Despite widespread concern about declines in pollination services, little is known about the patterns of change in most pollinator assemblages. By studying bee and hoverfly assemblages in Britain and the Netherlands, we found evidence of declines (pre- versus post-1980) in local bee diversity in both countries; however, divergent trends were observed in hoverflies. Depending on the assemblage and location, pollinator declines were most frequent in habitat and flower specialists, in univoltine species, and/or in onmigrants. In conjunction with this evidence, outcrossing plant species that are reliant on the declining pollinators have hemselves declined relative to other plant species. Taken together, these findings strongly suggest a causal connection between local extinctions of functionally linked plant and pollinator species.
Titre de l'article
Parallel Declines in Pollinators and Insect-Pollinated Plants in Britain and the Netherlands. Biesmeijer et al. 2006
Parallel Declines in Pollinators and Insect-Pollinated Plants in Britain and the Netherlands. Biesmeijer et al. 2006
Introduction à l'article
Les auteurs ont étudié les assemblages d’abeilles et de syrphes en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. Ils ont effectué une comparaison entre avant et après 1980 et ont obtenu des preuves de la perte de diversité. Toutefois des tendances divergentes sont observées pour les syrphes. Les espèces spécialisées sur un type d’habitat ou une espèce de fleur ont un déclin plus fréquent. Il en va de même pour les espèces univoltines (1 génération par an) et celles qui ne migrent pas. Les auteurs observent comme conséquences un déclin des espèces végétales qui pratiquent l'allofécondation via pollinisation entomophile. Les auteurs pointent ainsi le lien de causalité entre les extinctions locales des pollinisateurs et celles des espèces végétales auxquelles ils sont étroitement liés. Selon eux, ces déclins sont préoccupants car de nombreuses activités agriculturales reposent sur l’action pollinisatrice de communautés sauvages, donc non gérées par l’Homme.
Les auteurs ont étudié les assemblages d’abeilles et de syrphes en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. Ils ont effectué une comparaison entre avant et après 1980 et ont obtenu des preuves de la perte de diversité. Toutefois des tendances divergentes sont observées pour les syrphes. Les espèces spécialisées sur un type d’habitat ou une espèce de fleur ont un déclin plus fréquent. Il en va de même pour les espèces univoltines (1 génération par an) et celles qui ne migrent pas. Les auteurs observent comme conséquences un déclin des espèces végétales qui pratiquent l'allofécondation via pollinisation entomophile. Les auteurs pointent ainsi le lien de causalité entre les extinctions locales des pollinisateurs et celles des espèces végétales auxquelles ils sont étroitement liés. Selon eux, ces déclins sont préoccupants car de nombreuses activités agriculturales reposent sur l’action pollinisatrice de communautés sauvages, donc non gérées par l’Homme.
Expériences de l'article
Etude d’un ensemble de pollinisateurs et des plantes associées pour tester plusieurs hypothèses :
Les auteurs ont compilé les données issues d’autres études en se concentrant sur les zones ayant le plus d'observations avant et après 1980. Ils ont ensuite appliqué une méthode de raréfaction pour comparer la richesse spécifique de certaines zones qu’ils ont choisi au cours des diverses périodes. Cette méthode présente l’intérêt de permettre la comparaison des périodes entre elles, malgré des tailles d’échantillons inégales et l’utilisation de techniques diverses selon les études. Ils ont calculé le nombre d’espèces d'abeilles ou de syrphes pour chacune de ces cellules.
Etude d’un ensemble de pollinisateurs et des plantes associées pour tester plusieurs hypothèses :
Les auteurs ont compilé les données issues d’autres études en se concentrant sur les zones ayant le plus d'observations avant et après 1980. Ils ont ensuite appliqué une méthode de raréfaction pour comparer la richesse spécifique de certaines zones qu’ils ont choisi au cours des diverses périodes. Cette méthode présente l’intérêt de permettre la comparaison des périodes entre elles, malgré des tailles d’échantillons inégales et l’utilisation de techniques diverses selon les études. Ils ont calculé le nombre d’espèces d'abeilles ou de syrphes pour chacune de ces cellules.
