Since the Age of Exploration began, there has been a drastic breaching of biogeographic barriers that previously had isolated the continental biotas for millions of years. We explore the nature of these recent biotic exchanges and their consequences on evolutionary processes. The direct evidence of evolutionary consequences of the biotic rearrangements is of variable quality, but the results of trajectories are becoming clear as the number of studies increases. There are examples of invasive species altering the evolutionary pathway of native species by competitive
exclusion, niche displacement, hybridization, introgression, predation, and ultimately extinction. Invaders themselves
evolve in response to their interactions with natives, as well as in response to the new abiotic environment. Flexibility in behavior, and mutualistic interactions, can aid in the success of invaders in their new environment.
Titre de la review
Les impacts évolutifs des espèces invasives
Les impacts évolutifs des espèces invasives
Résumé de la review
Pour que des espèces puissent envahir un écosystème il faut qu'elles franchissent de grandes barrières biogéographiques. La globalisation des échanges, la rapidité et la densité des transports ne cessent d'augmenter. Or l'augmentation du taux d'échanges globaux facilite le mouvement des espèces et augmente la probabilité d'établissement d'une EEE dans un nouvel écosystème puisque cela permet aux espèces de franchir les barrières facilement, de façon fréquente et répétée. Cette revue se propose de résumer les conséquences évolutives de cette rupture des barrières biogéographiques. Les auteurs classent les conséquences évolutives dues aux mélanges entre espèces invasives et natives en deux catégories : directes et indirectes.
Pour les directes, les conséquences citées sont les réponses évolutives face aux changements d'environnement cités précédemment et les hybridations. Les EEE subissent de nouvelles pressions de sélection liées à l'environnement qu'elles envahissent. Mais, l'établissement des EEE modifie en retour les écosystèmes aux niveaux abiotique et biotique. Leurs impacts et les interactions qu'elles mettent en place dans ce nouveau milieu modifient les pressions de sélection qui opéraient auparavant sur les espèces natives. L'évolution façonne donc la réponse de ces dernières à ces changements afin qu'elles puissent se maintenir. Pour ce qui est des hybridations, elles ont pour conséquence deux phénomènes principaux à savoir, la diminution de la population ou son extinction (meilleure fitness des hybrides, hybrides stériles dans petites populations, conséquences dramatiques dans petites populations isolées avec peu de variation génétique) et la création de nouveaux taxons (importante source de variations génétiques et donc possibilité de nouvelles espèces).
Pour ce qui est des conséquences évolutives indirectes, les auteurs citent notamment les changements de caractères phénotypiques (taille par exemple) et de comportements des espèces invasives et natives. Puis ils énoncent l'établissement d'espèces invasives qui peut entraîner un déplacement de niche écologique pour certaines espèces natives voire même leur éradication du milieu par exclusion compétitive. Dans ce cas, ces phénomènes sont dus à la meilleure compétitivité des EEE (nourriture, efficacité d'utilisation des ressources, comportements d'agression et de prédation, occupation de l'espace). Le mutualisme est, selon les auteurs, une autre conséquence évolutive indirecte. Elle s'exprime à travers la mise en place de mutualisme entre une EEE et une espèce native ou encore de perturbations d'interactions mutualistes entre des espèces natives par l'arrivée d'une EEE. En restant dans les symbioses, les auteurs indiquent que les parasites invasifs se retrouvent quant à eux face à des hôtes naïfs qui n'ont pas nécessairement un système de défense adapté/efficace, ce qui représente un vrai danger pour l'évolution de ces espèces. Pour finir, la dernière conséquence indirecte citée par les auteurs est l'extinction des espèces natives. Les extinctions liées aux EEE proviennent surtout de la prédation qu'elles mettent en place ou amplifient. Des modèles ont montré les conséquences désastreuses que pourraient avoir les extinctions dues aux EEE sur la diversité globale si les invasions continuaient à cette fréquence.
Pour conclure, les auteurs mentionnent que la prédation est une des conséquences les plus dramatiques puisque l'extinction des espèces natives se fait alors rapidement et empêche leur évolution vers des réponses adaptées. Certains aspects des changements globaux peuvent être modifiés ou atténués par l'action de l'homme mais les EEE et leurs conséquences sont souvent irréversibles. Par ces introductions, l'homme est un acteur majeur du développement d'un tout nouvel assemblage cosmopolite d'organismes à la surface du globe entrainant des changements dans le fonctionnement des écosystèmes et sur la future direction évolutive de la vie.
Pour que des espèces puissent envahir un écosystème il faut qu'elles franchissent de grandes barrières biogéographiques. La globalisation des échanges, la rapidité et la densité des transports ne cessent d'augmenter. Or l'augmentation du taux d'échanges globaux facilite le mouvement des espèces et augmente la probabilité d'établissement d'une EEE dans un nouvel écosystème puisque cela permet aux espèces de franchir les barrières facilement, de façon fréquente et répétée. Cette revue se propose de résumer les conséquences évolutives de cette rupture des barrières biogéographiques. Les auteurs classent les conséquences évolutives dues aux mélanges entre espèces invasives et natives en deux catégories : directes et indirectes.
