ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Le 'Modèle des frontières' : une analyse géographique de la conception et de la concervation des reserves naturelles
Le 'Modèle des frontières' : une analyse géographique de la conception et de la concervation des reserves naturelles
Introduction à l'article
Une réserve naturelle possède des frontières déterminées administrativement, généralement rectilignes et sans correpondance avec les réalités écologiques. Les règles de conservations s'appliquent au sein de ces frontières, et les activités des populations humaines y sont controlées. Ces frontières ne sont cependant souvent pas des 'barrières physiques' comme le seraient un grillage; les espèces protégées (ou non) peuvent entrer et sortir de la réserve à leur convenance.
Les seules limites qui peuvent freiner ces mouvements de populations sont les limites entre les habitats, que l'on nomme 'lisière'. Les lisières peuvent être naturelles ou artificielles. La position des lisières artificielles (qui peuvent être au sein de la réserve, ou bien au contraire entourer la réserve) dépend de la pression extérieur, et de l'intensité de la conservation dans la réserve.
Les auteurs ont ainsi mit en place un 'Modèle des frontières', aidant à concevoir une réserve, en prenant en compte les limites.
Une réserve naturelle possède des frontières déterminées administrativement, généralement rectilignes et sans correpondance avec les réalités écologiques. Les règles de conservations s'appliquent au sein de ces frontières, et les activités des populations humaines y sont controlées. Ces frontières ne sont cependant souvent pas des 'barrières physiques' comme le seraient un grillage; les espèces protégées (ou non) peuvent entrer et sortir de la réserve à leur convenance.
Les seules limites qui peuvent freiner ces mouvements de populations sont les limites entre les habitats, que l'on nomme 'lisière'. Les lisières peuvent être naturelles ou artificielles. La position des lisières artificielles (qui peuvent être au sein de la réserve, ou bien au contraire entourer la réserve) dépend de la pression extérieur, et de l'intensité de la conservation dans la réserve.
Les auteurs ont ainsi mit en place un 'Modèle des frontières', aidant à concevoir une réserve, en prenant en compte les limites.
Expériences de l'article
Pour construire le modèle, des notions de biogéographie, d'écologie, et d'étude des influences humaines au niveau des frontières ont été utilisées.
On posera le fait que la lisière artificielle dépend des mouvements de populations; si les espèces de la réserves sortent de la réserve, alors la lisière artificielle est dite 'extérieure à la réserve'.
Pour construire le modèle, des notions de biogéographie, d'écologie, et d'étude des influences humaines au niveau des frontières ont été utilisées.
On posera le fait que la lisière artificielle dépend des mouvements de populations; si les espèces de la réserves sortent de la réserve, alors la lisière artificielle est dite 'extérieure à la réserve'.
Résultats de l'article
Les mouvements des populations de part et d'autre des frontières dépendent du paysage et de l'organisation de la réserve (corridors etc), mais dépendent aussi de l'influence humaine (fuite à cause de pollution de l'atmosphère, destruction des nids etc) à l'intérieur et extérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont fortes (et la protection insuffisante), les espèces ne vont pas aller hors des réserves, et la lisière artificielle se retrouvera à l'intérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont faibles (ou si le renforcement des frontières est fort), les espèces traverseront la frontière (dans les 2 sens), et la lisière artificielle sera hors de la réserve; ce dernier cas est plus avantageux pour la conservation.
Les 'effets de frontières' (changement faune/flore etc résultant de la mise en place des frontières) ont un plus fort impact sur les processus internes lorsque la réserve est de petite taille; une zone petite et avec un ratio a/p faible est plus exposée (dangerereux).
Les mouvements des populations de part et d'autre des frontières dépendent du paysage et de l'organisation de la réserve (corridors etc), mais dépendent aussi de l'influence humaine (fuite à cause de pollution de l'atmosphère, destruction des nids etc) à l'intérieur et extérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont fortes (et la protection insuffisante), les espèces ne vont pas aller hors des réserves, et la lisière artificielle se retrouvera à l'intérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont faibles (ou si le renforcement des frontières est fort), les espèces traverseront la frontière (dans les 2 sens), et la lisière artificielle sera hors de la réserve; ce dernier cas est plus avantageux pour la conservation.
