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Titre de l'article

L'évolution de la monogamie et de l'ovulation cachée chez l'homme

Introduction à l'article

L'espèce humaine est la seule espèce de primate vivant en groupe dont le régime de reproduction principal est la monogamie et chez laquelle l’œstrus est absent. Les auteurs émettent l'hypothèse suivantes :
la chasse coopérative, la division sexuelle du travail, la bipédalité, l'altruisme extrême des petits à la naissance sont autant de facteurs qui ensemble auraient conduit à l'évolution du système de reproduction, à savoir la monogamie associé a une augmentation des soins parentaux masculins et une dissimulation de l'ovulation. Ils envisagent dans cet article que cette évolution suit une évolution culturelle et morphologique et que le système de reproduction humain ne doit pas se définir comme seulement une sélection génétique.

Expériences de l'article

Dans cet étude il n'y a pas d'expérience, en effet il s'agit d'une analyse bibliographique. cet article délivre réflexion autour des grandes étapes évolutives de l'homme qu'elles soient morphologiques ou culturelles qui aurait contribué au passage a la monogamie chez l'homme. Cet article est articulé autour des deux grandes questions, quels sont les facteurs qui aurait permis de sélectionner la monogamie? et pourquoi il y a eu sélection de la dissimulation de l’œstrus?

Résultats de l'article

Ce qui aurait favorisé l'apparition de la monogamie est une combinaison de plusieurs facteurs :

  • Une pression accru de la prédation qui aurai favorisé une augmentation de l'investissement parental masculin.
  • Le passage a la bipédie (rétrécissement du bassin) avec une augmentation du volume cérébral qui conduirait à un progéniture plus immature à la naissance et donc plus dépendant de la mère.
  • Du fait d'une forte dépendance de l'enfant la mère, les femelles ont donc été plus dépendantes des mâles pour le recherches de nourritures. La polygynie serait apparu secondairement dans les populations humaines, lorsque certains hommes ont pu accumuler des richesses, de la nourritures. Quant à la disparition de l’œstrus les arguments avancés sont les suivants:
  • intérêt pour un investissement à plus long terme du mâle envers la femelle pour assurer sa paternité.
  • intérêt de masquer son attrait sexuel pour la femelle (devenu plus continue) car la reproduction extra-couple devient indétectable.
Ce que cet article apporte au débat

Il n'est pas question dans cet article de facteur génétique entrainant une variation individuelle favorisant l'infidélité. Ici on s'intéresse aux diverses évolutions à l'échelle de l'espèce qui aurait conduit a d'adoption de la monogamie tout en conservant des relation sexuelle extra-couple occasionnelle. Il est question d'évolution comportementale investissement paternel accru qui aurait donné un avantage à la monogamie et la perte de l’œstrus féminin qui force le mâle a s'investir a long terme et qui lui permet parallèlement de masquer une relation extra-conjugale. Les avantages à l'infidélité sont différent chez les deux sexes. copulation avec un individu plus intéressant génétiquement pour la femme et un plus grand nombre de progéniture avec un investissement moindre chez l'homme. Ici ne sont pas évoqué de mécanisme de sélection génétique précis, mais sont détaillés les grandes hypothèses basée sur la comparaison avec d'autre espèces et l'histoire évolutive humaine.

Publiée il y a plus de 6 ans par C. Laporte.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Article : The evolution of monogamy and concealed ovulation in humans
  • 1
  • Auteurs
    Lee benshoof and Randy Thornhill
  • Année de publication
    1979
  • Journal
    Journal of social and biological structure
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Homo sapiens is unique among primates in that it is the only group-living species in
    which monogamy is the major mating system and the only species in which females
    do not reveal their ovulation by estrus. These unique traits can be explained in terms
    of natural selective and cultural selective theory applied at the level of the individual.
    The relative amount of parental investment by the sexes is an important correlate
    with the type of mating systems found in animal species. In human history the
    evolution of increased hunting abilities, bipedality, relatively altricial young and the
    concomitant dependency on the male for food by the female are viewed as the factors
    allowing and favoring increased male parental investment. The same scenario can
    explain the evolution of extensive female parental care in humans. Monogamy is the
    result of the male’s investment being increased to approximate equality with that
    of the female and the male’s attempt to insure his paternity. The incipient hunting
    activities of Arcstralopithecus and small cranium would indicate polygyny at this stage
    of hominid evolution. The increase in hunting activities and brain size of Homo
    erectus may have favored monogamy. Polygyny may have reappeared to some extent
    with the evolution of Homo sapiens sapiens 40,000 B.P., but perhaps not until 15,000-
    11,000 B.P. did disparity in resources controlled by males allow some males to
    exceed the polygyny threshold. The loss of estrus in the female is regarded not as
    a precondition to pair-bonding, but as a means for increasing the likelihood of
    successful cuckoldry of the male after monogamy has been established. The human
    social setting of monogamous pairs in close proximity greatly reduces the costs of
    infidelity.

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  • Apparait dans la controverse
    Infidélité et monogamie chez l'espèce humaine, des traits adaptatifs ?
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