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Existe-il une relation entre la diversité fonctionnelle et le fonctionnement des écosystème ?
Existe-il une relation entre la diversité fonctionnelle et le fonctionnement des écosystème ?
Résumé de la review
Ce review s'inscrit dans la question principale de la Biodiversity Ecosystem Functionning theory (BEF) : existe-il une relation entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Ici, les auteurs s’intéressent à une mesure particulière de la diversité : la diversité fonctionnelle. Celle-ci au lieu de mesurer comme il a été fait plus classiquement aux nombres d'espèces présentes ou à leurs abondances, va plutôt se concentrer sur des traits fonctionnels et leurs variations. Cependant, les auteurs soulignent que selon les cas, celle-ci peut être très fortement corrélée à la diversité spécifique.
Par la suite, les auteurs prennent le temps de définir les services écosystémiques ainsi que le fonctionnement d'un écosystème et rappellent qu'ici, il ne sera question que des fonctions d'un écosystème et que le lien avec les services écosystèmiques ne sont pas toujours clairement établi. Ici et comme dans la plupart des papiers s’intéressant à la BEF théorie, les auteurs s’intéresseront aux fonctions de l'écosystème influençant la production et la stabilité de l'écosystème.
L’intérêt de la communauté scientifique pour la relation entre fonctionnement d'un écosystème et diversité fonctionnelle débuta en 1990 avec une expérience de Tilman. Par la suite, de nombreuses expériences indiquèrent des résultats plus probants pour la diversité fonctionnelle que la diversité spécifique. Les expériences qui se sont accumulées par la suite semblent donner des relations positives entre la diversité de certains traits fonctionnels et la production ou la stabilité des écosystèmes.
Par la suite, deux mécanismes ont été identifiés.
Le premier appelé "diversity hypothesis", émis par Tilman considère qu'un nombre plus élevé de traits fonctionnelles permet l'exploitation d'un plus grand nombre de niches écologiques et donc de plus de ressources, augmentant ainsi la production d'un écosystème.
La deuxième hypothèse appelé "mass ratio hypothesis" émis par Grime stipule que ce sont les entrées des producteurs primaires dominants qui compte. Mesurer leurs traits fonctionnelles permet donc d'obtenir la production d'un écosystème.
Ces deux mécanismes ne sont pas opposés, le premier se concentrant sur la diversité et le deuxième sur la composition des communautés. L'importance relative de chacun reste encore en débat et les expériences continuent à s'accumuler pour tenter d'y répondre.
Enfin les auteurs rappellent que la diversité fonctionnelle comme les autres diversités dépendent aussi d'autres facteurs tels que les facteurs abiotiques ou encore les perturbations subis par l'écosystème.
Les auteurs concluent en disant que la diversité fonctionnelle est une des mesures de biodiversité qui a fourni jusqu'ici les résultats les plus satisfaisants pour expliquer les propriétés d'un écosystème. Ainsi, bien que parfois compliqué à mesurer, elle peut soit offrir une alternative à la diversité spécifique soit servir de lien entre celle-ci et le fonctionnement d'un écosystème. Cependant, il est encore compliqué de déduire des lois générales depuis les expériences réalisées, notamment sans savoir exactement si ce sont les traits fonctionnelles des organismes dominants qui importent ou la diversité fonctionnelle totale. La recherche dans ce domaine doit continuer pour comprendre l'importance de cette biodiversité et son utilisation possible dans le management d'écosystèmes.
Ce review s'inscrit dans la question principale de la Biodiversity Ecosystem Functionning theory (BEF) : existe-il une relation entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Ici, les auteurs s’intéressent à une mesure particulière de la diversité : la diversité fonctionnelle. Celle-ci au lieu de mesurer comme il a été fait plus classiquement aux nombres d'espèces présentes ou à leurs abondances, va plutôt se concentrer sur des traits fonctionnels et leurs variations. Cependant, les auteurs soulignent que selon les cas, celle-ci peut être très fortement corrélée à la diversité spécifique.
Par la suite, les auteurs prennent le temps de définir les services écosystémiques ainsi que le fonctionnement d'un écosystème et rappellent qu'ici, il ne sera question que des fonctions d'un écosystème et que le lien avec les services écosystèmiques ne sont pas toujours clairement établi. Ici et comme dans la plupart des papiers s’intéressant à la BEF théorie, les auteurs s’intéresseront aux fonctions de l'écosystème influençant la production et la stabilité de l'écosystème.
