Popular belief holds that the lunar cycle affects human physiology, behaviour and health. We examined the influence of moon phase on sleep duration in a secondary analysis of a feasibility study of mobile telephone base stations and sleep quality. We studied 31 volunteers (18 women and 13 men, mean age 50 years) from a suburban area of Switzerland longitudinally over 6 weeks, including two full moons. Subjective sleep duration was calculated from sleep diary data. Data were analysed using multiple linear regression models with random effects. Mean sleep duration was 6 h 49 min. Subjective sleep duration varied with the lunar cycle, from 6 h 41 min at full moon to 7 h 00 min at new moon (P < 0.001). Average sleep duration was shortened by 68 min during the week compared with weekends (P < 0.001). Men slept 17 min longer than women (P < 0.001) and sleep duration decreased with age (P < 0.001). There was also evidence that rating of fatigue in the morning was associated with moon phase, with more tiredness (P = 0.027) at full moon. The study was designed for other purposes and the association between lunar cycle and sleep duration will need to be confirmed in further studies.
Titre de l'article
Insomnie et lune brillante: étude croisée des phases lunaires et du sommeil.
Insomnie et lune brillante: étude croisée des phases lunaires et du sommeil.
Étude longitudinale du sommeil et de la phase lunaire
Introduction à l'article
Pour le titre de leur article, les auteurs ont repris des paroles de la chanson Sleepless Night de John Lennon "Sleepless night: the moon is bright" littéralement "Nuit sans sommeil, la lumière brille". La croyance populaire veut en effet que les cycles lunaires aient un impact sur la physiologie, le comportement et le rythme cardiaque. Les auteurs ont voulu étudier s'il y avait en effet un impact des différentes phases lunaires sur la qualité du sommeil.
La sagesse populaire associe la pleine lune à l’insomnie et à la folie. De nos jours, de nombreuses personnes, y compris des professionnels de la santé, croient que la pleine lune modifie les comportements humains. Dans cette étude, les auteurs cherchent des relations entre durée du sommeil et cycle lunaire en ré-analysant des données qui étaient initialement collectées pour étudier l’impact des antennes-relais sur le sommeil.
Pour le titre de leur article, les auteurs ont repris des paroles de la chanson Sleepless Night de John Lennon "Sleepless night: the moon is bright" littéralement "Nuit sans sommeil, la lumière brille". La croyance populaire veut en effet que les cycles lunaires aient un impact sur la physiologie, le comportement et le rythme cardiaque. Les auteurs ont voulu étudier s'il y avait en effet un impact des différentes phases lunaires sur la qualité du sommeil.
Expériences de l'article
L'étude est basée sur 31 volontaires (18 femmes et 13 hommes de 50ans d'âge moyen, avec des âges compris entre 18 et 80ans) d'une aire suburbaine de la Suisse pendant 6 semaines (octobre à novembre 2002) pendant lesquelles deux pleines lunes sont survenuees. La durée subjective du sommeil a été calculée à partir d'un journal dans lequel les participants devaient indiquer leurs heures de sommeil.
L'étude est basée sur 31 volontaires (18 femmes et 13 hommes de 50ans d'âge moyen, avec des âges compris entre 18 et 80ans) d'une aire suburbaine de la Suisse pendant 6 semaines (octobre à novembre 2002) pendant lesquelles deux pleines lunes sont survenuees. La durée subjective du sommeil a été calculée à partir d'un journal dans lequel les participants devaient indiquer leurs heures de sommeil.
Il a été demandé à 31 adultes Suisses de remplir chaque jour un journal du sommeil pendant 6 semaines, dans lequel ils devaient :
Résultats de l'article
La durée moyenne du sommeil était de 6h49min. La durée subjective du sommeil a varié avec les phases lunaires: de 6h41min pendant la pleine lune jusqu'à 7h00min pendant la nouvelle lune (p.value < 0.001).
La durée moyenne du sommeil était écourtée de 68min pendant la semaine comparée aux weekends (p.value < 0.001).
Les hommes dorment 17min de plus en moyenne que les femmes (p.value < 0.001) et ils semblent légèrement moins influencés que les femmes par les cycles lunaires (p.value=0.7, résultat non-significatif mais une tendance est observée par les auteurs).
La durée du sommeil diminuait aussi avec l'âge (p.value < 0.001).
