A group of conservation biologists recently proposed to populate western North America with African and Asian megafauna, including lions, elephants, cheetahs, and camels, to create a facsimile of a species assemblage that disappeared from the continent some 13,000 years ago. The goals of this program, known as ‘‘Pleistocene re-wilding’’, are to restore some of the evolutionary and ecological potential that was lost from North America during the Pleistocene extinctions, and help prevent the extinction of selected African and Asian mammals. Pleistocene re-wilders justify this conservation strategy on ethical and aesthetic grounds, arguing that humans have a moral responsibility to make amends for overexploitation by our ancestors. They believe that the flora of many North American ter- restrial ecosystems has gone basically unchanged since the end of the Pleistocene, so re-wilding would help restore evolutionary and ecological potential and improve ecosys- tem functioning. This paper discusses some of the pros and cons of this proposal, including the ethical, aesthetic, ecological, and evolutionary issues, assesses its potential economic and political impacts on other conservation practices, both in North America and else- where, and reviews the realities of large mammal reintroductions. It is concluded that Pleistocene re-wilding with exotic species will not restore the evolutionary or ecological potential of native North American species nor extinct Pleistocene megafauna and their ancient ecosystems, but may instead jeopardize indigenous species and North American ecosystems. Resources would be better spent on preserving threatened organisms in their native habitats and reintroducing them to places in their historical ranges from which they were only recently extirpated.
Titre de l'article
Parc du Pléistocène: Le ré-ensauvagement de l'Amérique du Nord représente-t-elle une conservation saine pour le 21e siècle?
Parc du Pléistocène: Le ré-ensauvagement de l'Amérique du Nord représente-t-elle une conservation saine pour le 21e siècle?
Introduction à l'article
Un groupe de biologistes de la conservation a proposé de ré-introduire des animaux charismatiques d'Afrique et d'Asie en Amérique du Nord pour remplacer les espèces disparues pendant les extinctions du Pléistocène (13 000 dernières années). Selon eux, les "Parcs du Pléistocène" offriraient un refuge pour les espèces actuellement en danger et que le repopulation de l'Amérique du Nord avec ces grands mammifères amélioreraient les paysages et restaurerait le potentiel écologique et évolutif.
Pour cela, ils proposent d'introduire dans des écosystèmes actuels des espèces descendantes de celles qui étaient présentes dans ces habitats il y a 13 000 ans. Ce type d'introduction a déjà été tenté en Sibérie, en 1989, où des grands herbivores ont été introduits pour re-créer les prairies du Pléistocène.
Les espèces pouvant être réintroduites vont des prédateurs, comme le lion, aux grands herbivores, comme l'éléphant.
Cet article a pour but de discuter de ce type de ré-ensauvagement.
Un groupe de biologistes de la conservation a proposé de ré-introduire des animaux charismatiques d'Afrique et d'Asie en Amérique du Nord pour remplacer les espèces disparues pendant les extinctions du Pléistocène (13 000 dernières années). Selon eux, les "Parcs du Pléistocène" offriraient un refuge pour les espèces actuellement en danger et que le repopulation de l'Amérique du Nord avec ces grands mammifères amélioreraient les paysages et restaurerait le potentiel écologique et évolutif.
Pour cela, ils proposent d'introduire dans des écosystèmes actuels des espèces descendantes de celles qui étaient présentes dans ces habitats il y a 13 000 ans. Ce type d'introduction a déjà été tenté en Sibérie, en 1989, où des grands herbivores ont été introduits pour re-créer les prairies du Pléistocène.
Les espèces pouvant être réintroduites vont des prédateurs, comme le lion, aux grands herbivores, comme l'éléphant.
Cet article a pour but de discuter de ce type de ré-ensauvagement.
Résultats de l'article
Ce type de ré-ensauvagement implique l'introduction d'espèces exotiques dans des habitats qui ont évolués sans elles pendant une longue période, dont les effets négatifs sont bien connus (chevaux). Or, les défenseurs de ce ré-ensauvagement pensent que la flore actuelle Nord Américaine est identique à celle du Pléistocène. Il est important de bien comprendre les écosystèmes du Pléistocène fonctionnaient pour être sur de restaurer d'anciens écosystèmes et non détériorer les écosystèmes actuels. De plus, il faut prendre en compte les risques liés à l'introduction d'une espèce exotique comme l'arrivée de nouveaux parasites et maladies ou la perturbation des chaînes alimentaires.
Les Parcs du Pléistocène posent de nombreuses questions : Les éléphants survivraient ils aux hivers froids sans le manteau épais de leurs ancêtres ? Les grands carnivores africains peuvent-ils réellement re-peupler les écosystèmes nord américains?
Ce type de ré-ensauvagement implique l'introduction d'espèces exotiques dans des habitats qui ont évolués sans elles pendant une longue période, dont les effets négatifs sont bien connus (chevaux). Or, les défenseurs de ce ré-ensauvagement pensent que la flore actuelle Nord Américaine est identique à celle du Pléistocène. Il est important de bien comprendre les écosystèmes du Pléistocène fonctionnaient pour être sur de restaurer d'anciens écosystèmes et non détériorer les écosystèmes actuels. De plus, il faut prendre en compte les risques liés à l'introduction d'une espèce exotique comme l'arrivée de nouveaux parasites et maladies ou la perturbation des chaînes alimentaires.
Les Parcs du Pléistocène posent de nombreuses questions : Les éléphants survivraient ils aux hivers froids sans le manteau épais de leurs ancêtres ? Les grands carnivores africains peuvent-ils réellement re-peupler les écosystèmes nord américains?
Ce que cet article apporte au débat
Cet article apporte un point de vue éthique et économique sur les Parcs du Pléistocène.
Les impacts anthropiques actuels sont en partie responsable de l'extinction de la mégafaune. Les hommes ont donc la responsabilité éthique d'empêcher les futures extinctions et de réparer les pertes passées, selon les partisans des Parcs Pléistocène. Mais ils veulent préserver des espèces charismatiques africaines et asiatiques menacées dans leurs habitats naturels en les introduisant dans des endroits où les hommes sont responsables de l'extinction de leurs ancêtres. La préservation de la faune sauvage localement serait peut être une meilleure solution, en permettant aux populations locales de se développer.
Sur le plan économique, la mise en place de tels Parcs couterait extrêmement cher (acquisition et préparation des terres, surveillance, protection, déplacement des animaux, ...), et probablement bien plus cher que de prendre des mesures de préservation dans les habitats naturels de la mégafaune.
Cet article apporte un point de vue éthique et économique sur les Parcs du Pléistocène.
Les impacts anthropiques actuels sont en partie responsable de l'extinction de la mégafaune. Les hommes ont donc la responsabilité éthique d'empêcher les futures extinctions et de réparer les pertes passées, selon les partisans des Parcs Pléistocène. Mais ils veulent préserver des espèces charismatiques africaines et asiatiques menacées dans leurs habitats naturels en les introduisant dans des endroits où les hommes sont responsables de l'extinction de leurs ancêtres. La préservation de la faune sauvage localement serait peut être une meilleure solution, en permettant aux populations locales de se développer.
Sur le plan économique, la mise en place de tels Parcs couterait extrêmement cher (acquisition et préparation des terres, surveillance, protection, déplacement des animaux, ...), et probablement bien plus cher que de prendre des mesures de préservation dans les habitats naturels de la mégafaune.
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