Pour les directes, les conséquences citées sont les réponses évolutives face aux changements d'environnement cités précédemment et les hybridations. Les EEE subissent de nouvelles pressions de sélection liées à l'environnement qu'elles envahissent. Mais, l'établissement des EEE modifie en retour les écosystèmes aux niveaux abiotique et biotique. Leurs impacts et les interactions qu'elles mettent en place dans ce nouveau milieu modifient les pressions de sélection qui opéraient auparavant sur les espèces natives. L'évolution façonne donc la réponse de ces dernières à ces changements afin qu'elles puissent se maintenir. Pour ce qui est des hybridations, elles ont pour conséquence deux phénomènes principaux à savoir, la diminution de la population ou son extinction (meilleure fitness des hybrides, hybrides stériles dans petites populations, conséquences dramatiques dans petites populations isolées avec peu de variation génétique) et la création de nouveaux taxons (importante source de variations génétiques et donc possibilité de nouvelles espèces).
Pour ce qui est des conséquences évolutives indirectes, les auteurs citent notamment les changements de caractères phénotypiques (taille par exemple) et de comportements des espèces invasives et natives. Puis ils énoncent l'établissement d'espèces invasives qui peut entraîner un déplacement de niche écologique pour certaines espèces natives voire même leur éradication du milieu par exclusion compétitive. Dans ce cas, ces phénomènes sont dus à la meilleure compétitivité des EEE (nourriture, efficacité d'utilisation des ressources, comportements d'agression et de prédation, occupation de l'espace). Le mutualisme est, selon les auteurs, une autre conséquence évolutive indirecte. Elle s'exprime à travers la mise en place de mutualisme entre une EEE et une espèce native ou encore de perturbations d'interactions mutualistes entre des espèces natives par l'arrivée d'une EEE. En restant dans les symbioses, les auteurs indiquent que les parasites invasifs se retrouvent quant à eux face à des hôtes naïfs qui n'ont pas nécessairement un système de défense adapté/efficace, ce qui représente un vrai danger pour l'évolution de ces espèces. Pour finir, la dernière conséquence indirecte citée par les auteurs est l'extinction des espèces natives. Les extinctions liées aux EEE proviennent surtout de la prédation qu'elles mettent en place ou amplifient. Des modèles ont montré les conséquences désastreuses que pourraient avoir les extinctions dues aux EEE sur la diversité globale si les invasions continuaient à cette fréquence.
Pour conclure, les auteurs mentionnent que la prédation est une des conséquences les plus dramatiques puisque l'extinction des espèces natives se fait alors rapidement et empêche leur évolution vers des réponses adaptées. Certains aspects des changements globaux peuvent être modifiés ou atténués par l'action de l'homme mais les EEE et leurs conséquences sont souvent irréversibles. Par ces introductions, l'homme est un acteur majeur du développement d'un tout nouvel assemblage cosmopolite d'organismes à la surface du globe entrainant des changements dans le fonctionnement des écosystèmes et sur la future direction évolutive de la vie.
Rigueur de la review
La review est assez rigoureuse, cependant il aurait été utile de savoir comment la recherche de bibliographie avait été effectuée pour être sûre que cela ait été fait de façon objective et pas avec un parti pris contre les EEE, et pour être sûre de ne pas manquer certaines informations.
La review est assez rigoureuse, cependant il aurait été utile de savoir comment la recherche de bibliographie avait été effectuée pour être sûre que cela ait été fait de façon objective et pas avec un parti pris contre les EEE, et pour être sûre de ne pas manquer certaines informations.
Ce que cette review apporte au débat
Il est important de connaître toutes les conséquences évolutives des EEE pour un écosystème. Cela permet de ne pas prendre en considération uniquement les aspects négatifs des EEE lors de la décision du plan de gestion. La review montre que ces prises de décisions ne pourront pas permettre un retour à l'état initial de l'écosystème puisque son fonctionnement, sa structuration et donc son évolution ont été modifiés en profondeur par les EEE et leurs conséquences. Les modifications sont parfois si importantes (extinctions d'espèces natives par exemple), que retirer l'EEE de son nouvel environnement pourrait avoir des conséquences importantes sur les espèces natives qui se sont adaptées à cet EEE et avec qui elles peuvent parfois même avoir des interactions nécessaires à leur survie. Cependant, les impacts évolutifs ne suffisent pas à prendre la pleine mesure des conséquences de l'éradication d'une EEE dans un milieu, il faut aussi prendre en compte les impacts écologiques.
Il est important de connaître toutes les conséquences évolutives des EEE pour un écosystème. Cela permet de ne pas prendre en considération uniquement les aspects négatifs des EEE lors de la décision du plan de gestion. La review montre que ces prises de décisions ne pourront pas permettre un retour à l'état initial de l'écosystème puisque son fonctionnement, sa structuration et donc son évolution ont été modifiés en profondeur par les EEE et leurs conséquences. Les modifications sont parfois si importantes (extinctions d'espèces natives par exemple), que retirer l'EEE de son nouvel environnement pourrait avoir des conséquences importantes sur les espèces natives qui se sont adaptées à cet EEE et avec qui elles peuvent parfois même avoir des interactions nécessaires à leur survie. Cependant, les impacts évolutifs ne suffisent pas à prendre la pleine mesure des conséquences de l'éradication d'une EEE dans un milieu, il faut aussi prendre en compte les impacts écologiques.
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