènes météorologiques extrêmes sur cette population, ainsi que les effets du stress lié à la transplantation et de l'herbivorie.
Expériences de l'article
Le site d'étude se trouve dans un hotspot mondial d'orchidées en Chine (plus de 140 espèces). Près de 1 000 plantes ont été déplacés d'endroits propices à l'inondation à 350/400 m d'altitudes, vers un site sécurisé à moins de 30 km, mais 600 m plus haut. Les individus ont été plantés selon leur préférence puis cartographiés et étiquetés. 20 des espèces transférés (462 individus) ont été surveillés à 6 reprises; un facteur a été attribué à chaque mort (Stress, froid, sécheresse ou herbivorie).
Une aire d'élévation naturelle de chaque espèce a été définie. Ainsi la mortalité des espèces de faibles altitudes (< 900 m) a été comparé à celle des espèces de hautes altitudes (> 900 m) à l'aide du test non paramétrique de Mann-Whitney U. La différence des pourcentages de survie entre les espèces de basses altitudes et de hautes altitudes a été examiné par ANOVA. Pour finir, les différences de pourcentage de survie entre orchidées de sol et épiphytes ont également été testé par ANOVA.
Le site d'étude se trouve dans un hotspot mondial d'orchidées en Chine (plus de 140 espèces). Près de 1 000 plantes ont été déplacés d'endroits propices à l'inondation à 350/400 m d'altitudes, vers un site sécurisé à moins de 30 km, mais 600 m plus haut. Les individus ont été plantés selon leur préférence puis cartographiés et étiquetés. 20 des espèces transférés (462 individus) ont été surveillés à 6 reprises; un facteur a été attribué à chaque mort (Stress, froid, sécheresse ou herbivorie).
Une aire d'élévation naturelle de chaque espèce a été définie. Ainsi la mortalité des espèces de faibles altitudes (< 900 m) a été comparé à celle des espèces de hautes altitudes (> 900 m) à l'aide du test non paramétrique de Mann-Whitney U. La différence des pourcentages de survie entre les espèces de basses altitudes et de hautes altitudes a été examiné par ANOVA. Pour finir, les différences de pourcentage de survie entre orchidées de sol et épiphytes ont également été testé par ANOVA.
Résultats de l'article
Parmi les 20 espèces surveillées au cours de l'expérience, 14 ont été considérées comme des espèces de basses altitudes et 6 comme des espèces de hautes altitudes.
La vague de froid en 2008 a entraîné une mortalité sur 4 espèces parmi les 20. Ces espèces appartenaient aux espèces de basse altitudes. Cependant, le pourcentage de survie n'était pas différent significativement entre les espèces de basses et de hautes altitudes.
De façon générale, 9.3% des plantes sont mortes à la suite au froid, 0% du fait de la sécheresse, 9.3% en raison du stress lié à la transplantation et 2.1% suite à l'herbivorie. La mortalité due au stress ou à l’herbivorie n’était pas statistiquement différente entre les espèces de basses et de grandes altitudes.
60.4% des plantes ont survécues. Les pourcentages de survie n'étaient pas différents entre les espèces de basses et de grande altitudes, ni entre les orchidées terrestres et épiphytes (la taille de la population ne semblait pas être un facteur important).
Parmi les 20 espèces surveillées au cours de l'expérience, 14 ont été considérées comme des espèces de basses altitudes et 6 comme des espèces de hautes altitudes.
La vague de froid en 2008 a entraîné une mortalité sur 4 espèces parmi les 20. Ces espèces appartenaient aux espèces de basse altitudes. Cependant, le pourcentage de survie n'était pas différent significativement entre les espèces de basses et de hautes altitudes.
De façon générale, 9.3% des plantes sont mortes à la suite au froid, 0% du fait de la sécheresse, 9.3% en raison du stress lié à la transplantation et 2.1% suite à l'herbivorie. La mortalité due au stress ou à l’herbivorie n’était pas statistiquement différente entre les espèces de basses et de grandes altitudes.
60.4% des plantes ont survécues. Les pourcentages de survie n'étaient pas différents entre les espèces de basses et de grande altitudes, ni entre les orchidées terrestres et épiphytes (la taille de la population ne semblait pas être un facteur important).
Rigueur de l'article
L'auteur principale de cette étude, Hong Liu, s'intéresse à la restauration de plantes rares, en particulier les orchidées en voie de disparition et dirige plusieurs projets de recherche sur la conservation et la restauration dans la région reculée du sud-ouest de la Chine où se trouve la première réserve naturelle d'orchidées, qui est le lieu d'étude de cette article. Elle enseigne par ailleurs des cours sur l'écologie de la restauration et l'écologie des espèces envahissantes. Ainsi, on peut imaginer qu'elle a les compétence requise pour écrire un tel article. Ce dernier a été publié par le journal Biological conservation (IF de 3.794 en 2012) et a été cité 37 fois (Google Scholar). De façon générale, les propos qui y sont énoncés ainsi que les analyses réalisées semblent pertinents.
L'auteur principale de cette étude, Hong Liu, s'intéresse à la restauration de plantes rares, en particulier les orchidées en voie de disparition et dirige plusieurs projets de recherche sur la conservation et la restauration dans la région reculée du sud-ouest de la Chine où se trouve la première réserve naturelle d'orchidées, qui est le lieu d'étude de cette article. Elle enseigne par ailleurs des cours sur l'écologie de la restauration et l'écologie des espèces envahissantes. Ainsi, on peut imaginer qu'elle a les compétence requise pour écrire un tel article. Ce dernier a été publié par le journal Biological conservation (IF de 3.794 en 2012) et a été cité 37 fois (Google Scholar). De façon générale, les propos qui y sont énoncés ainsi que les analyses réalisées semblent pertinents.
Ce que cet article apporte au débat
Cette article apporte des données biologiques au débat, sur la question de survie des espèces ciblées dans leur nouvel environnement. Données qui sont rares aux vus du peu d'études mettant en pratique une colonisation assistée.
Cette article apporte des données biologiques au débat, sur la question de survie des espèces ciblées dans leur nouvel environnement. Données qui sont rares aux vus du peu d'études mettant en pratique une colonisation assistée.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.