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La réorganisation des communautés de mammifères survivants après l'extinction de la mégafaune de la fin du Pléistocène
La réorganisation des communautés de mammifères survivants après l'extinction de la mégafaune de la fin du Pléistocène
Introduction à l'article
De nos jours, l’activité humaine expose certaines espèces de grands mammifères à des risques élevés d’extinction. Ces extinctions pourraient avoir de sérieuses conséquences sur les communautés auxquels ils appartiennent.
À la fin du Pléistocène, une disparition importante d’espèces de grands mammifères a eu lieu, tels que les mammouths (Mammuthus sp.) ou tigres à dents de sabres (Smilodon sp.). Les causes de ces extinctions sont encore très débattues. Néanmoins l'examen de l'impact de ces extinctions sur les écosystèmes passés peut être intéressant pour comprendre celui des extinctions actuelles sur les écosystèmes présents.
Pour évaluer cet impact, les auteurs ont réalisé un suivi des communautés de la fin du Pléistocène à l’aide de données fossiles, présentes en quantité importante pour cette période géologique et cette faune.
De nos jours, l’activité humaine expose certaines espèces de grands mammifères à des risques élevés d’extinction. Ces extinctions pourraient avoir de sérieuses conséquences sur les communautés auxquels ils appartiennent.
À la fin du Pléistocène, une disparition importante d’espèces de grands mammifères a eu lieu, tels que les mammouths (Mammuthus sp.) ou tigres à dents de sabres (Smilodon sp.). Les causes de ces extinctions sont encore très débattues. Néanmoins l'examen de l'impact de ces extinctions sur les écosystèmes passés peut être intéressant pour comprendre celui des extinctions actuelles sur les écosystèmes présents.
Pour évaluer cet impact, les auteurs ont réalisé un suivi des communautés de la fin du Pléistocène à l’aide de données fossiles, présentes en quantité importante pour cette période géologique et cette faune.
Expériences de l'article
Utilisation de la taille des niches, de l’occupation des espèces et de la co-occurrence des espèces pour examiner l’assemblage des communautés de gros mammifères durant la transition Pléistocène-Holocène. Les données d’occurrence de mammifères utilisés sont celles datant de la fin du Pléistocène, de l’Holocène et de la période dite « récente ». Ces données comprennent 93 espèces de mammifères avec un poids supérieur à 1 Kg.
L’analyse se fait sur des paires d’espèces « survivantes » qui sont associées à un poids (Test de Fisher) qui quantifie la robustesse de la co-occurrence. Les paires d’espèces sont considérées comme agrégées quand les espèces se rencontrent plus souvent que prévu par le hasard et comme ségrégées dans le cas inverse (poids négatifs).
Estimation de l’extinction et des changements climatiques qui sont connus pour avoir des effets sur l’assemblement des communautés.
Calcul des composantes biotiques et abiotiques de la cooccurrence.
Utilisation de la taille des niches, de l’occupation des espèces et de la co-occurrence des espèces pour examiner l’assemblage des communautés de gros mammifères durant la transition Pléistocène-Holocène. Les données d’occurrence de mammifères utilisés sont celles datant de la fin du Pléistocène, de l’Holocène et de la période dite « récente ». Ces données comprennent 93 espèces de mammifères avec un poids supérieur à 1 Kg.
L’analyse se fait sur des paires d’espèces « survivantes » qui sont associées à un poids (Test de Fisher) qui quantifie la robustesse de la co-occurrence. Les paires d’espèces sont considérées comme agrégées quand les espèces se rencontrent plus souvent que prévu par le hasard et comme ségrégées dans le cas inverse (poids négatifs).
Estimation de l’extinction et des changements climatiques qui sont connus pour avoir des effets sur l’assemblement des communautés.
Calcul des composantes biotiques et abiotiques de la cooccurrence.
Résultats de l'article
Les résultats montrent que la transition Pléistocène – Holocène a été caractérisée par des changements d’occupation, de taille de niche et de modèles d’associations.
La perte de la mégafaune a entraîné la perturbation d’un réseau d’interaction entre espèces qui soutenait des niveaux élevés d’agrégation et a conduit à une faune moderne avec des associations d’espèces régulées plus fortement par le climat et la dispersion (augmentation de la ségrégation).
Les mécanismes biotiques comme les interactions d’espèces participent aux assemblages des communautés de mammifères en affectant la co-ocurrence des espèces à l’échelle continentale. Cependant, les mécanismes biotiques ont désormais un rôle réduit dans ces co-occurences et ce changement a été motivé par l’extinction de la mégafaune du Pléistocène. Ainsi, les facteurs biotiques (disparition de la mégafaune ou arrivée de l'Homme) et non les facteurs climatiques sont responsables du bouleversement écologique après la fin du Pléistocène.
