Recent accomplishments in the fields of nuclear transfer and genomics, such as the cloned offspring production
from frozen mouse cells, cryopreserved at not too low temperatures without cryoprotectors; or the sequencing of
wooly mammoth genome, have opened the opportunity for the revival of extinct species. As expected, they are
receiving a lot of publicity in the media and also scientific attention. Furthermore, it was recently published the
‘‘revival’’ of the first extinct subspecie: the Pyrenean ibex (Capra pyrenaica pyrenaica), a wild goat extinct in 2000.
This strengthens the field of cloning as it had been tarnished by induced pluripotent stem cells (iPS) and other
methods of reprogramming. However, for biological conservation purposes, cloning is not generally accepted as
an alternative for animal conservation, and there is an ongoing debate between reproductive scientists and
conservation specialists. Although we believe that nuclear transfer technologies have an opportunity in conservation
efforts for some species that are on the brink of extinction and that population status, geographical
isolation, reproductive characteristics, and human pressure create a situation that is almost unsustainable. In this
article we discuss the barriers in cloning mammoths and cloning controversies in conservation from a zoological
perspective, citing the species that might benefit from nuclear transfer techniques in the arduous journey so as
not to disappear forever from this, our world.
Titre de la review
Résurrection d'espèce éteintes par transfert nucléaire: espoir pour les mammouths, vérité pour le bouquetin des Pyrénées, mais est-ce le moment pour le "clonage conservatif"?
Résurrection d'espèce éteintes par transfert nucléaire: espoir pour les mammouths, vérité pour le bouquetin des Pyrénées, mais est-ce le moment pour le "clonage conservatif"?
Résumé de la review
Le clonage de Dolly et le projet de clonage du tigre de tasmanie en 1999 ont relancé l’idée de « résurrection » d’espèces disparues, notamment via la méthode de transfert de noyau de cellule somatique (SCNT).
L’amélioration des méthodes de SCNT et les divers succès réalisés à partir de cellules obtenues sur des spécimens de musées ont rendu la « résurrection » d’espèces de plus en plus possible, entraînant un fort intérêt du public, soutenu par la communauté scientifique. Un exemple type est l’engouement autour des tentatives de reconstitution du mammouth laineux. Ce rêve est devenu une réalité avec la naissance d’un bouquetin des Pyrénées (Capra pyreneica pyreneica) via la méthode SCNT, en utilisant des cellules somatiques de la dernière femelle de cette espèce et des oocytes de chèvres domestiques. En 2003, cette expérience de Folch et col. (First birth of an animal from an extinct subspecies (Capra pyrenaica pyrenaica) by cloning) s’est soldée par un échec (seulement deux grossesses déclenchées, qui n’ont rien donné), mais ils ont réussi en 2009 à obtenir la naissance d’un bouquetin des Pyrénées vivant. L’individu est cependant mort quelques minutes après sa naissance. Ces résultats ont ajouté à l’engouement pour la « résurrection » d’espèces, et offrent une possibilité pour les SCNT d’être utilisées pour la conservation d’espèces en danger d’extinction.
Selon l’IUCN, le nombre d’espèces menacées ne cesse d’augmenter. En se basant sur ces chiffres et sur le lien entre survie et reproduction, les scientifiques ont proposé dès son développement que cet outil (le SCNT) puisse être appliqué à la biologie de la conservation. Cependant, les SCNT n’ont pas encore le potentiel pour avoir une vraie application dans ce domaine, à cause du faible nombre de succès pour des espèces sauvages (peu de naissances, qui meurent rapidement après la naissance). La meilleure méthode de reproduction assistée des espèces en danger reste l’insémination artificielle.
Les problèmes rencontrés par la méthode SCNT viennent d’un manque de connaissance de la biologie de la reproduction des espèces concernées, d’un manque d’oocytes, et d’un manque d’individus porteurs pour l’implantation des embryons reconstruits. Dans le cas du mammouth, le problème de trouver une cellule donneuse dont l’ADN n’est pas trop dégradé vient s’ajouter aux autres. De plus, l’espèce la plus à même de fournir un oocyte pour le clonage du Mammouth est l’Eléphant d’Asie, qui a un cycle menstruel et une anatomie complexe qui compliquent l’accès aux ovules. De plus, cette méthode demande un grand nombre de récipients pour les embryons (dû au faible nombre de succès), ce qui est impossible à trouver dans le cas du mammouth, car peu de femelles d’Eléphant d’Asie sont disponibles. De plus, ces Eléphants sont eux même en danger d’extinction, et il ne serait pas éthique de limiter leur reproduction pour celle du mammouth.
Bien que cette méthode ait été rejeté par la communauté des biologistes, Les auteurs pensent qu’il est possible de l’appliquer dans le cas d’espèces au bord de l’extinction, ou d’espèces pour lesquelles il n’est pas possibles d’utiliser les autres méthodes de reproduction assistée. Ils proposent d’ailleurs une liste d’espèces potentiellement dans ce cas, tels que le loup gris Mexicain. Pour conclure, la « résurrection » d’espèces animales paraît improbable, et cette technique serait mieux utilisée selon eux pour préserver des espèces au bord de l’extinction. Elle présente néanmoins un grand potentiel, et ne doit pas être restreinte à un seul usage.
