Predicting species presence and richness on islands is important for understanding the origins of communities and how likely it is that species will disperse and resist extinction. The equilibrium theory of island biogeography (ETIB) and, as a simple model of sampling abundances, the unified neutral theory of biodiversity (UNTB), predict that in situations where mainland to island migration is high, species-abundance relationships explain the presence of taxa on islands. Thus, more abundant mainland species should have a higher probability of occurring on adjacent islands. In contrast toUNTB, if certain groups have traits that permit themto disperse to islands better than other taxa, then phylogeny may be more predictive of which taxa will occur on
islands. Taking surveys of 54 island snake communities in the Eastern Nearctic along with mainland communities that have abundance data for each species, we use phylogenetic assembly methods and UNTB estimates to predict island communities. Species richness is predicted by island area, whereas turnover from the mainland to island communities is random with respect to phylogeny. Community structure appears to be ecologically neutral and abundance on the mainland is the best predictor of presence on islands. With regard to young and proximate islands, where allopatric or cladogenetic speciation is not a factor, we find that simple neutral models following UNTB and ETIB predict the structure of island communities.
Titre de l'article
Prédire la structure des communautés de serpents sur les îles de l'est de la région Néarctique par l'utilisation de la théorie neutre écologique et de la phylogénique
Prédire la structure des communautés de serpents sur les îles de l'est de la région Néarctique par l'utilisation de la théorie neutre écologique et de la phylogénique
Introduction à l'article
La diversité présente sur une île peut être prédite de différentes manières. Selon la théorie neutre, elle dépendrait simplement de l’abondance relative des différentes espèces du continent. En revanche, d'après la théorie de la biogéographie insulaire, la capacité de migration des espèces devrait également être prise en compte. De ce fait, la phylogénie pourrait être plus intéressante pour prédire la diversité observée.
Ainsi, le but de cette étude est de tester si la présence de différentes espèces de serpents sur des îles est mieux prédite par la théorie neutre ou si elle répond à des règles d’assemblage phylogénétiques (prenant notamment en compte l’environnement et la compétition).
La diversité présente sur une île peut être prédite de différentes manières. Selon la théorie neutre, elle dépendrait simplement de l’abondance relative des différentes espèces du continent. En revanche, d'après la théorie de la biogéographie insulaire, la capacité de migration des espèces devrait également être prise en compte. De ce fait, la phylogénie pourrait être plus intéressante pour prédire la diversité observée.
Ainsi, le but de cette étude est de tester si la présence de différentes espèces de serpents sur des îles est mieux prédite par la théorie neutre ou si elle répond à des règles d’assemblage phylogénétiques (prenant notamment en compte l’environnement et la compétition).
Expériences de l'article
Les auteurs comparent la diversité spécifique des île et du continent en prenant en compte différents facteurs potentiellement explicatifs des différences observées : taille de l’île, distance de l'île au continent, diversité des habitats de l'île, climat.
L'origine des espèce est retracée avec des méthodes de phylogénie en utilisant la distance génétique entre organismes. Ainsi, il leur est possible d'identifier si les espèces présentes sur l'île sont issues de phénomènes de spéciation ou de migrations anciennes. La neutralité écologique des communautés est ensuite testée via une stratégie d'ajustement bayésienne réalisée d'après la méthode développée par Harris et al. (2004)
Les auteurs comparent la diversité spécifique des île et du continent en prenant en compte différents facteurs potentiellement explicatifs des différences observées : taille de l’île, distance de l'île au continent, diversité des habitats de l'île, climat.
L'origine des espèce est retracée avec des méthodes de phylogénie en utilisant la distance génétique entre organismes. Ainsi, il leur est possible d'identifier si les espèces présentes sur l'île sont issues de phénomènes de spéciation ou de migrations anciennes. La neutralité écologique des communautés est ensuite testée via une stratégie d'ajustement bayésienne réalisée d'après la méthode développée par Harris et al. (2004)
Résultats de l'article
Rigueur de l'article
Cet article semble rigoureux dans son étude de communautés de serpents et on peut supposer une certaine homogénéité dans la capacité de migration des espèces de ce sous-ordre.
En revanche, il semble peu probable que ces résultats soient comparables à des espèces plus éloignées d'une métacommunauté. Par exemple, pour un chien et un rapace, on peut supposer que la capacité à coloniser l'île ne soit pas la même.
Par ailleurs, les auteurs expliquent que si la capacité de migration du continent vers l'île est la même pour toutes les espèces étudiées, des barrières peuvent limiter leur arrivée dans l'habitat continental et ainsi impacter indirectement la colonisation de l’île. Cette hypothèse semble également être à modérer car si elle peut s'appliquer aux animaux de cette étude, il peut être envisageable que l'eau séparant les îles du continent constitue une barrière à la migration d'importance égale voire supérieure à celles présentes sur le continent.
Cet article semble rigoureux dans son étude de communautés de serpents et on peut supposer une certaine homogénéité dans la capacité de migration des espèces de ce sous-ordre.
En revanche, il semble peu probable que ces résultats soient comparables à des espèces plus éloignées d'une métacommunauté. Par exemple, pour un chien et un rapace, on peut supposer que la capacité à coloniser l'île ne soit pas la même.
Par ailleurs, les auteurs expliquent que si la capacité de migration du continent vers l'île est la même pour toutes les espèces étudiées, des barrières peuvent limiter leur arrivée dans l'habitat continental et ainsi impacter indirectement la colonisation de l’île. Cette hypothèse semble également être à modérer car si elle peut s'appliquer aux animaux de cette étude, il peut être envisageable que l'eau séparant les îles du continent constitue une barrière à la migration d'importance égale voire supérieure à celles présentes sur le continent.
Ce que cet article apporte au débat
La théorie neutre semble pouvoir expliquer la biodiversité insulaire quand elle intègre les caractéristiques de l'île (taille, distance au continent), au moins pour des organismes ayant des caractéristiques écologiques proches.
La théorie neutre semble pouvoir expliquer la biodiversité insulaire quand elle intègre les caractéristiques de l'île (taille, distance au continent), au moins pour des organismes ayant des caractéristiques écologiques proches.
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