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Résuscitation et résurrection : les éthiques de cloner de guépards, des mammouths et des Néanderthals
Résuscitation et résurrection : les éthiques de cloner de guépards, des mammouths et des Néanderthals
Résumé de la review
Il est maintenant possible de cloner des animaux de compagnie et du bétail. Cloner dans un but de conservation serait la prochaine étape. Cependant des considérations éthiques sont à prendre en compte. Ce sont les espèces les plus charismatiques qui profiteront en premier de ces innovations techniques, même si elles ne sont pas forcément les plus menacées. Le guépard est ainsi un cas intéressant. Selon la vue kantienne on cherche à cloner les espèces par devoir moral de protection pour la planète. Mais une vue utilitariste serait ici plus intéressante. En effet, en clonant les guépards on intéresserait les donneurs financiers et le public sur leur environnement, permettant de protéger les autres espèces locales. De plus, en les comprenant mieux on pourra mieux les protéger. Les guépards ayant un problème de diversité génétique, la manipulation génétique sur des clones pourrait rendre les populations plus résilientes tout en maîtrisant mieux la thérapie génique.
Cependant, le clonage de guépard ne résout pas les causes de leur extinction. Ce n'est donc pas une obligation éthique. De plus, d'un point de vue utilitariste, les inconvénients sont financiers (ressources plus utiles pour des programmes de conservation plus efficaces), les guépards sont protégés et le clonage nécessite un grand nombre d'embryon, ce qui affecte négativement leur santé. Le coût de plusieurs individus surpasse celui d'en créer un. C'est donc non éthique si distrait des efforts de préservation.
Le clonage pourrait également ramener une espèce disparue à la vie, comme les mammouths. Il est reproché aux chercheurs de jouer à Dieu et que ce qui n'est pas naturel est mauvais. Cependant ces arguments sont ténus et n'ont pas empêché de cloner Dolly.
L'homme serait responsable de l'extinction des mammouths, mais cela induit que les hommes actuels sont responsables des actes de leurs ancêtres. Or, les hommes chassaient pour survivre. L'aspect utilitariste du clonage de mammouth est plus prometteur. En effet, la science profiterait de nombreuses avancées, on aurait une meilleure connaissance des mammouths, mais aussi de leur ordre, les Proboscidiens. De plus, les différents acteurs auraient des retours intéressants, si un projet privé se réalise : sources de financement pour les laboratoires et profits pour les institutions accueillant les organismes revenus à la vie, grâce aux visiteurs venant s'émerveiller de ce prodige.
Mais le retour à la vie d'un mammouth n'aurait pas que des avantages. D'un point de vue déontologique, l'impossibilité d'universaliser ces techniques aux autres espèces disparues est un problème. De plus, si les clones sont justes destinés à des zoos et laboratoires, alors ils ne sont que des moyens et non des buts, ce qui est éthiquement problématique. De plus, le clonage sera très coûteux et il ne serait pas éthique qu'il utilise des fonds qui auraient pu être attribués pour des programmes de conservation plus efficaces. L'individu cloné sera l'unique représentant de son espèce et donc une espèce protégée. Or, il est moralement inacceptable qu'une espèce n'existant pas dépasse le statut moral d'une espèce toujours vivante. De plus, la récolte d'oocytes d'Elephant d'Asie serait néfaste pour cette espèce en danger. Un autre coût est que les mammouth sont sociaux, il faudrait donc plusieurs clones génétiquement différents pour maintenir naturellement une population. Mais il faudrait également résoudre le problème de l'adaptation au climat, qui a sûrement joué un rôle dans la disparition des mammouths. Inversement, l'habitat doit pouvoir supporter des animaux se nourrissant de 180 kg d'herbes par jour. Ce qui aura des impacts importants sur les écosystèmes locaux.
Les inconvénients sont clairement identifiés et ne sont pas contrebalancés par des bénéfices trop vagues. Cependant plusieurs de ces inconvénients peuvent être minimisés avec de bonnes restrictions. C'est donc éthiquement ni prohibé et ni encouragé.