Les résultats montrent que la transition Pléistocène – Holocène a été caractérisée par des changements d’occupation, de taille de niche et de modèles d’associations.
La perte de la mégafaune a entraîné la perturbation d’un réseau d’interaction entre espèces qui soutenait des niveaux élevés d’agrégation et a conduit à une faune moderne avec des associations d’espèces régulées plus fortement par le climat et la dispersion (augmentation de la ségrégation).
Les mécanismes biotiques comme les interactions d’espèces participent aux assemblages des communautés de mammifères en affectant la co-ocurrence des espèces à l’échelle continentale. Cependant, les mécanismes biotiques ont désormais un rôle réduit dans ces co-occurences et ce changement a été motivé par l’extinction de la mégafaune du Pléistocène. Ainsi, les facteurs biotiques (disparition de la mégafaune ou arrivée de l'Homme) et non les facteurs climatiques sont responsables du bouleversement écologique après la fin du Pléistocène.
Rigueur de l'article
Les espèces sélectionnées dans cet article pour représenter la mégafaune mammifère sont des espèces avec un poids supérieur à 1kg ce qui est bien inférieur à la masse généralement utilisée dans d'autres articles traitant de la mégafaune, masse se situant plutôt aux alentours de 44kg.
Les espèces sélectionnées dans cet article pour représenter la mégafaune mammifère sont des espèces avec un poids supérieur à 1kg ce qui est bien inférieur à la masse généralement utilisée dans d'autres articles traitant de la mégafaune, masse se situant plutôt aux alentours de 44kg.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article met en évidence que les facteurs biotiques auraient eu un impact plus important que les facteurs abiotiques (climatiques) sur les extinctions propres à cette période. Par ailleurs, il met aussi en évidence les conséquences de ces extinctions sur l'assemblage de communautés et la régulation de ces dernières.
Cet article met en évidence que les facteurs biotiques auraient eu un impact plus important que les facteurs abiotiques (climatiques) sur les extinctions propres à cette période. Par ailleurs, il met aussi en évidence les conséquences de ces extinctions sur l'assemblage de communautés et la régulation de ces dernières.
ANIKÓ B. TÓTH, S. KATHLEEN LYONS, W. ANDREW BARR, ANNA K. BEHRENSMEYER, JESSICA L. BLOIS, RENÉ BOBE, MATT DAVIS, ANDREW DU, JUSSI T. ERONEN, J. TYLER FAITH, DANIELLE FRASER, NICHOLAS J. GOTELLI, GARY R. GRAVES, ADVAIT M. JUKAR, JOSHUA H. MILLER, SILVIA PINEDA-MUNOZ, LAURA C. SOUL, AMELIA VILLASEÑOR, JOHN ALROY
Titre de l'article
La réorganisation des communautés de mammifères survivants après l'extinction de la mégafaune de la fin du Pléistocène
La réorganisation des communautés de mammifères survivants après l'extinction de la mégafaune de la fin du Pléistocène
Introduction à l'article
De nos jours, l’activité humaine expose certaines espèces de grands mammifères à des risques élevés d’extinction. Ces extinctions pourraient avoir de sérieuses conséquences sur les communautés auxquels ils appartiennent.
À la fin du Pléistocène, une disparition importante d’espèces de grands mammifères a eu lieu, tels que les mammouths (Mammuthus sp.) ou tigres à dents de sabres (Smilodon sp.). Les causes de ces extinctions sont encore très débattues. Néanmoins l'examen de l'impact de ces extinctions sur les écosystèmes passés peut être intéressant pour comprendre celui des extinctions actuelles sur les écosystèmes présents.
Pour évaluer cet impact, les auteurs ont réalisé un suivi des communautés de la fin du Pléistocène à l’aide de données fossiles, présentes en quantité importante pour cette période géologique et cette faune.
De nos jours, l’activité humaine expose certaines espèces de grands mammifères à des risques élevés d’extinction. Ces extinctions pourraient avoir de sérieuses conséquences sur les communautés auxquels ils appartiennent.
À la fin du Pléistocène, une disparition importante d’espèces de grands mammifères a eu lieu, tels que les mammouths (Mammuthus sp.) ou tigres à dents de sabres (Smilodon sp.). Les causes de ces extinctions sont encore très débattues. Néanmoins l'examen de l'impact de ces extinctions sur les écosystèmes passés peut être intéressant pour comprendre celui des extinctions actuelles sur les écosystèmes présents.
Pour évaluer cet impact, les auteurs ont réalisé un suivi des communautés de la fin du Pléistocène à l’aide de données fossiles, présentes en quantité importante pour cette période géologique et cette faune.