L’intérêt de la communauté scientifique pour la relation entre fonctionnement d'un écosystème et diversité fonctionnelle débuta en 1990 avec une expérience de Tilman. Par la suite, de nombreuses expériences indiquèrent des résultats plus probants pour la diversité fonctionnelle que la diversité spécifique. Les expériences qui se sont accumulées par la suite semblent donner des relations positives entre la diversité de certains traits fonctionnels et la production ou la stabilité des écosystèmes.
Par la suite, deux mécanismes ont été identifiés.
Le premier appelé "diversity hypothesis", émis par Tilman considère qu'un nombre plus élevé de traits fonctionnelles permet l'exploitation d'un plus grand nombre de niches écologiques et donc de plus de ressources, augmentant ainsi la production d'un écosystème.
La deuxième hypothèse appelé "mass ratio hypothesis" émis par Grime stipule que ce sont les entrées des producteurs primaires dominants qui compte. Mesurer leurs traits fonctionnelles permet donc d'obtenir la production d'un écosystème.
Ces deux mécanismes ne sont pas opposés, le premier se concentrant sur la diversité et le deuxième sur la composition des communautés. L'importance relative de chacun reste encore en débat et les expériences continuent à s'accumuler pour tenter d'y répondre.
Enfin les auteurs rappellent que la diversité fonctionnelle comme les autres diversités dépendent aussi d'autres facteurs tels que les facteurs abiotiques ou encore les perturbations subis par l'écosystème.
Les auteurs concluent en disant que la diversité fonctionnelle est une des mesures de biodiversité qui a fourni jusqu'ici les résultats les plus satisfaisants pour expliquer les propriétés d'un écosystème. Ainsi, bien que parfois compliqué à mesurer, elle peut soit offrir une alternative à la diversité spécifique soit servir de lien entre celle-ci et le fonctionnement d'un écosystème. Cependant, il est encore compliqué de déduire des lois générales depuis les expériences réalisées, notamment sans savoir exactement si ce sont les traits fonctionnelles des organismes dominants qui importent ou la diversité fonctionnelle totale. La recherche dans ce domaine doit continuer pour comprendre l'importance de cette biodiversité et son utilisation possible dans le management d'écosystèmes.
Rigueur de la review
Les auteurs et le laboratoire ne semblent pas suggérer un quelconque conflit d'interêt et la review est globalement sérieuse. Cependant, les auteurs travaillent actuellement dans le domaine discuté et une part de leur objectivité peut être influencé. Notamment la plupart des exemples ici s'interessent aux expériences "réussis" sans trop developper les expériences aux résultats négatifs ou encore aux biais possibles. De plus, il est important de noter qu'ici on parle majoritairement de producteurs primaires.
Les auteurs et le laboratoire ne semblent pas suggérer un quelconque conflit d'interêt et la review est globalement sérieuse. Cependant, les auteurs travaillent actuellement dans le domaine discuté et une part de leur objectivité peut être influencé. Notamment la plupart des exemples ici s'interessent aux expériences "réussis" sans trop developper les expériences aux résultats négatifs ou encore aux biais possibles. De plus, il est important de noter qu'ici on parle majoritairement de producteurs primaires.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review bien qu'assez courte par rapport à l'ensemble du travail effectué dans ce domaine permet de fournir un regard d'ensemble sur l'état actuel de la recherche sur la diversité fonctionnelle et le fonctionnement d'un écosystème. Ainsi, elle apporte des éléments de réponses aux questions suivantes : existe-il vraiment une relation entre biodiversité et fonctionnement d'un écosystème et si oui, quel biodiversité mesurer ?
La diversité fonctionnelle est une des mesures les plus prometteuses pour connecter biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Il est cependant important de garder en tête les limites des recherches actuelles et la nécessité de continuer et améliorer celles-ci.
Fort de ces connaissances, nous devons continuer à faire le tour des autres mesures de la diversité puis vérifier ensuite le lien entre fonctionnement d'un écosystème et services écosystémiques.
Cette review bien qu'assez courte par rapport à l'ensemble du travail effectué dans ce domaine permet de fournir un regard d'ensemble sur l'état actuel de la recherche sur la diversité fonctionnelle et le fonctionnement d'un écosystème. Ainsi, elle apporte des éléments de réponses aux questions suivantes : existe-il vraiment une relation entre biodiversité et fonctionnement d'un écosystème et si oui, quel biodiversité mesurer ?
La diversité fonctionnelle est une des mesures les plus prometteuses pour connecter biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Il est cependant important de garder en tête les limites des recherches actuelles et la nécessité de continuer et améliorer celles-ci.
Fort de ces connaissances, nous devons continuer à faire le tour des autres mesures de la diversité puis vérifier ensuite le lien entre fonctionnement d'un écosystème et services écosystémiques.