Il est maintenant possible de cloner des animaux de compagnie et du bétail. Cloner dans un but de conservation serait la prochaine étape. Cependant des considérations éthiques sont à prendre en compte. Ce sont les espèces les plus charismatiques qui profiteront en premier de ces innovations techniques, même si elles ne sont pas forcément les plus menacées. Le guépard est ainsi un cas intéressant. Selon la vue kantienne on cherche à cloner les espèces par devoir moral de protection pour la planète. Mais une vue utilitariste serait ici plus intéressante. En effet, en clonant les guépards on intéresserait les donneurs financiers et le public sur leur environnement, permettant de protéger les autres espèces locales. De plus, en les comprenant mieux on pourra mieux les protéger. Les guépards ayant un problème de diversité génétique, la manipulation génétique sur des clones pourrait rendre les populations plus résilientes tout en maîtrisant mieux la thérapie génique.
Cependant, le clonage de guépard ne résout pas les causes de leur extinction. Ce n'est donc pas une obligation éthique. De plus, d'un point de vue utilitariste, les inconvénients sont financiers (ressources plus utiles pour des programmes de conservation plus efficaces), les guépards sont protégés et le clonage nécessite un grand nombre d'embryon, ce qui affecte négativement leur santé. Le coût de plusieurs individus surpasse celui d'en créer un. C'est donc non éthique si distrait des efforts de préservation.
Le clonage pourrait également ramener une espèce disparue à la vie, comme les mammouths. Il est reproché aux chercheurs de jouer à Dieu et que ce qui n'est pas naturel est mauvais. Cependant ces arguments sont ténus et n'ont pas empêché de cloner Dolly.
L'homme serait responsable de l'extinction des mammouths, mais cela induit que les hommes actuels sont responsables des actes de leurs ancêtres. Or, les hommes chassaient pour survivre. L'aspect utilitariste du clonage de mammouth est plus prometteur. En effet, la science profiterait de nombreuses avancées, on aurait une meilleure connaissance des mammouths, mais aussi de leur ordre, les Proboscidiens. De plus, les différents acteurs auraient des retours intéressants, si un projet privé se réalise : sources de financement pour les laboratoires et profits pour les institutions accueillant les organismes revenus à la vie, grâce aux visiteurs venant s'émerveiller de ce prodige.
Mais le retour à la vie d'un mammouth n'aurait pas que des avantages. D'un point de vue déontologique, l'impossibilité d'universaliser ces techniques aux autres espèces disparues est un problème. De plus, si les clones sont justes destinés à des zoos et laboratoires, alors ils ne sont que des moyens et non des buts, ce qui est éthiquement problématique. De plus, le clonage sera très coûteux et il ne serait pas éthique qu'il utilise des fonds qui auraient pu être attribués pour des programmes de conservation plus efficaces. L'individu cloné sera l'unique représentant de son espèce et donc une espèce protégée. Or, il est moralement inacceptable qu'une espèce n'existant pas dépasse le statut moral d'une espèce toujours vivante. De plus, la récolte d'oocytes d'Elephant d'Asie serait néfaste pour cette espèce en danger. Un autre coût est que les mammouth sont sociaux, il faudrait donc plusieurs clones génétiquement différents pour maintenir naturellement une population. Mais il faudrait également résoudre le problème de l'adaptation au climat, qui a sûrement joué un rôle dans la disparition des mammouths. Inversement, l'habitat doit pouvoir supporter des animaux se nourrissant de 180 kg d'herbes par jour. Ce qui aura des impacts importants sur les écosystèmes locaux.
Les inconvénients sont clairement identifiés et ne sont pas contrebalancés par des bénéfices trop vagues. Cependant plusieurs de ces inconvénients peuvent être minimisés avec de bonnes restrictions. C'est donc éthiquement ni prohibé et ni encouragé.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review fait une mise au point sur ce que pourrait apporter écologiquement et socialement le clonage de guépards et de mammouths, et ce en analysant les points positifs et négatifs des arguments avancés par les défenseurs et les opposants de ces techniques.
Cette review fait une mise au point sur ce que pourrait apporter écologiquement et socialement le clonage de guépards et de mammouths, et ce en analysant les points positifs et négatifs des arguments avancés par les défenseurs et les opposants de ces techniques.
