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Dans ce livre publié en 1979, l'auteur s'intéresse à la sexualité humaine. Il consacre un chapitre à l'orgasme femelle : "the female orgasm : adaptation or artifact ?". Dans ce chapitre il traite de l'orgasme femelle chez l'humain mais aussi chez le primates non-humains. Il y énonce la théorie de sous-produit qui sera plus tard reprise par Lloyd (2005).
Dans ce livre publié en 1979, l'auteur s'intéresse à la sexualité humaine. Il consacre un chapitre à l'orgasme femelle : "the female orgasm : adaptation or artifact ?". Dans ce chapitre il traite de l'orgasme femelle chez l'humain mais aussi chez le primates non-humains. Il y énonce la théorie de sous-produit qui sera plus tard reprise par Lloyd (2005).
Résumé et résultats du livre
Dans le chapitre traitant de l'orgasme femelle, Symons passe en revue différentes études s'étant intéressées à l'orgasme femelle chez les primates humains et non-humains.
Symons commence tout d'abord par cité plusieurs études soutenant le fait qu'un orgasme femelle existe chez les primates non-humains. Cet orgasme s'exprimerait notamment par des réactions d'accrochage au mâle de la part de la femelle : "the female partner reached back with one hand, grasped the male, and looked at him with a positive emotional expression" (Chevalier-Skolnikoff, 1974). Pour Symons, ces réactions ne sont pas forcément synonymes d'orgasme mais plutôt d'excitation. Selon lui, les seules réelles preuves d'orgasme femelle chez les primates non-humains sont observées en captivité, notamment grâce à des expériences de simulations réalisées par les chercheurs eux mêmes. Il argumente donc qu'en milieu naturel, aucun orgasme femelle n'a lieu chez les primates non-humains.
Dans un second temps, l'auteur se penche sur le cas de l'orgasme femelle chez les humains. Pour cela il cite des études ayant évaluer la fréquence de l'orgasme femelle durant un rapport hétérosexuel, avec et sans stimulation directe du clitoris. Ces études montrent une faible fréquence de l'orgasme femelle en l'absence de stimulation du clitoris.
Symons s'appuie également sur des études éthnographiques montrant la variabilité interculturelle de l'orgasme femelle. Ces variations seraient dues aux différentes pratiques sexuelles impliquant plus ou moins de stimulation de la femme.
Dans la dernière partie de ce chapitre, Symons s'interroge : l'orgasme femelle est-il une adaptation ? Il rappelle alors la définition qu'il a donné dans le premier chapitre, pour lui une adaptation est : "an aspect of structure, behavior, or psyche that has been produced by the operation of natural selection". Pour lui l'orgasme femelle serait une adaptation si dans les populations ancestrales, les femelles ayant des orgasmes avait connu un succès reproductif moyen supérieur à celles n'en n'ayant pas. Symons s'oppose aux théories affirmant que l'orgasme femelle est une adaptation, il cite ces théories et donne ces arguments.
Selon l'auteur, l'orgasme femelle serait possible pour les mammifère femelles (Symons élargit ici le cas des primates) car l'orgasme mâle est lui adaptatif. L'orgasme femelle serait alors un sous-produit de la sélection pour l'orgasme mâle.
Cependant, Symons reste ouvert à la théorie de l'adaptation chez les humains. En effet, pour lui une femme ayant eu un orgasme aura envie d'avoir de nouveau un rapport. Egalement, l'homme peut percevoir le fait de donner un orgasme à une femme comme "cadeau", un "geste attentionné". Une femme pourrait avoir ou faire semblant d'avoir des orgasmes pour améliorer l'estime de soi de son partenaire et ainsi "indiquer qu'elle prend soin de lui".
Dans le chapitre traitant de l'orgasme femelle, Symons passe en revue différentes études s'étant intéressées à l'orgasme femelle chez les primates humains et non-humains.
Symons commence tout d'abord par cité plusieurs études soutenant le fait qu'un orgasme femelle existe chez les primates non-humains. Cet orgasme s'exprimerait notamment par des réactions d'accrochage au mâle de la part de la femelle : "the female partner reached back with one hand, grasped the male, and looked at him with a positive emotional expression" (Chevalier-Skolnikoff, 1974). Pour Symons, ces réactions ne sont pas forcément synonymes d'orgasme mais plutôt d'excitation. Selon lui, les seules réelles preuves d'orgasme femelle chez les primates non-humains sont observées en captivité, notamment grâce à des expériences de simulations réalisées par les chercheurs eux mêmes. Il argumente donc qu'en milieu naturel, aucun orgasme femelle n'a lieu chez les primates non-humains.
