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Titre de la review

Réensauvagement des terres abandonnées en Europe

Résumé de la review

En Europe, les terres agricoles sont de plus en plus laissées à l’abandon, entraînant une augmentation du nombre de forêts et de garrigues. La récupération de la végétation naturelle est un processus complexe qui se produit au cours de la réduction progressive de l'utilisation agricole. Afin d’aider à la régénération naturelle des forêts et d’autres habitats naturels, une gestion passive peut être utilisée : le réensauvagement. Celui-ci est caractérisé par la gestion passive de la succession écologique dans le but de restaurer les processus des écosystèmes naturels et de réduire le contrôle des paysages par l'homme. En revanche, une grande partie des efforts de conservation de la biodiversité en Europe mettent l’accent sur la gestion active, en maintenant des pratiques agricoles de bas niveau, visant à augmenter l'abondance de taxons spécifiques ou à maintenir les habitats particuliers, en utilisant des approches telles que le défrichement de la végétation et la construction d'habitats artificiels. En revanche, il est à noter que la régénération passive des forêts rétablit dans le monde presque autant de forêts que de plantations actives d'arbres. Dans ce cas, l’accent est mis sur le développement d’écosystèmes autonomes, la protection de la biodiversité naturelle et des processus écologiques naturels ainsi que la fourniture d’une gamme de services écosystémiques. Cependant, le réensauvagement en tant qu'option de gestion du paysage implique plusieurs défis : les conflits avec la faune (lorsque la faune sauvage chevauche des activités humaines telles que la chasse et l'agriculture) et les limites de la résilience écologique (la transition d'une terre abandonnée à une terre semi-naturelle prend environ 15 ans). Les auteurs émettent l'hypothèse qu'aucune perte significative de la diversité des espèces n'est attendue tant que les mosaïques d'espaces ouverts et de forêts sont préservées. Du point de vue de la conservation, l’option entre le réensauvagement et la gestion active dépendra des objectifs et du contexte local. Malgré les défis, le réensauvagement semble être une option de gestion viable pour certaines transitions présentant des avantages importants pour la biodiversité et les services écosystémiques et peut être plus durable à long terme ou à grande échelle spatiale contrairement à la gestion active.

Rigueur de la review

Cette revue fait le point sur les aspects positifs et les défis liés au réensauvagement. Aussi cette revue compare les gestions passive et active. Les auteurs ont examiné 23 études identifiant une réponse positive des espèces à la diminution de la pression humaine ou à la restauration de leur habitat après l'abandon de terres.

Ce que cette review apporte au débat

Cette revue expose les défis liés au réensauvagement et permet également d’apporter des effets positifs du réensauvagement en Europe en donnant une multitude d’exemple d’espèces ayant eu une réponse positive suite à la restauration de leur habitat.
Suite à l’analyse de la revue « Conséquences écologiques et évolutives de la vie dans un monde dépourvu de faunes » qui permet d’appuyer les aspects positifs du réensauvagement dans les écosystèmes tropicaux, cette revue expose les aspects positifs dans les écosystèmes Européens.

Publiée il y a plus de 6 ans par M. Villegas.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : Rewilding Abandoned Landscapes in Europe
  • Auteurs
    Laetitia M. Navarro et Henrique M. Pereira
  • Année de publication
    2012
  • Journal
    Ecosystems
  • Abstract (dans sa langue originale)

    For millennia, mankind has shaped landscapes, particularly through agriculture. In Europe, the age-old interaction between humans and ecosystems strongly influenced the cultural heritage. Yet European farmland is now being abandoned, especially in remote areas. The loss of the traditional agricultural landscapes and its consequences for biodiversity and ecosystem services is generating concerns in both the scientific community and the public. Here we ask to what extent farmland abandonment can be considered as an opportunity for rewilding ecosystems. We analyze the perceptions of traditional agriculture in Europe and their influence in land management policies. We argue that, contrary to the common perception, traditional agriculture practices were not environmentally friendly and that the standards of living of rural populations were low. We suggest that current policies to maintain extensive farming landscapes underestimate the human labor needed to sustain these landscapes and the recent and future dynamics of the socio-economic drivers behind abandonment. We examine the potential benefits for ecosystems and people from rewilding. We identify species that could benefit from land abandonment and forest regeneration and the ecosystem services that could be provided such as carbon sequestration and recreation. Finally, we discuss the challenges associated with rewilding, including the need to maintain open areas, the fire risks, and the conflicts between people and wildlife. Despite these challenges, we argue that rewilding should be recognized by policy-makers as one of the possible land management options in Europe, particularly on marginal areas.

  • Identifiant unique
    10.1007/s10021-012-9558-7
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  • Apparait dans la controverse
    Le réensauvagement : une méthode de conservation durable ?
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