Publiée il y a plus de 10 ans
par
C. Perret.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.
Review : Relationships between functional diversity and ecosystem functioning: A review
Titre de la review
Existe-il une relation entre la diversité fonctionnelle et le fonctionnement des écosystème ?
Existe-il une relation entre la diversité fonctionnelle et le fonctionnement des écosystème ?
Résumé de la review
Ce review s'inscrit dans la question principale de la Biodiversity Ecosystem Functionning theory (BEF) : existe-il une relation entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Ici, les auteurs s’intéressent à une mesure particulière de la diversité : la diversité fonctionnelle. Celle-ci au lieu de mesurer comme il a été fait plus classiquement aux nombres d'espèces présentes ou à leurs abondances, va plutôt se concentrer sur des traits fonctionnels et leurs variations. Cependant, les auteurs soulignent que selon les cas, celle-ci peut être très fortement corrélée à la diversité spécifique.
Par la suite, les auteurs prennent le temps de définir les services écosystémiques ainsi que le fonctionnement d'un écosystème et rappellent qu'ici, il ne sera question que des fonctions d'un écosystème et que le lien avec les services écosystèmiques ne sont pas toujours clairement établi. Ici et comme dans la plupart des papiers s’intéressant à la BEF théorie, les auteurs s’intéresseront aux fonctions de l'écosystème influençant la production et la stabilité de l'écosystème.
L’intérêt de la communauté scientifique pour la relation entre fonctionnement d'un écosystème et diversité fonctionnelle débuta en 1990 avec une expérience de Tilman. Par la suite, de nombreuses expériences indiquèrent des résultats plus probants pour la diversité fonctionnelle que la diversité spécifique. Les expériences qui se sont accumulées par la suite semblent donner des relations positives entre la diversité de certains traits fonctionnels et la production ou la stabilité des écosystèmes.
Par la suite, deux mécanismes ont été identifiés.
Le premier appelé "diversity hypothesis", émis par Tilman considère qu'un nombre plus élevé de traits fonctionnelles permet l'exploitation d'un plus grand nombre de niches écologiques et donc de plus de ressources, augmentant ainsi la production d'un écosystème.
La deuxième hypothèse appelé "mass ratio hypothesis" émis par Grime stipule que ce sont les entrées des producteurs primaires dominants qui compte. Mesurer leurs traits fonctionnelles permet donc d'obtenir la production d'un écosystème.
Ces deux mécanismes ne sont pas opposés, le premier se concentrant sur la diversité et le deuxième sur la composition des communautés. L'importance relative de chacun reste encore en débat et les expériences continuent à s'accumuler pour tenter d'y répondre.
Enfin les auteurs rappellent que la diversité fonctionnelle comme les autres diversités dépendent aussi d'autres facteurs tels que les facteurs abiotiques ou encore les perturbations subis par l'écosystème.
Les auteurs concluent en disant que la diversité fonctionnelle est une des mesures de biodiversité qui a fourni jusqu'ici les résultats les plus satisfaisants pour expliquer les propriétés d'un écosystème. Ainsi, bien que parfois compliqué à mesurer, elle peut soit offrir une alternative à la diversité spécifique soit servir de lien entre celle-ci et le fonctionnement d'un écosystème. Cependant, il est encore compliqué de déduire des lois générales depuis les expériences réalisées, notamment sans savoir exactement si ce sont les traits fonctionnelles des organismes dominants qui importent ou la diversité fonctionnelle totale. La recherche dans ce domaine doit continuer pour comprendre l'importance de cette biodiversité et son utilisation possible dans le management d'écosystèmes.
Ce review s'inscrit dans la question principale de la Biodiversity Ecosystem Functionning theory (BEF) : existe-il une relation entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Ici, les auteurs s’intéressent à une mesure particulière de la diversité : la diversité fonctionnelle. Celle-ci au lieu de mesurer comme il a été fait plus classiquement aux nombres d'espèces présentes ou à leurs abondances, va plutôt se concentrer sur des traits fonctionnels et leurs variations. Cependant, les auteurs soulignent que selon les cas, celle-ci peut être très fortement corrélée à la diversité spécifique.
Par la suite, les auteurs prennent le temps de définir les services écosystémiques ainsi que le fonctionnement d'un écosystème et rappellent qu'ici, il ne sera question que des fonctions d'un écosystème et que le lien avec les services écosystèmiques ne sont pas toujours clairement établi. Ici et comme dans la plupart des papiers s’intéressant à la BEF théorie, les auteurs s’intéresseront aux fonctions de l'écosystème influençant la production et la stabilité de l'écosystème.