Expériences de l'article
Utilisation de la taille des niches, de l’occupation des espèces et de la co-occurrence des espèces pour examiner l’assemblage des communautés de gros mammifères durant la transition Pléistocène-Holocène. Les données d’occurrence de mammifères utilisés sont celles datant de la fin du Pléistocène, de l’Holocène et de la période dite « récente ». Ces données comprennent 93 espèces de mammifères avec un poids supérieur à 1 Kg.
L’analyse se fait sur des paires d’espèces « survivantes » qui sont associées à un poids (Test de Fisher) qui quantifie la robustesse de la co-occurrence. Les paires d’espèces sont considérées comme agrégées quand les espèces se rencontrent plus souvent que prévu par le hasard et comme ségrégées dans le cas inverse (poids négatifs).
Estimation de l’extinction et des changements climatiques qui sont connus pour avoir des effets sur l’assemblement des communautés.
Calcul des composantes biotiques et abiotiques de la cooccurrence.
Utilisation de la taille des niches, de l’occupation des espèces et de la co-occurrence des espèces pour examiner l’assemblage des communautés de gros mammifères durant la transition Pléistocène-Holocène. Les données d’occurrence de mammifères utilisés sont celles datant de la fin du Pléistocène, de l’Holocène et de la période dite « récente ». Ces données comprennent 93 espèces de mammifères avec un poids supérieur à 1 Kg.
L’analyse se fait sur des paires d’espèces « survivantes » qui sont associées à un poids (Test de Fisher) qui quantifie la robustesse de la co-occurrence. Les paires d’espèces sont considérées comme agrégées quand les espèces se rencontrent plus souvent que prévu par le hasard et comme ségrégées dans le cas inverse (poids négatifs).
Estimation de l’extinction et des changements climatiques qui sont connus pour avoir des effets sur l’assemblement des communautés.
Calcul des composantes biotiques et abiotiques de la cooccurrence.
Résultats de l'article
Les résultats montrent que la transition Pléistocène – Holocène a été caractérisée par des changements d’occupation, de taille de niche et de modèles d’associations.
La perte de la mégafaune a entraîné la perturbation d’un réseau d’interaction entre espèces qui soutenait des niveaux élevés d’agrégation et a conduit à une faune moderne avec des associations d’espèces régulées plus fortement par le climat et la dispersion (augmentation de la ségrégation).
Les mécanismes biotiques comme les interactions d’espèces participent aux assemblages des communautés de mammifères en affectant la co-ocurrence des espèces à l’échelle continentale. Cependant, les mécanismes biotiques ont désormais un rôle réduit dans ces co-occurences et ce changement a été motivé par l’extinction de la mégafaune du Pléistocène. Ainsi, les facteurs biotiques (disparition de la mégafaune ou arrivée de l'Homme) et non les facteurs climatiques sont responsables du bouleversement écologique après la fin du Pléistocène.
Les résultats montrent que la transition Pléistocène – Holocène a été caractérisée par des changements d’occupation, de taille de niche et de modèles d’associations.
La perte de la mégafaune a entraîné la perturbation d’un réseau d’interaction entre espèces qui soutenait des niveaux élevés d’agrégation et a conduit à une faune moderne avec des associations d’espèces régulées plus fortement par le climat et la dispersion (augmentation de la ségrégation).
Les mécanismes biotiques comme les interactions d’espèces participent aux assemblages des communautés de mammifères en affectant la co-ocurrence des espèces à l’échelle continentale. Cependant, les mécanismes biotiques ont désormais un rôle réduit dans ces co-occurences et ce changement a été motivé par l’extinction de la mégafaune du Pléistocène. Ainsi, les facteurs biotiques (disparition de la mégafaune ou arrivée de l'Homme) et non les facteurs climatiques sont responsables du bouleversement écologique après la fin du Pléistocène.
Rigueur de l'article
Les espèces sélectionnées dans cet article pour représenter la mégafaune mammifère sont des espèces avec un poids supérieur à 1kg ce qui est bien inférieur à la masse généralement utilisée dans d'autres articles traitant de la mégafaune, masse se situant plutôt aux alentours de 44kg.
Les espèces sélectionnées dans cet article pour représenter la mégafaune mammifère sont des espèces avec un poids supérieur à 1kg ce qui est bien inférieur à la masse généralement utilisée dans d'autres articles traitant de la mégafaune, masse se situant plutôt aux alentours de 44kg.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article met en évidence que les facteurs biotiques auraient eu un impact plus important que les facteurs abiotiques (climatiques) sur les extinctions propres à cette période. Par ailleurs, il met aussi en évidence les conséquences de ces extinctions sur l'assemblage de communautés et la régulation de ces dernières.
Cet article met en évidence que les facteurs biotiques auraient eu un impact plus important que les facteurs abiotiques (climatiques) sur les extinctions propres à cette période. Par ailleurs, il met aussi en évidence les conséquences de ces extinctions sur l'assemblage de communautés et la régulation de ces dernières.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.