La sensation de fatigue au réveil était aussi associée à la phase lunaire avec une sensation d'épuisement plus grande après les nuits de pleine lune par rapport aux autres nuits (p.value < 0.027).
La durée moyenne du sommeil était de 6h49min. La durée subjective du sommeil a varié avec les phases lunaires: de 6h41min pendant la pleine lune jusqu'à 7h00min pendant la nouvelle lune (p.value < 0.001).
La durée moyenne du sommeil était écourtée de 68min pendant la semaine comparée aux weekends (p.value < 0.001).
Les hommes dorment 17min de plus en moyenne que les femmes (p.value < 0.001) et ils semblent légèrement moins influencés que les femmes par les cycles lunaires (p.value=0.7, résultat non-significatif mais une tendance est observée par les auteurs).
La durée du sommeil diminuait aussi avec l'âge (p.value < 0.001).
La sensation de fatigue au réveil était aussi associée à la phase lunaire avec une sensation d'épuisement plus grande après les nuits de pleine lune par rapport aux autres nuits (p.value < 0.027).
Les personnes dormaient 19 minutes de plus lors de la pleine lune, comparé à la nouvelle lune. Les hommes dormaient en moyenne plus que les femmes, et les personnes âgées dormaient moins que les sujets jeunes Le sommeil des femmes était plus affecté par la phase lunaire que celui des hommes. Les personnes étaient plus fatiguées lors de la pleine lune. La durée d’endormissement, les réveils nocturnes, l’humeur, le stress et le bien-être physique des sujets n’était pas influencé par la pleine lune.
Les auteurs ont construit un modèle dans lequel la phase de la lune est modélisée par une sinusoïdale, et qui prend également en compte le sexe de la personne étudiée, son âge et le jour de la semaine. Ce modèle permet d’expliquer 45% de la variance concernant la durée du sommeil.
Rigueur de l'article
Un point fort de l’article est le fait que les mêmes individus soient suivis durant toute l’étude.
Cependant, le nombre de volontaires est faible (31 personnes), bien que le nombre de nuits étudiées pour chacun d’eux soit élevée.
La méthode pour déterminer la durée du sommeil, qui se base sur l’estimation par les volontaires du temps nécessaire à l’endormissement, est très peu rigoureuse.
Les volontaires dorment chez eux et pas dans un environnement contrôlé de type laboratoire du sommeil. De plus, certaines personnes utilisent un réveil en semaine, ce qui explique probablement la variabilité entre les jours de la semaine et risque de biaiser les résultats. Faire dormir les volontaires ad libitum pendant l’étude aurait pu permettre de s’affranchir de cela.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article est intéressant à bien des points car il confirme en partie l'idée populaire que l'ont dort moins bien les nuits de pleine lune, cela dit, plusieurs limites internes au design de l'expérience impliquent que d'autres expériences avec des paramètres plus contrôlés et plus de personnes sont nécessaires pour confirmer ce résultat.
Cet article est intéressant à bien des points car il confirme en partie l'idée populaire que l'ont dort moins bien les nuits de pleine lune, cela dit, plusieurs limites internes au design de l'expérience impliquent que d'autres expériences avec des paramètres plus contrôlés et plus de personnes sont nécessaires pour confirmer ce résultat.
Remarques sur l'article
L'étude initiale visait à voir l'effet des stations de téléphonie mobile sur la qualité du sommeil. Ce n'est que par la suite que les auteurs ont pensé à regarder si les phases lunaires pouvaient avoir un impact sur la qualité du sommeil des sujets de l'étude. De ce fait, beaucoup de biais n'ont pas été anticipés.
Les auteurs mentionnent aussi, dans les limites potentielles, qu'il pourrait y avoir un effet nocebo: les sujets pourraient se coucher plus tard les nuits de pleine lune car ils pensent qu'ils dormiront moins bien avec la pleine lune par exemple.
L'étude initiale visait à voir l'effet des stations de téléphonie mobile sur la qualité du sommeil. Ce n'est que par la suite que les auteurs ont pensé à regarder si les phases lunaires pouvaient avoir un impact sur la qualité du sommeil des sujets de l'étude. De ce fait, beaucoup de biais n'ont pas été anticipés.
Les auteurs mentionnent aussi, dans les limites potentielles, qu'il pourrait y avoir un effet nocebo: les sujets pourraient se coucher plus tard les nuits de pleine lune car ils pensent qu'ils dormiront moins bien avec la pleine lune par exemple.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.