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Titre de l'article

Hétérogénéité spatiale du relâchement des mésoprédateurs dans un système d'îles océaniques

Introduction à l'article

Cet article a pour objectif de tester en contexte insulaire océanique l'hypothèse du relâchement de méso-prédateur. Ce modèle suggère qu'en cas d'invasion par plusieur espèces invasives, avec au moins un super-prédateur et un méso-prédateur auquel il s'attaque, une suppression du super-prédateur est susceptible d’entraîner une cascade trophique. Ce phénomène se défini par un brusque relachement de la prédation ur le méso-prédateur dont la population augmente, augmentant de même la pression sur les proies locales, souvent endémique en milieu insulaire.
Dans cet article c'est little barrier island, proche de Nouvelle-Zélande qui est étudiée, on y trouve un système à prédateur invasif Felis cattus/Rattus exulans réduisant fortement le succès reproductif u Petrel de Cook (Pterodroma cookii).
Suite à l'extermination des chats en 1980 les populations de Pétrel ont connus une diminution de succès reproducteur qui ne revint à la normale qu'après extermination des rats en 2004.

Expériences de l'article

Des données sur le succès reproductif du Pétrel de Cook on été récoltées de 1971 à 2007.
43 terriers de Pétrel récemment actifs ont été sélectionné à 650m d'altitude.
28 terriers furent détruit par des glissement de terrain entre 1998 et 2000.
51 nouveaux terrier furent sélectionné sur un autre site à 630m d'altitude en 2001, dans le même environnement que la première série.
En février 2003, 25 terriers furent établis à 100m d'altitude, entre 2003 et 2006, 15 nouveaux terriers furent ajouté à ce site.
Les terriers furent surveillé à chaque période de couvée pour attester ou non d'une ponte.
Une ANOVA non paramétrique met en relation le succès reproducteur sur chaque site avec la présence du chat, du rat, ou leur absence.
Un modèle sert à prédire le succès reproducteur des oiseau afin de le comparer aux données pré et post éradication.
A noté que le succès reproductif à été testé en rapport avec les évenements climatiques type Il Nino et La Nina qui ont eu lieu pendant l'expérience.

Résultats de l'article

Les auteurs montrent une forte influence des prédateurs sur le succès reproductif du Pétrel de Cook.
De plus ils mettent en évidence une baisse notable du succès reproductif après l'extermination des chats en 1980, illustrant ainsi le concept de relâchement de méso-prédateur.
En altitude:
Avec les deux prédateur le succès est de :0.32 +/- 0.03 poussins par terriers.
Avec seulement les rats du Pacifique: 0.09 +/- 0.04 poussins par terriers.
Et suite à l'extermination du rat en 2004: 0.59 +/- 0.03 poussins par terrier.
Le modèle prédictif donne des valeurs quasiment identique à celles trouvés expérimentalement.
Cependant l'éradication des rats ne semble avoir un effet immédiat que sur les population de pétrel en altitude.
Cette problématique pourrait trouver son explication dans l'importance des végétaux dans la diète des rats à basse altitude. Diète qui tend à s'orienter vers des sources de protéines animale en plus haute altitude, en contexte plus frais.

Rigueur de l'article

Un éventuel biais qui pourrait interférer avec l'étude est e renouvellement et le changement de sit de nidification étudié, cependant celui ci est du à des événements naturel et était donc hors de contrôle des auteurs.

Ce que cet article apporte au débat

Cet article montre un cas de rétroaction négative d'une opération d'éradication d'une espèce invasive. Il vient illustrer des hypothèses émises depuis longtemps par des biologistes de la conservation quand aux danger éventuels de la gestion d'espèces invasive par éradication systématique. Ces précautions sont d'autant plus importantes en milieu insulaire ou les populations sont souvent plus restreintes et plus fragiles génétiquement.
Il donne un exemple parlant d'un cas de "cascade trophiques" évoqué dans d'autres articles, dans lesquelles des especes invasives peuvent reformer des réseaux trophiques qui peuvent soit contenir soit potentialiser les effets d'une invasion biologique.

Figure
Légende :

Fig. 2. Modèle logistique des probabilités prédites (SE) du succès reproducteur des pétrels de Cook
à Little Barrier Island. (A) Sites d'étude en haute altitude pendant les régimes de prédation chats/rat du Pacifique, rat du Pacifique et aucun prédateurs (données 1972-2007) (tableau 1,
modèle 2). (B) Sites d'étude en haute et basse altitude en présence de rat du Pacifique, puis sans prédateurs (données 2003-2007) (tableau 1, modèle 4).

(Rayner et al., 2007)

Publiée il y a plus de 6 ans par C. Lecerf.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Article : Spatial heterogeneity of mesopredator release within an oceanic island system
  • 1
  • Auteurs
    Matt J. Rayner, Mark E. Hauber, Michael J. Imber, Rosalie K. Stamp, and Mick N. Clout
  • Année de publication
    2007
  • Journal
    PNAS
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Predator–prey communities are ubiquitous in ecology, but introduced
    predators can drive native species to extinction within island
    systems, prompting the eradication of such exotics. Ecological
    theory predicts that elimination of top-introduced predators from
    islands can lead to the counterintuitive decline of native prey
    populations through the ecological release of smaller introduced
    species in a process termed ‘‘mesopredator release.’’ We show, in
    accordance with mesopredator release theory and counter to
    conservation goals for a New Zealand island reserve, that initial
    eradication of cats on Little Barrier Island led to reduced breeding
    success of Cook’s petrels, which also are vulnerable to predation by
    a mesopredator, the Pacific rat. The rat’s impact on prey productivity
    varied with elevation within the island. Rat eradication was
    followed by a rise in petrel productivity, in support of both
    ecological theory and practical conservation management goals. It
    appears that interactions among introduced predators, native
    prey, and environmental gradients can drive counterintuitive and
    spatially heterogeneous responses to predator eradications from
    islands. Location-specific, ecosystem-level understanding is essential
    for predicting the outcomes of such restoration management
    techniques.

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    Faut-il éradiquer les espèces invasives des milieux dans lesquels elles ont été introduites ?
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