Dans un second temps, l'auteur se penche sur le cas de l'orgasme femelle chez les humains. Pour cela il cite des études ayant évaluer la fréquence de l'orgasme femelle durant un rapport hétérosexuel, avec et sans stimulation directe du clitoris. Ces études montrent une faible fréquence de l'orgasme femelle en l'absence de stimulation du clitoris.
Symons s'appuie également sur des études éthnographiques montrant la variabilité interculturelle de l'orgasme femelle. Ces variations seraient dues aux différentes pratiques sexuelles impliquant plus ou moins de stimulation de la femme.
Dans la dernière partie de ce chapitre, Symons s'interroge : l'orgasme femelle est-il une adaptation ? Il rappelle alors la définition qu'il a donné dans le premier chapitre, pour lui une adaptation est : "an aspect of structure, behavior, or psyche that has been produced by the operation of natural selection". Pour lui l'orgasme femelle serait une adaptation si dans les populations ancestrales, les femelles ayant des orgasmes avait connu un succès reproductif moyen supérieur à celles n'en n'ayant pas. Symons s'oppose aux théories affirmant que l'orgasme femelle est une adaptation, il cite ces théories et donne ces arguments.
Selon l'auteur, l'orgasme femelle serait possible pour les mammifère femelles (Symons élargit ici le cas des primates) car l'orgasme mâle est lui adaptatif. L'orgasme femelle serait alors un sous-produit de la sélection pour l'orgasme mâle.
Cependant, Symons reste ouvert à la théorie de l'adaptation chez les humains. En effet, pour lui une femme ayant eu un orgasme aura envie d'avoir de nouveau un rapport. Egalement, l'homme peut percevoir le fait de donner un orgasme à une femme comme "cadeau", un "geste attentionné". Une femme pourrait avoir ou faire semblant d'avoir des orgasmes pour améliorer l'estime de soi de son partenaire et ainsi "indiquer qu'elle prend soin de lui".
Rigueur du livre
Ce livre s'appuie sur de nombreuses études citer rigoureusement.
Ce livre s'appuie sur de nombreuses études citer rigoureusement.
Ce que ce livre apporte au débat
Ce livre lance le débat autour de l'orgasme femelle car il apporte une nouvelle théorie, celle du sous-produit.
Ce livre lance le débat autour de l'orgasme femelle car il apporte une nouvelle théorie, celle du sous-produit.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
F. Laugier.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Titre du Livre
L'évolution de la sexualité humaine
L'évolution de la sexualité humaine
Introduction au livre
Dans ce livre publié en 1979, l'auteur s'intéresse à la sexualité humaine. Il consacre un chapitre à l'orgasme femelle : "the female orgasm : adaptation or artifact ?". Dans ce chapitre il traite de l'orgasme femelle chez l'humain mais aussi chez le primates non-humains. Il y énonce la théorie de sous-produit qui sera plus tard reprise par Lloyd (2005).
Dans ce livre publié en 1979, l'auteur s'intéresse à la sexualité humaine. Il consacre un chapitre à l'orgasme femelle : "the female orgasm : adaptation or artifact ?". Dans ce chapitre il traite de l'orgasme femelle chez l'humain mais aussi chez le primates non-humains. Il y énonce la théorie de sous-produit qui sera plus tard reprise par Lloyd (2005).
Résumé et résultats du livre
Dans le chapitre traitant de l'orgasme femelle, Symons passe en revue différentes études s'étant intéressées à l'orgasme femelle chez les primates humains et non-humains.
Symons commence tout d'abord par cité plusieurs études soutenant le fait qu'un orgasme femelle existe chez les primates non-humains. Cet orgasme s'exprimerait notamment par des réactions d'accrochage au mâle de la part de la femelle : "the female partner reached back with one hand, grasped the male, and looked at him with a positive emotional expression" (Chevalier-Skolnikoff, 1974). Pour Symons, ces réactions ne sont pas forcément synonymes d'orgasme mais plutôt d'excitation. Selon lui, les seules réelles preuves d'orgasme femelle chez les primates non-humains sont observées en captivité, notamment grâce à des expériences de simulations réalisées par les chercheurs eux mêmes. Il argumente donc qu'en milieu naturel, aucun orgasme femelle n'a lieu chez les primates non-humains.
Dans un second temps, l'auteur se penche sur le cas de l'orgasme femelle chez les humains. Pour cela il cite des études ayant évaluer la fréquence de l'orgasme femelle durant un rapport hétérosexuel, avec et sans stimulation directe du clitoris. Ces études montrent une faible fréquence de l'orgasme femelle en l'absence de stimulation du clitoris.
Symons s'appuie également sur des études éthnographiques montrant la variabilité interculturelle de l'orgasme femelle. Ces variations seraient dues aux différentes pratiques sexuelles impliquant plus ou moins de stimulation de la femme.