Le clonage de Dolly et le projet de clonage du tigre de tasmanie en 1999 ont relancé l’idée de « résurrection » d’espèces disparues, notamment via la méthode de transfert de noyau de cellule somatique (SCNT).
L’amélioration des méthodes de SCNT et les divers succès réalisés à partir de cellules obtenues sur des spécimens de musées ont rendu la « résurrection » d’espèces de plus en plus possible, entraînant un fort intérêt du public, soutenu par la communauté scientifique. Un exemple type est l’engouement autour des tentatives de reconstitution du mammouth laineux. Ce rêve est devenu une réalité avec la naissance d’un bouquetin des Pyrénées (Capra pyreneica pyreneica) via la méthode SCNT, en utilisant des cellules somatiques de la dernière femelle de cette espèce et des oocytes de chèvres domestiques. En 2003, cette expérience de Folch et col. (First birth of an animal from an extinct subspecies (Capra pyrenaica pyrenaica) by cloning) s’est soldée par un échec (seulement deux grossesses déclenchées, qui n’ont rien donné), mais ils ont réussi en 2009 à obtenir la naissance d’un bouquetin des Pyrénées vivant. L’individu est cependant mort quelques minutes après sa naissance. Ces résultats ont ajouté à l’engouement pour la « résurrection » d’espèces, et offrent une possibilité pour les SCNT d’être utilisées pour la conservation d’espèces en danger d’extinction.
Selon l’IUCN, le nombre d’espèces menacées ne cesse d’augmenter. En se basant sur ces chiffres et sur le lien entre survie et reproduction, les scientifiques ont proposé dès son développement que cet outil (le SCNT) puisse être appliqué à la biologie de la conservation. Cependant, les SCNT n’ont pas encore le potentiel pour avoir une vraie application dans ce domaine, à cause du faible nombre de succès pour des espèces sauvages (peu de naissances, qui meurent rapidement après la naissance). La meilleure méthode de reproduction assistée des espèces en danger reste l’insémination artificielle.
Les problèmes rencontrés par la méthode SCNT viennent d’un manque de connaissance de la biologie de la reproduction des espèces concernées, d’un manque d’oocytes, et d’un manque d’individus porteurs pour l’implantation des embryons reconstruits. Dans le cas du mammouth, le problème de trouver une cellule donneuse dont l’ADN n’est pas trop dégradé vient s’ajouter aux autres. De plus, l’espèce la plus à même de fournir un oocyte pour le clonage du Mammouth est l’Eléphant d’Asie, qui a un cycle menstruel et une anatomie complexe qui compliquent l’accès aux ovules. De plus, cette méthode demande un grand nombre de récipients pour les embryons (dû au faible nombre de succès), ce qui est impossible à trouver dans le cas du mammouth, car peu de femelles d’Eléphant d’Asie sont disponibles. De plus, ces Eléphants sont eux même en danger d’extinction, et il ne serait pas éthique de limiter leur reproduction pour celle du mammouth.
Bien que cette méthode ait été rejeté par la communauté des biologistes, Les auteurs pensent qu’il est possible de l’appliquer dans le cas d’espèces au bord de l’extinction, ou d’espèces pour lesquelles il n’est pas possibles d’utiliser les autres méthodes de reproduction assistée. Ils proposent d’ailleurs une liste d’espèces potentiellement dans ce cas, tels que le loup gris Mexicain. Pour conclure, la « résurrection » d’espèces animales paraît improbable, et cette technique serait mieux utilisée selon eux pour préserver des espèces au bord de l’extinction. Elle présente néanmoins un grand potentiel, et ne doit pas être restreinte à un seul usage.
Rigueur de la review
Cette review permet de comprendre comment l'idée de dé-extinction a fait son chemin, et d'avoir un retour critique de cette idée. Elle met également en avant le potentiel de cette méthode pour la conservation, tout en mettant en exergue les points à améliorer avant qu'elle puisse être utilisée avec efficacité.
Cette review permet de comprendre comment l'idée de dé-extinction a fait son chemin, et d'avoir un retour critique de cette idée. Elle met également en avant le potentiel de cette méthode pour la conservation, tout en mettant en exergue les points à améliorer avant qu'elle puisse être utilisée avec efficacité.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review permet de comprendre comment l'idée de dé-extinction a fait son chemin, et d'avoir un retour critique de cette idée. Elle mets également en avant le potentiel de cette méthode pour la conservation, tout en mettant en exergue les points à améliorer avant qu'elle puisse être utilisée avec efficacité.
Cette review permet de comprendre comment l'idée de dé-extinction a fait son chemin, et d'avoir un retour critique de cette idée. Elle mets également en avant le potentiel de cette méthode pour la conservation, tout en mettant en exergue les points à améliorer avant qu'elle puisse être utilisée avec efficacité.
Remarques sur la review
Il ne s'agit pas d'une review en tant que telle, mais du point de vue d'auteurs sur le sujet.
Il ne s'agit pas d'une review en tant que telle, mais du point de vue d'auteurs sur le sujet.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.