Ecological overlap may increase the risks of microbial exchange between humans and wild non-human primates. Escherichia coli bacteria were collected from chimpanzees and humans in Kibale National Park, western Uganda, in May and June 2004, in order to exam- ine whether interaction between humans and apes in the wild might affect gastrointestinal bacterial communities in the two species. Chimpanzees harbored bacteria genetically more similar to those of humans employed in chimpanzee-directed research and tourism than to those of humans from a local village. Most humans (81.6%) and 4.4% of chimpanzees har- bored at least one isolate resistant to locally available antibiotics. In isolates from both humans and chimpanzees, resistance was higher to five of these antibiotics than to Ceftio- fur, an antibiotic not available in the region. These data indicate that humans and apes interacting in the wild can share genetically and phenotypically similar gastrointestinal bacteria, presumably originating from common environmental sources. Strategies to limit transmission of pathogens between humans and primates, whether that transmission is direct or indirect, would benefit both human health and primate conservation
Titre de l'article
Echange de bactéries gastro-intestinal entre les chimpanzés et les hommes impliquant des aires protégées dans l'ouest de l'Ouganda
Echange de bactéries gastro-intestinal entre les chimpanzés et les hommes impliquant des aires protégées dans l'ouest de l'Ouganda
Introduction à l'article
Les touristes ne sont pas les seuls acteurs de l’écotourisme. Cette activité emploie du personnel qui est en constante contact avec les animaux ce qui rime avec des troubles aussi bien au niveau macroscopique que microscopique. La conservation des primates est devenue l’une des missions importantes de l’écotourisme.
Cependant, ces activités entourant le tourisme évoluent et sont sources de perturbations qui en plus d’engendrer des troubles hormonales peuvent aussi augmenter les risques d’échanges microbiens entre les humains et les primates. Plusieurs cas de transmission d'agents pathogènes entre l'homme et primates ont été documentés. Dans cette publication, les auteurs se sont intéressés à des cas de transmission liées du tourisme, et l’influence que cela pourrait avoir sur la structure génétique et phénotypique des communautés bactériennes gastro-intestinales chez des chimpanzés en Ouganda.
Les touristes ne sont pas les seuls acteurs de l’écotourisme. Cette activité emploie du personnel qui est en constante contact avec les animaux ce qui rime avec des troubles aussi bien au niveau macroscopique que microscopique. La conservation des primates est devenue l’une des missions importantes de l’écotourisme.
Cependant, ces activités entourant le tourisme évoluent et sont sources de perturbations qui en plus d’engendrer des troubles hormonales peuvent aussi augmenter les risques d’échanges microbiens entre les humains et les primates. Plusieurs cas de transmission d'agents pathogènes entre l'homme et primates ont été documentés. Dans cette publication, les auteurs se sont intéressés à des cas de transmission liées du tourisme, et l’influence que cela pourrait avoir sur la structure génétique et phénotypique des communautés bactériennes gastro-intestinales chez des chimpanzés en Ouganda.
Expériences de l'article
Des échantillonnages fécaux ont été effectués en vue d’étudier la population bactérienne gastro-intrstinale. Après des tests biochimiques, les isolats d'E. Coli ont été génotypés à l'aide de Rep-PCR, (PCR qui cible des séquences répétitives dispersées dans des chromosomes bactériens). A la suite de cela, des tests de sensibilité aux antibiotiques ont été effectués. Après quoi des analyses phylogénétiques, statistiques et de génétiques des populations ont été entreprises.
Des échantillonnages fécaux ont été effectués en vue d’étudier la population bactérienne gastro-intrstinale. Après des tests biochimiques, les isolats d'E. Coli ont été génotypés à l'aide de Rep-PCR, (PCR qui cible des séquences répétitives dispersées dans des chromosomes bactériens). A la suite de cela, des tests de sensibilité aux antibiotiques ont été effectués. Après quoi des analyses phylogénétiques, statistiques et de génétiques des populations ont été entreprises.
Résultats de l'article
Les résultats montrent que les isolats humains et chimpanzés ne forment pas de clades exclusifs. A cela s’ajoute que 3,8% des isolats de chimpanzés étaient cliniquement résistants à au moins un antibiotique utilisé en médecine humaine. Les résultats de cette étude suggèrent que les humains et les chimpanzés qui interagissent dans la nature peuvent partager des bactéries entériques qui sont génétiquement et phénotypiquement similaires et que cette transmission pouvait être directe ou indirecte via des sources environnementales communes.
Les résultats montrent que les isolats humains et chimpanzés ne forment pas de clades exclusifs. A cela s’ajoute que 3,8% des isolats de chimpanzés étaient cliniquement résistants à au moins un antibiotique utilisé en médecine humaine. Les résultats de cette étude suggèrent que les humains et les chimpanzés qui interagissent dans la nature peuvent partager des bactéries entériques qui sont génétiquement et phénotypiquement similaires et que cette transmission pouvait être directe ou indirecte via des sources environnementales communes.
Rigueur de l'article
En se basant sur des analyses de phylogénie et de génétiques des populations, mais aussi des tests statistiques et un échantillonnage robuste, les chercheurs ont mis en place une méthodologie pertinente sans ambiguïté, ce qui reflète une certaine rigueur dans la façon de faire. Ce pendant, une étude moléculaire sur la résistance aux antibiotiques aurait été plus pertinente et allait apporter un poids de plus aux résultats décrits dans cette publication.
En se basant sur des analyses de phylogénie et de génétiques des populations, mais aussi des tests statistiques et un échantillonnage robuste, les chercheurs ont mis en place une méthodologie pertinente sans ambiguïté, ce qui reflète une certaine rigueur dans la façon de faire. Ce pendant, une étude moléculaire sur la résistance aux antibiotiques aurait été plus pertinente et allait apporter un poids de plus aux résultats décrits dans cette publication.
Ce que cet article apporte au débat
Cette publication nous permet de voir que les risques de l’écotourisme ne se limitent pas aux simples touristes et que les études doivent aussi prendre en compte les agents employés dans les aires protégées, dans les facteurs pouvant impacter cette pratique touristique. Elle souligne aussi quelques mesures simples qui peuvent être utilisées pour éviter la transmission microbienne entre Hommes et animaux (fixer des limites strictes à la distance à laquelle les chimpanzés peuvent être observés, surveiller régulièrement l'état de santé des employés…).
Cette publication nous permet de voir que les risques de l’écotourisme ne se limitent pas aux simples touristes et que les études doivent aussi prendre en compte les agents employés dans les aires protégées, dans les facteurs pouvant impacter cette pratique touristique. Elle souligne aussi quelques mesures simples qui peuvent être utilisées pour éviter la transmission microbienne entre Hommes et animaux (fixer des limites strictes à la distance à laquelle les chimpanzés peuvent être observés, surveiller régulièrement l'état de santé des employés…).
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