Dans la dernière partie de ce chapitre, Symons s'interroge : l'orgasme femelle est-il une adaptation ? Il rappelle alors la définition qu'il a donné dans le premier chapitre, pour lui une adaptation est : "an aspect of structure, behavior, or psyche that has been produced by the operation of natural selection". Pour lui l'orgasme femelle serait une adaptation si dans les populations ancestrales, les femelles ayant des orgasmes avait connu un succès reproductif moyen supérieur à celles n'en n'ayant pas. Symons s'oppose aux théories affirmant que l'orgasme femelle est une adaptation, il cite ces théories et donne ces arguments.
Selon l'auteur, l'orgasme femelle serait possible pour les mammifère femelles (Symons élargit ici le cas des primates) car l'orgasme mâle est lui adaptatif. L'orgasme femelle serait alors un sous-produit de la sélection pour l'orgasme mâle.
Cependant, Symons reste ouvert à la théorie de l'adaptation chez les humains. En effet, pour lui une femme ayant eu un orgasme aura envie d'avoir de nouveau un rapport. Egalement, l'homme peut percevoir le fait de donner un orgasme à une femme comme "cadeau", un "geste attentionné". Une femme pourrait avoir ou faire semblant d'avoir des orgasmes pour améliorer l'estime de soi de son partenaire et ainsi "indiquer qu'elle prend soin de lui".
Dans le chapitre traitant de l'orgasme femelle, Symons passe en revue différentes études s'étant intéressées à l'orgasme femelle chez les primates humains et non-humains.
Symons commence tout d'abord par cité plusieurs études soutenant le fait qu'un orgasme femelle existe chez les primates non-humains. Cet orgasme s'exprimerait notamment par des réactions d'accrochage au mâle de la part de la femelle : "the female partner reached back with one hand, grasped the male, and looked at him with a positive emotional expression" (Chevalier-Skolnikoff, 1974). Pour Symons, ces réactions ne sont pas forcément synonymes d'orgasme mais plutôt d'excitation. Selon lui, les seules réelles preuves d'orgasme femelle chez les primates non-humains sont observées en captivité, notamment grâce à des expériences de simulations réalisées par les chercheurs eux mêmes. Il argumente donc qu'en milieu naturel, aucun orgasme femelle n'a lieu chez les primates non-humains.
Dans un second temps, l'auteur se penche sur le cas de l'orgasme femelle chez les humains. Pour cela il cite des études ayant évaluer la fréquence de l'orgasme femelle durant un rapport hétérosexuel, avec et sans stimulation directe du clitoris. Ces études montrent une faible fréquence de l'orgasme femelle en l'absence de stimulation du clitoris.
Symons s'appuie également sur des études éthnographiques montrant la variabilité interculturelle de l'orgasme femelle. Ces variations seraient dues aux différentes pratiques sexuelles impliquant plus ou moins de stimulation de la femme.
Dans la dernière partie de ce chapitre, Symons s'interroge : l'orgasme femelle est-il une adaptation ? Il rappelle alors la définition qu'il a donné dans le premier chapitre, pour lui une adaptation est : "an aspect of structure, behavior, or psyche that has been produced by the operation of natural selection". Pour lui l'orgasme femelle serait une adaptation si dans les populations ancestrales, les femelles ayant des orgasmes avait connu un succès reproductif moyen supérieur à celles n'en n'ayant pas. Symons s'oppose aux théories affirmant que l'orgasme femelle est une adaptation, il cite ces théories et donne ces arguments.
Selon l'auteur, l'orgasme femelle serait possible pour les mammifère femelles (Symons élargit ici le cas des primates) car l'orgasme mâle est lui adaptatif. L'orgasme femelle serait alors un sous-produit de la sélection pour l'orgasme mâle.
Cependant, Symons reste ouvert à la théorie de l'adaptation chez les humains. En effet, pour lui une femme ayant eu un orgasme aura envie d'avoir de nouveau un rapport. Egalement, l'homme peut percevoir le fait de donner un orgasme à une femme comme "cadeau", un "geste attentionné". Une femme pourrait avoir ou faire semblant d'avoir des orgasmes pour améliorer l'estime de soi de son partenaire et ainsi "indiquer qu'elle prend soin de lui".
Rigueur du livre
Ce livre s'appuie sur de nombreuses études citer rigoureusement.
Ce livre s'appuie sur de nombreuses études citer rigoureusement.
Ce que ce livre apporte au débat
Ce livre lance le débat autour de l'orgasme femelle car il apporte une nouvelle théorie, celle du sous-produit.
Ce livre lance le débat autour de l'orgasme femelle car il apporte une nouvelle théorie, celle du sous-produit.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.