The spread of amphibian chytrid fungus, Batrachochytrium dendrobatidis, is associated with the emerging infectious wildlife disease chytridiomycosis. This fungus poses an overwhelming threat to global amphibian biodiversity and is contributing toward population declines and extinctions worldwide. Extremely low host-species specificity potentially threatens thousands of the 7,000+ amphibian species with infection, and hosts in additional classes of organisms have now also been identified, including crayfish and nematode worms. Soon after the discovery of B. dendrobatidis in 1999, it became apparent that this pathogen was already pandemic; dozens of countries and hundreds of amphibian species had already been exposed. The timeline of B. dendrobatidis’s global emergence still remains a mystery, as does its point of origin.The reason why B. dendrobatidis seems to have only recently increased in virulence to catalyze this global disease event remains unknown, and despite 15 years of investigation, this wildlife pandemic continues primarily uncontrolled. Some disease treatments are effective on animals held in
captivity, but there is currently no proven method to eradicate B. dendrobatidis from an affected habitat, nor have we been able to protect new regions from exposure despite knowledge of an approaching“wave”of B. dendrobatidis and ensuing disease. International spread of B. dendrobatidis is largely facilitated by the commercial trade in live amphibians. Chytridiomycosis was recently listed as a globally notifiable disease by the World Organization for Animal Health, but few countries, if any, have formally adopted recommended measures to control its spread. Wildlife diseases continue to emerge as a consequence of globalization, and greater effort is urgently needed to protect global health.
Titre de l'article
La chytridiomycose, une maladie fongique émergente des amphibiens: un exemple clé du phénomène global de l'émergence des maladies infectieuses des espèces sauvages.
La chytridiomycose, une maladie fongique émergente des amphibiens: un exemple clé du phénomène global de l'émergence des maladies infectieuses des espèces sauvages.
Introduction à l'article
Les populations d’amphibiens à travers le monde sont en déclin rapide et constant depuis la fin du 20ème siècle. Les amphibiens sont des bio-indicateurs importants puisque sensibles à la qualité de l’eau. Si la diminution des populations est souvent liée à la fragmentation des habitats, à la pollution ou à la sécheresse, de fortes mortalités surviennent aussi dans des écosystèmes apparemment « sains ».
Ce déclin dans les populations d’amphibiens est dû à une maladie, la chytridiomycose véhiculée par un champignon, Batrachochytrium dendrobatidis.
Ce champignon s’est répandu dans de nombreux milieux à cause des échanges internationaux et du trafic (légal ou pas) d’amphibiens. Il est selon les auteurs impossible d’éradiquer complétement B. dendrobatidis une fois établi dans un milieu et que seule des moyens de prévention pourraient être efficace dans cette lutte.
Les populations d’amphibiens à travers le monde sont en déclin rapide et constant depuis la fin du 20ème siècle. Les amphibiens sont des bio-indicateurs importants puisque sensibles à la qualité de l’eau. Si la diminution des populations est souvent liée à la fragmentation des habitats, à la pollution ou à la sécheresse, de fortes mortalités surviennent aussi dans des écosystèmes apparemment « sains ».
Ce déclin dans les populations d’amphibiens est dû à une maladie, la chytridiomycose véhiculée par un champignon, Batrachochytrium dendrobatidis.
Ce champignon s’est répandu dans de nombreux milieux à cause des échanges internationaux et du trafic (légal ou pas) d’amphibiens. Il est selon les auteurs impossible d’éradiquer complétement B. dendrobatidis une fois établi dans un milieu et que seule des moyens de prévention pourraient être efficace dans cette lutte.
Expériences de l'article
L’éradication de B. dendrobatidis n’est pas la méthode favorisée pour plusieurs raisons : il est trop largement réparti et dans les quelques zones peu infestées, des antifongiques auraient pu être ajoutés dans les points d’eau. Ces derniers sont cependant non-spécifiques et auraient causé plus de mal que de bien en affectant les autres espèces aquatiques nécessaires au bon fonctionnement de l’écosystème.
Dans l'étude, des essais d’asséchement des milieux aquatiques ont été réalisés (asséchement et récupération des têtards, désinfection des têtards et remise en liberté dans des milieux assainis).
Les techniques de limitation de l'invasion peuvent passer par la manipulation des populations aquatiques prédatant ou compétitant avec B. dendrobatidis (daphnies et zooplancton), mais cette technique est compliquée à mettre en place in situ et pourrait causer d’autres déséquilibres écologiques.
L’éradication de B. dendrobatidis n’est pas la méthode favorisée pour plusieurs raisons : il est trop largement réparti et dans les quelques zones peu infestées, des antifongiques auraient pu être ajoutés dans les points d’eau. Ces derniers sont cependant non-spécifiques et auraient causé plus de mal que de bien en affectant les autres espèces aquatiques nécessaires au bon fonctionnement de l’écosystème.
Dans l'étude, des essais d’asséchement des milieux aquatiques ont été réalisés (asséchement et récupération des têtards, désinfection des têtards et remise en liberté dans des milieux assainis).
Les techniques de limitation de l'invasion peuvent passer par la manipulation des populations aquatiques prédatant ou compétitant avec B. dendrobatidis (daphnies et zooplancton), mais cette technique est compliquée à mettre en place in situ et pourrait causer d’autres déséquilibres écologiques.
Résultats de l'article
Les efforts pour atténuer l’impact de B. dendrobatidis peuvent se faire de deux façons :
Les efforts pour atténuer l’impact de B. dendrobatidis peuvent se faire de deux façons :
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre que même si on a réellement besoin d'éradiquer B. dendrobatidis, les moyens techniques dont on dispose actuellement ne le permette pas. Le point intéressant ici est l'espèce invasive qui de part sa taille ne peut être éradiquée efficacement et sans risques pour les populations voisines ou l'écosystème.
Cet article montre que même si on a réellement besoin d'éradiquer B. dendrobatidis, les moyens techniques dont on dispose actuellement ne le permette pas. Le point intéressant ici est l'espèce invasive qui de part sa taille ne peut être éradiquée efficacement et sans risques pour les populations voisines ou l'écosystème.
Remarques sur l'article
Cette étude parle en grande partie des effets du pathogène sur les populations d’amphibiens et pas du thème de la controverse à proprement parler qui n’est abordé que plus loin dans l’article (fin de page 10 Habitat Level Mitigation : Eradiction vs Managment).
Cette étude parle en grande partie des effets du pathogène sur les populations d’amphibiens et pas du thème de la controverse à proprement parler qui n’est abordé que plus loin dans l’article (fin de page 10 Habitat Level Mitigation : Eradiction vs Managment).
Dernière modification il y a plus de 8 ans.