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Titre de l'article

La science pour un Anthropocène plus sauvage : synthèse et directions futures de la recherche sur le réensauvagement trophique

Introduction à l'article

Les auteurs refont ici un état de l’art concernant l’impact de l’homme sur l’environnement et la biodiversité, avec une entrée dans l’Anthropocène, période où l’humain est omniprésent. L’accent est mis sur les cascades trophiques, et l’importance des espèces clés, souvent situées au sommet des chaînes trophiques. Le rewilding trophique est définit comme l'introduction d'espèces pour restaurer les niveaux supérieurs des chaînes trophiques afin que les écosystèmes puissent s’autoréguler. Le ré-ensauvagement serait préconisé en restaurant la fonction de la mégafaune pour reconstruire la richesse de l'écosystème. Cela nécessite des réflexions poussées et la mise en place de programmes de réintroduction précis, avec un suivi scientifique rigoureux.

Expériences de l'article

Cet article se base sur une littérature assez complète des bases scientifiques actuelles qui mettent en avant les cascades trophiques comme un cadre conceptuel clé pour le rewilding. Concernant le travail qu’ils ont eux-mêmes réalisé : une comparaison des distributions actuelles des mammifères avec des distributions théoriques estimées sous l’hypothèse d’une absence totale d’impact humain.

Résultats de l'article

Des exemples de réintroduction d’espèces disparues dans des écosystèmes existent et ont fonctionné (Loups dans le Yellowstone par exemple). Par contre, les résultats actuels concernent des espèces ayant disparues depuis 5000 ans ou moins. Dans la littérature, le soutien à la réintroduction d’espèces concernant surtout ces espèces ayant disparues depuis moins de 5000 ans, et ce à des niveaux régionaux. Dans l’ensemble, la complexité des réseaux trophiques actuelle reste mal comprise, et ce plus encore pour des écosystèmes anciens (Pléistocène). De plus, il faut savoir analyser les effets positifs et les effets négatifs, comme des conflits avec les humains (cultures/bétails). La sélection des espèces pour la reconstruction trophique est également sujette à un cadre de décision précis (l'adéquation des conditions climatiques, correspondance entre l'écologie des espèces candidates et les fonctions focales à restaurer).

Rigueur de l'article

La littérature sur laquelle ils se basent est relativement importante. Toutes les notions abordées sont référées et précises. Concernant la partie méthode : l’utilisation des « present-natural distributions» est totalement subjective. En effet, il n’est tout simplement pas possible de vérifier ces hypothèses sur la distribution des mammifères en absence totale d’impact humain. La science se base sur des hypothèses, mais elles doivent pouvoir être vérifiées pour être scientifiquement correcte.

Ce que cet article apporte au débat

Il semble bien difficile de concevoir une reconstruction des écosystèmes anciens, du fait du peu de connaissances que l’on a sur eux, et sur les conséquences possibles du fait d’une inadéquation avec les conditions actuelles. Par contre le rewilding dans des proportions plus restreintes et mesurées semble être viable pour l’équilibre de certains écosystèmes.

Publiée il y a plus de 9 ans par f.paillet et T. Pannetier.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : Science for a wilder Anthropocene: Synthesis and future directions for trophic rewilding research
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  • Auteurs
    Jens-Christian Svenning, Pil B. M. Pedersen, C. Josh Donlan, Rasmus Ejrnæs, Søren Faurby, Mauro Galetti, Dennis M. Hansen, Brody Sandel, Christopher J. Sandom, John W. Terborgh, Frans W. M. Vera
  • Année de publication
    2015
  • Journal
    Proceedings of the National Academy of Sciences
  • Identifiant unique
    10.1073/pnas.1502556112
  • Accès libre
    Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Réensauvagement : faut-il restaurer les écosystèmes préhistoriques ?
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