Les 'effets de frontières' (changement faune/flore etc résultant de la mise en place des frontières) ont un plus fort impact sur les processus internes lorsque la réserve est de petite taille; une zone petite et avec un ratio a/p faible est plus exposée (dangerereux).
Ce que cet article apporte au débat
*L'auteur de cet article suggère que prendre en compte les mouvements de populations (espèces protégées/non-protégées/humaine), ayant lieu au niveau des frontières des réserves naturelles, est des plus important pour mettre en place ces réserves; ce serait même plus important que d'étudier les processus internes à la réserve.
Limiter la pression à l'extérieur/augmenter le renforcement à l'intérieur cause de plus nombreux mouvements de part et d'autre de la frontière, ce qui repousse les lisières artificielles.
*Il est important de ne pas confondre les limites 'administratives' (frontière) d'une réserve, et les limites 'effectives' (lisière). Plus les limites effectives sont grandes, plus la conservation pourrait être efficace (étant donné que la zone entre les frontières et lisières artificielles sert de zone tampon).
*Concrètement, les réserves devraient être grandes, et si impossible, elles doivent au moins possèder un rapport aire/périmètre le plus grand possible (donc, être circulaires).
*L'auteur de cet article suggère que prendre en compte les mouvements de populations (espèces protégées/non-protégées/humaine), ayant lieu au niveau des frontières des réserves naturelles, est des plus important pour mettre en place ces réserves; ce serait même plus important que d'étudier les processus internes à la réserve.
Limiter la pression à l'extérieur/augmenter le renforcement à l'intérieur cause de plus nombreux mouvements de part et d'autre de la frontière, ce qui repousse les lisières artificielles.
*Il est important de ne pas confondre les limites 'administratives' (frontière) d'une réserve, et les limites 'effectives' (lisière). Plus les limites effectives sont grandes, plus la conservation pourrait être efficace (étant donné que la zone entre les frontières et lisières artificielles sert de zone tampon).
*Concrètement, les réserves devraient être grandes, et si impossible, elles doivent au moins possèder un rapport aire/périmètre le plus grand possible (donc, être circulaires).
Publiée il y a plus de 9 ans
par
S. Dupré.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : The boundary model: A geographical analysis of design and conservation of nature reserves
Titre de l'article
Le 'Modèle des frontières' : une analyse géographique de la conception et de la concervation des reserves naturelles
Le 'Modèle des frontières' : une analyse géographique de la conception et de la concervation des reserves naturelles
Introduction à l'article
Une réserve naturelle possède des frontières déterminées administrativement, généralement rectilignes et sans correpondance avec les réalités écologiques. Les règles de conservations s'appliquent au sein de ces frontières, et les activités des populations humaines y sont controlées. Ces frontières ne sont cependant souvent pas des 'barrières physiques' comme le seraient un grillage; les espèces protégées (ou non) peuvent entrer et sortir de la réserve à leur convenance.
Les seules limites qui peuvent freiner ces mouvements de populations sont les limites entre les habitats, que l'on nomme 'lisière'. Les lisières peuvent être naturelles ou artificielles. La position des lisières artificielles (qui peuvent être au sein de la réserve, ou bien au contraire entourer la réserve) dépend de la pression extérieur, et de l'intensité de la conservation dans la réserve.
Les auteurs ont ainsi mit en place un 'Modèle des frontières', aidant à concevoir une réserve, en prenant en compte les limites.
Une réserve naturelle possède des frontières déterminées administrativement, généralement rectilignes et sans correpondance avec les réalités écologiques. Les règles de conservations s'appliquent au sein de ces frontières, et les activités des populations humaines y sont controlées. Ces frontières ne sont cependant souvent pas des 'barrières physiques' comme le seraient un grillage; les espèces protégées (ou non) peuvent entrer et sortir de la réserve à leur convenance.
Les seules limites qui peuvent freiner ces mouvements de populations sont les limites entre les habitats, que l'on nomme 'lisière'. Les lisières peuvent être naturelles ou artificielles. La position des lisières artificielles (qui peuvent être au sein de la réserve, ou bien au contraire entourer la réserve) dépend de la pression extérieur, et de l'intensité de la conservation dans la réserve.
Les auteurs ont ainsi mit en place un 'Modèle des frontières', aidant à concevoir une réserve, en prenant en compte les limites.