Remarques sur la review
La review n'a pas pu être résumée entièrement, j'ai jugé que la partie sur Néanderthal n'entrait pas dans le contexte de cette controverse et préféré réserver les caractères pour résumer de manière plus complète les parties sur les guépards et les mammouths
La review n'a pas pu être résumée entièrement, j'ai jugé que la partie sur Néanderthal n'entrait pas dans le contexte de cette controverse et préféré réserver les caractères pour résumer de manière plus complète les parties sur les guépards et les mammouths
Publiée il y a plus de 9 ans
par
J. Rodrigues.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Review : Resuscitation and resurrection: The ethics of cloning cheetahs, mammoths, and Neanderthals
Titre de la review
Résuscitation et résurrection : les éthiques de cloner de guépards, des mammouths et des Néanderthals
Résuscitation et résurrection : les éthiques de cloner de guépards, des mammouths et des Néanderthals
Résumé de la review
Il est maintenant possible de cloner des animaux de compagnie et du bétail. Cloner dans un but de conservation serait la prochaine étape. Cependant des considérations éthiques sont à prendre en compte. Ce sont les espèces les plus charismatiques qui profiteront en premier de ces innovations techniques, même si elles ne sont pas forcément les plus menacées. Le guépard est ainsi un cas intéressant. Selon la vue kantienne on cherche à cloner les espèces par devoir moral de protection pour la planète. Mais une vue utilitariste serait ici plus intéressante. En effet, en clonant les guépards on intéresserait les donneurs financiers et le public sur leur environnement, permettant de protéger les autres espèces locales. De plus, en les comprenant mieux on pourra mieux les protéger. Les guépards ayant un problème de diversité génétique, la manipulation génétique sur des clones pourrait rendre les populations plus résilientes tout en maîtrisant mieux la thérapie génique.
Cependant, le clonage de guépard ne résout pas les causes de leur extinction. Ce n'est donc pas une obligation éthique. De plus, d'un point de vue utilitariste, les inconvénients sont financiers (ressources plus utiles pour des programmes de conservation plus efficaces), les guépards sont protégés et le clonage nécessite un grand nombre d'embryon, ce qui affecte négativement leur santé. Le coût de plusieurs individus surpasse celui d'en créer un. C'est donc non éthique si distrait des efforts de préservation.
Le clonage pourrait également ramener une espèce disparue à la vie, comme les mammouths. Il est reproché aux chercheurs de jouer à Dieu et que ce qui n'est pas naturel est mauvais. Cependant ces arguments sont ténus et n'ont pas empêché de cloner Dolly.
L'homme serait responsable de l'extinction des mammouths, mais cela induit que les hommes actuels sont responsables des actes de leurs ancêtres. Or, les hommes chassaient pour survivre. L'aspect utilitariste du clonage de mammouth est plus prometteur. En effet, la science profiterait de nombreuses avancées, on aurait une meilleure connaissance des mammouths, mais aussi de leur ordre, les Proboscidiens. De plus, les différents acteurs auraient des retours intéressants, si un projet privé se réalise : sources de financement pour les laboratoires et profits pour les institutions accueillant les organismes revenus à la vie, grâce aux visiteurs venant s'émerveiller de ce prodige.
Mais le retour à la vie d'un mammouth n'aurait pas que des avantages. D'un point de vue déontologique, l'impossibilité d'universaliser ces techniques aux autres espèces disparues est un problème. De plus, si les clones sont justes destinés à des zoos et laboratoires, alors ils ne sont que des moyens et non des buts, ce qui est éthiquement problématique. De plus, le clonage sera très coûteux et il ne serait pas éthique qu'il utilise des fonds qui auraient pu être attribués pour des programmes de conservation plus efficaces. L'individu cloné sera l'unique représentant de son espèce et donc une espèce protégée. Or, il est moralement inacceptable qu'une espèce n'existant pas dépasse le statut moral d'une espèce toujours vivante. De plus, la récolte d'oocytes d'Elephant d'Asie serait néfaste pour cette espèce en danger. Un autre coût est que les mammouth sont sociaux, il faudrait donc plusieurs clones génétiquement différents pour maintenir naturellement une population. Mais il faudrait également résoudre le problème de l'adaptation au climat, qui a sûrement joué un rôle dans la disparition des mammouths. Inversement, l'habitat doit pouvoir supporter des animaux se nourrissant de 180 kg d'herbes par jour. Ce qui aura des impacts importants sur les écosystèmes locaux.
Les inconvénients sont clairement identifiés et ne sont pas contrebalancés par des bénéfices trop vagues. Cependant plusieurs de ces inconvénients peuvent être minimisés avec de bonnes restrictions. C'est donc éthiquement ni prohibé et ni encouragé.