L’intérêt de la communauté scientifique pour la relation entre fonctionnement d'un écosystème et diversité fonctionnelle débuta en 1990 avec une expérience de Tilman. Par la suite, de nombreuses expériences indiquèrent des résultats plus probants pour la diversité fonctionnelle que la diversité spécifique. Les expériences qui se sont accumulées par la suite semblent donner des relations positives entre la diversité de certains traits fonctionnels et la production ou la stabilité des écosystèmes.
Par la suite, deux mécanismes ont été identifiés.
Le premier appelé "diversity hypothesis", émis par Tilman considère qu'un nombre plus élevé de traits fonctionnelles permet l'exploitation d'un plus grand nombre de niches écologiques et donc de plus de ressources, augmentant ainsi la production d'un écosystème.
La deuxième hypothèse appelé "mass ratio hypothesis" émis par Grime stipule que ce sont les entrées des producteurs primaires dominants qui compte. Mesurer leurs traits fonctionnelles permet donc d'obtenir la production d'un écosystème.
Ces deux mécanismes ne sont pas opposés, le premier se concentrant sur la diversité et le deuxième sur la composition des communautés. L'importance relative de chacun reste encore en débat et les expériences continuent à s'accumuler pour tenter d'y répondre.
Enfin les auteurs rappellent que la diversité fonctionnelle comme les autres diversités dépendent aussi d'autres facteurs tels que les facteurs abiotiques ou encore les perturbations subis par l'écosystème.
Les auteurs concluent en disant que la diversité fonctionnelle est une des mesures de biodiversité qui a fourni jusqu'ici les résultats les plus satisfaisants pour expliquer les propriétés d'un écosystème. Ainsi, bien que parfois compliqué à mesurer, elle peut soit offrir une alternative à la diversité spécifique soit servir de lien entre celle-ci et le fonctionnement d'un écosystème. Cependant, il est encore compliqué de déduire des lois générales depuis les expériences réalisées, notamment sans savoir exactement si ce sont les traits fonctionnelles des organismes dominants qui importent ou la diversité fonctionnelle totale. La recherche dans ce domaine doit continuer pour comprendre l'importance de cette biodiversité et son utilisation possible dans le management d'écosystèmes.
Rigueur de la review
Les auteurs et le laboratoire ne semblent pas suggérer un quelconque conflit d'interêt et la review est globalement sérieuse. Cependant, les auteurs travaillent actuellement dans le domaine discuté et une part de leur objectivité peut être influencé. Notamment la plupart des exemples ici s'interessent aux expériences "réussis" sans trop developper les expériences aux résultats négatifs ou encore aux biais possibles. De plus, il est important de noter qu'ici on parle majoritairement de producteurs primaires.
Les auteurs et le laboratoire ne semblent pas suggérer un quelconque conflit d'interêt et la review est globalement sérieuse. Cependant, les auteurs travaillent actuellement dans le domaine discuté et une part de leur objectivité peut être influencé. Notamment la plupart des exemples ici s'interessent aux expériences "réussis" sans trop developper les expériences aux résultats négatifs ou encore aux biais possibles. De plus, il est important de noter qu'ici on parle majoritairement de producteurs primaires.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review bien qu'assez courte par rapport à l'ensemble du travail effectué dans ce domaine permet de fournir un regard d'ensemble sur l'état actuel de la recherche sur la diversité fonctionnelle et le fonctionnement d'un écosystème. Ainsi, elle apporte des éléments de réponses aux questions suivantes : existe-il vraiment une relation entre biodiversité et fonctionnement d'un écosystème et si oui, quel biodiversité mesurer ?
La diversité fonctionnelle est une des mesures les plus prometteuses pour connecter biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Il est cependant important de garder en tête les limites des recherches actuelles et la nécessité de continuer et améliorer celles-ci.
Fort de ces connaissances, nous devons continuer à faire le tour des autres mesures de la diversité puis vérifier ensuite le lien entre fonctionnement d'un écosystème et services écosystémiques.
Cette review bien qu'assez courte par rapport à l'ensemble du travail effectué dans ce domaine permet de fournir un regard d'ensemble sur l'état actuel de la recherche sur la diversité fonctionnelle et le fonctionnement d'un écosystème. Ainsi, elle apporte des éléments de réponses aux questions suivantes : existe-il vraiment une relation entre biodiversité et fonctionnement d'un écosystème et si oui, quel biodiversité mesurer ?
La diversité fonctionnelle est une des mesures les plus prometteuses pour connecter biodiversité et fonctionnement des écosystèmes. Il est cependant important de garder en tête les limites des recherches actuelles et la nécessité de continuer et améliorer celles-ci.
Fort de ces connaissances, nous devons continuer à faire le tour des autres mesures de la diversité puis vérifier ensuite le lien entre fonctionnement d'un écosystème et services écosystémiques.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.