Expériences de l'article
Pour construire le modèle, des notions de biogéographie, d'écologie, et d'étude des influences humaines au niveau des frontières ont été utilisées.
On posera le fait que la lisière artificielle dépend des mouvements de populations; si les espèces de la réserves sortent de la réserve, alors la lisière artificielle est dite 'extérieure à la réserve'.
Pour construire le modèle, des notions de biogéographie, d'écologie, et d'étude des influences humaines au niveau des frontières ont été utilisées.
On posera le fait que la lisière artificielle dépend des mouvements de populations; si les espèces de la réserves sortent de la réserve, alors la lisière artificielle est dite 'extérieure à la réserve'.
Résultats de l'article
Les mouvements des populations de part et d'autre des frontières dépendent du paysage et de l'organisation de la réserve (corridors etc), mais dépendent aussi de l'influence humaine (fuite à cause de pollution de l'atmosphère, destruction des nids etc) à l'intérieur et extérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont fortes (et la protection insuffisante), les espèces ne vont pas aller hors des réserves, et la lisière artificielle se retrouvera à l'intérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont faibles (ou si le renforcement des frontières est fort), les espèces traverseront la frontière (dans les 2 sens), et la lisière artificielle sera hors de la réserve; ce dernier cas est plus avantageux pour la conservation.
Les 'effets de frontières' (changement faune/flore etc résultant de la mise en place des frontières) ont un plus fort impact sur les processus internes lorsque la réserve est de petite taille; une zone petite et avec un ratio a/p faible est plus exposée (dangerereux).
Les mouvements des populations de part et d'autre des frontières dépendent du paysage et de l'organisation de la réserve (corridors etc), mais dépendent aussi de l'influence humaine (fuite à cause de pollution de l'atmosphère, destruction des nids etc) à l'intérieur et extérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont fortes (et la protection insuffisante), les espèces ne vont pas aller hors des réserves, et la lisière artificielle se retrouvera à l'intérieur de la réserve.
Si les pressions extérieures sont faibles (ou si le renforcement des frontières est fort), les espèces traverseront la frontière (dans les 2 sens), et la lisière artificielle sera hors de la réserve; ce dernier cas est plus avantageux pour la conservation.
Les 'effets de frontières' (changement faune/flore etc résultant de la mise en place des frontières) ont un plus fort impact sur les processus internes lorsque la réserve est de petite taille; une zone petite et avec un ratio a/p faible est plus exposée (dangerereux).
Ce que cet article apporte au débat
*L'auteur de cet article suggère que prendre en compte les mouvements de populations (espèces protégées/non-protégées/humaine), ayant lieu au niveau des frontières des réserves naturelles, est des plus important pour mettre en place ces réserves; ce serait même plus important que d'étudier les processus internes à la réserve.
Limiter la pression à l'extérieur/augmenter le renforcement à l'intérieur cause de plus nombreux mouvements de part et d'autre de la frontière, ce qui repousse les lisières artificielles.
*Il est important de ne pas confondre les limites 'administratives' (frontière) d'une réserve, et les limites 'effectives' (lisière). Plus les limites effectives sont grandes, plus la conservation pourrait être efficace (étant donné que la zone entre les frontières et lisières artificielles sert de zone tampon).
*Concrètement, les réserves devraient être grandes, et si impossible, elles doivent au moins possèder un rapport aire/périmètre le plus grand possible (donc, être circulaires).
*L'auteur de cet article suggère que prendre en compte les mouvements de populations (espèces protégées/non-protégées/humaine), ayant lieu au niveau des frontières des réserves naturelles, est des plus important pour mettre en place ces réserves; ce serait même plus important que d'étudier les processus internes à la réserve.
Limiter la pression à l'extérieur/augmenter le renforcement à l'intérieur cause de plus nombreux mouvements de part et d'autre de la frontière, ce qui repousse les lisières artificielles.
*Il est important de ne pas confondre les limites 'administratives' (frontière) d'une réserve, et les limites 'effectives' (lisière). Plus les limites effectives sont grandes, plus la conservation pourrait être efficace (étant donné que la zone entre les frontières et lisières artificielles sert de zone tampon).
*Concrètement, les réserves devraient être grandes, et si impossible, elles doivent au moins possèder un rapport aire/périmètre le plus grand possible (donc, être circulaires).
Dernière modification il y a plus de 9 ans.