Résultats de l'article
En ce qui concerne les espèces d’abeilles, 52% et environ 67% des cellules retenues pour la Grande-Bretagne et les Pays-Bas respectivement présentent une décroissance significative. Pour ce qui est des espèces de syrphes, les résultats diffèrent quelque peu. En Grande-Bretagne il n’y a pas de changement significatif de richesse spécifique, puisque 33% des cellules retenues indiquent une décroissance, tandis que 25% indiquent une hausse. Cependant, aux Pays-Bas, la richesse en espèces de syrphes augmente pour 34% des cellules tandis qu’elle révèle une diminution pour 17% des cellules.
Ces variations de richesses spécifiques reflètent des changements de répartition de nombreuses espèces au sein des deux groupes considérés (les abeilles et les syrphes).
En Grande-Bretagne, les espèces qui ont connu une augmentation de richesse sont celles qui étaient déjà coutumières avant 1980. En revanche, pour les Pays-Bas, ce n’est pas le cas.
En ce qui concerne les espèces d’abeilles, 52% et environ 67% des cellules retenues pour la Grande-Bretagne et les Pays-Bas respectivement présentent une décroissance significative. Pour ce qui est des espèces de syrphes, les résultats diffèrent quelque peu. En Grande-Bretagne il n’y a pas de changement significatif de richesse spécifique, puisque 33% des cellules retenues indiquent une décroissance, tandis que 25% indiquent une hausse. Cependant, aux Pays-Bas, la richesse en espèces de syrphes augmente pour 34% des cellules tandis qu’elle révèle une diminution pour 17% des cellules.
Ces variations de richesses spécifiques reflètent des changements de répartition de nombreuses espèces au sein des deux groupes considérés (les abeilles et les syrphes).
En Grande-Bretagne, les espèces qui ont connu une augmentation de richesse sont celles qui étaient déjà coutumières avant 1980. En revanche, pour les Pays-Bas, ce n’est pas le cas.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre bien que les pollinisateurs sont en déclin. Toutefois cette observation est à nuancer puisque aux Pays-Bas, il y a plus de zones où les syrphes sont en croissance que de zones où elles décroissent.
Les auteurs insistent bien sur l’importance des pollinisateurs pour l’Homme, et notamment pour ses activités agriculturales pour lesquelles les pollinisateurs sont irremplaçables. En plus, étant donné que la plupart d'entre eux sont sauvages, leur action pollinisatrice ne peut pas être contrôlée par l’Homme.
Bien que cette étude démontre la décroissance de certaines espèces pollinisatrices, elle rappelle également que cette diminution pourrait être compensée par l’apparition de fonctions équivalentes chez d’autres espèces qui viendraient alors remplacer celles en déclin.
Selon les auteurs, il faut étudier les causes de ces déclins. Ils en suggèrent certaines : la dégradation de l'habitat, le changement climatique, ou l'utilisation de produits chimiques en agriculture.
Cet article montre bien que les pollinisateurs sont en déclin. Toutefois cette observation est à nuancer puisque aux Pays-Bas, il y a plus de zones où les syrphes sont en croissance que de zones où elles décroissent.
Les auteurs insistent bien sur l’importance des pollinisateurs pour l’Homme, et notamment pour ses activités agriculturales pour lesquelles les pollinisateurs sont irremplaçables. En plus, étant donné que la plupart d'entre eux sont sauvages, leur action pollinisatrice ne peut pas être contrôlée par l’Homme.
Bien que cette étude démontre la décroissance de certaines espèces pollinisatrices, elle rappelle également que cette diminution pourrait être compensée par l’apparition de fonctions équivalentes chez d’autres espèces qui viendraient alors remplacer celles en déclin.
Selon les auteurs, il faut étudier les causes de ces déclins. Ils en suggèrent certaines : la dégradation de l'habitat, le changement climatique, ou l'utilisation de produits chimiques en agriculture.
Remarques sur l'article
Cet article sert davantage à introduire le contexte de notre problématique, mais il ne permet pas d'y répondre clairement.
Cet article sert davantage à introduire le contexte de notre problématique, mais il ne permet pas d'y répondre clairement.
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