Il est maintenant possible de cloner des animaux de compagnie et du bétail. Cloner dans un but de conservation serait la prochaine étape. Cependant des considérations éthiques sont à prendre en compte. Ce sont les espèces les plus charismatiques qui profiteront en premier de ces innovations techniques, même si elles ne sont pas forcément les plus menacées. Le guépard est ainsi un cas intéressant. Selon la vue kantienne on cherche à cloner les espèces par devoir moral de protection pour la planète. Mais une vue utilitariste serait ici plus intéressante. En effet, en clonant les guépards on intéresserait les donneurs financiers et le public sur leur environnement, permettant de protéger les autres espèces locales. De plus, en les comprenant mieux on pourra mieux les protéger. Les guépards ayant un problème de diversité génétique, la manipulation génétique sur des clones pourrait rendre les populations plus résilientes tout en maîtrisant mieux la thérapie génique.
Cependant, le clonage de guépard ne résout pas les causes de leur extinction. Ce n'est donc pas une obligation éthique. De plus, d'un point de vue utilitariste, les inconvénients sont financiers (ressources plus utiles pour des programmes de conservation plus efficaces), les guépards sont protégés et le clonage nécessite un grand nombre d'embryon, ce qui affecte négativement leur santé. Le coût de plusieurs individus surpasse celui d'en créer un. C'est donc non éthique si distrait des efforts de préservation.
Le clonage pourrait également ramener une espèce disparue à la vie, comme les mammouths. Il est reproché aux chercheurs de jouer à Dieu et que ce qui n'est pas naturel est mauvais. Cependant ces arguments sont ténus et n'ont pas empêché de cloner Dolly.
L'homme serait responsable de l'extinction des mammouths, mais cela induit que les hommes actuels sont responsables des actes de leurs ancêtres. Or, les hommes chassaient pour survivre. L'aspect utilitariste du clonage de mammouth est plus prometteur. En effet, la science profiterait de nombreuses avancées, on aurait une meilleure connaissance des mammouths, mais aussi de leur ordre, les Proboscidiens. De plus, les différents acteurs auraient des retours intéressants, si un projet privé se réalise : sources de financement pour les laboratoires et profits pour les institutions accueillant les organismes revenus à la vie, grâce aux visiteurs venant s'émerveiller de ce prodige.
Mais le retour à la vie d'un mammouth n'aurait pas que des avantages. D'un point de vue déontologique, l'impossibilité d'universaliser ces techniques aux autres espèces disparues est un problème. De plus, si les clones sont justes destinés à des zoos et laboratoires, alors ils ne sont que des moyens et non des buts, ce qui est éthiquement problématique. De plus, le clonage sera très coûteux et il ne serait pas éthique qu'il utilise des fonds qui auraient pu être attribués pour des programmes de conservation plus efficaces. L'individu cloné sera l'unique représentant de son espèce et donc une espèce protégée. Or, il est moralement inacceptable qu'une espèce n'existant pas dépasse le statut moral d'une espèce toujours vivante. De plus, la récolte d'oocytes d'Elephant d'Asie serait néfaste pour cette espèce en danger. Un autre coût est que les mammouth sont sociaux, il faudrait donc plusieurs clones génétiquement différents pour maintenir naturellement une population. Mais il faudrait également résoudre le problème de l'adaptation au climat, qui a sûrement joué un rôle dans la disparition des mammouths. Inversement, l'habitat doit pouvoir supporter des animaux se nourrissant de 180 kg d'herbes par jour. Ce qui aura des impacts importants sur les écosystèmes locaux.
Les inconvénients sont clairement identifiés et ne sont pas contrebalancés par des bénéfices trop vagues. Cependant plusieurs de ces inconvénients peuvent être minimisés avec de bonnes restrictions. C'est donc éthiquement ni prohibé et ni encouragé.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review fait une mise au point sur ce que pourrait apporter écologiquement et socialement le clonage de guépards et de mammouths, et ce en analysant les points positifs et négatifs des arguments avancés par les défenseurs et les opposants de ces techniques.
Cette review fait une mise au point sur ce que pourrait apporter écologiquement et socialement le clonage de guépards et de mammouths, et ce en analysant les points positifs et négatifs des arguments avancés par les défenseurs et les opposants de ces techniques.
Remarques sur la review
La review n'a pas pu être résumée entièrement, j'ai jugé que la partie sur Néanderthal n'entrait pas dans le contexte de cette controverse et préféré réserver les caractères pour résumer de manière plus complète les parties sur les guépards et les mammouths
La review n'a pas pu être résumée entièrement, j'ai jugé que la partie sur Néanderthal n'entrait pas dans le contexte de cette controverse et préféré réserver les caractères pour résumer de manière plus complète les parties sur les guépards et les mammouths
Dernière modification il y a plus de 9 ans.