The evolutionary explanation of female orgasm has been difficult to come by. The orgasm in
women does not obviously contribute to the reproductive success, and surprisingly unreliably accompanies heterosexual intercourse. Two types of explanations have been proposed: one insisting
on extant adaptive roles in reproduction, another explaining female orgasm as a byproduct of selection on male orgasm, which is crucial for sperm transfer. We emphasize that these explanations
tend to focus on evidence from human biology and thus address the modification of a trait rather
than its evolutionary origin. To trace the trait through evolution requires identifying its homologue
in other species, which may have limited similarity with the human trait. Human female orgasm
is associated with an endocrine surge similar to the copulatory surges in species with induced
ovulation. We suggest that the homolog of human orgasm is the reflex that, ancestrally, induced
ovulation. This reflex became superfluous with the evolution of spontaneous ovulation, potentially
freeing female orgasm for other roles. This is supported by phylogenetic evidence showing that
induced ovulation is ancestral, while spontaneous ovulation is derived within eutherians. In addition, the comparative anatomy of female reproductive tract shows that evolution of spontaneous
ovulation is correlated with increasing distance of clitoris from the copulatory canal. In summary,
we suggest that the female orgasm-like trait may have been adaptive, however for a different
role, namely for inducing ovulation. With the evolution of spontaneous ovulation, orgasm was
freed to gain secondary roles, which may explain its maintenance, but not its origin.
Titre de la review
L'origine évolutive de l'orgasme femelle.
L'origine évolutive de l'orgasme femelle.
Résumé de la review
Cette revue aborde une autre manière de traiter le débat à savoir si l'orgasme femelle est une adaptation ou non. En effet, au lieu de chercher les avantages évolutifs de cet orgasme chez l'Homme ou chez les primates, Mihaela Pavlicev et ses collaborateurs se sont intéressés à l'histoire évolutive de l'orgasme chez un grand nombre d'organismes en étudiant en parallèle l'évolution du type d'ovulation. Ainsi a été mis en évidence dans cette revue que l'ovulation induite par le mâle ou par des stimulus environnementaux était ancestrale par rapport à l'ovulation autonome que l'on retrouve chez le singe ou chez l'Homme. Dans ces organismes une réaction homologue à l'orgasme féminin, un pic de production d'hormones spécifiques, est nécessaire au déclenchement de cette ovulation. Ceci est corrélé également avec le fait que la position du clitoris de ces organismes est telle que sa stimulation est obligatoire lors de l'accouplement, ce qui n'est plus le cas chez l'Homme ou chez le singe chez qui le clitoris se retrouve plus éloigné du canal vaginal.
Ainsi l'interprétation de ces faits semblent montrer que l'orgasme femelle serait en réalité issue d'une sélection adaptative pour les organismes à ovulation induite et qui est devenu obsolète avec l'apparition de l'ovulation spontanée. Le fait que ce trait persiste n'exclu cependant pas que l'orgasme féminin posséderait également des rôles secondaires chez l'Homme ou le singe.
Cette revue aborde une autre manière de traiter le débat à savoir si l'orgasme femelle est une adaptation ou non. En effet, au lieu de chercher les avantages évolutifs de cet orgasme chez l'Homme ou chez les primates, Mihaela Pavlicev et ses collaborateurs se sont intéressés à l'histoire évolutive de l'orgasme chez un grand nombre d'organismes en étudiant en parallèle l'évolution du type d'ovulation. Ainsi a été mis en évidence dans cette revue que l'ovulation induite par le mâle ou par des stimulus environnementaux était ancestrale par rapport à l'ovulation autonome que l'on retrouve chez le singe ou chez l'Homme. Dans ces organismes une réaction homologue à l'orgasme féminin, un pic de production d'hormones spécifiques, est nécessaire au déclenchement de cette ovulation. Ceci est corrélé également avec le fait que la position du clitoris de ces organismes est telle que sa stimulation est obligatoire lors de l'accouplement, ce qui n'est plus le cas chez l'Homme ou chez le singe chez qui le clitoris se retrouve plus éloigné du canal vaginal.
Ainsi l'interprétation de ces faits semblent montrer que l'orgasme femelle serait en réalité issue d'une sélection adaptative pour les organismes à ovulation induite et qui est devenu obsolète avec l'apparition de l'ovulation spontanée. Le fait que ce trait persiste n'exclu cependant pas que l'orgasme féminin posséderait également des rôles secondaires chez l'Homme ou le singe.
Rigueur de la review
Cette revue est garantie par les auteurs comme étant hors de tout conflits d’intérêt.
La méthodologie est intéressante et aucune erreur importante n'a été identifiable. Il est cependant à noter que l'homologie entre l'orgasme femelle et l'équivalent chez d'autres espèces est discutable étant donné que les auteurs ne s’intéressent ici qu'à la sécrétion neuroendocrinienne.
Cette revue est garantie par les auteurs comme étant hors de tout conflits d’intérêt.
La méthodologie est intéressante et aucune erreur importante n'a été identifiable. Il est cependant à noter que l'homologie entre l'orgasme femelle et l'équivalent chez d'autres espèces est discutable étant donné que les auteurs ne s’intéressent ici qu'à la sécrétion neuroendocrinienne.
Ce que cette review apporte au débat
Cette revue permet d'aborder une nouvelle façon d’appréhender le débat en ouvrant celui-ci à l'histoire évolutive de l'homologue de l'orgasme femelle. Elle apporte une information sur le fait que l'orgasme femelle est bien issus d'un processus d'adaptation indépendant de celui de l'orgasme masculin mais que
cet avantage ancestral a été perdu ensuite par l'arrivée de l'ovulation autonome dans le monde animal.
Cette revue permet d'aborder une nouvelle façon d’appréhender le débat en ouvrant celui-ci à l'histoire évolutive de l'homologue de l'orgasme femelle. Elle apporte une information sur le fait que l'orgasme femelle est bien issus d'un processus d'adaptation indépendant de celui de l'orgasme masculin mais que
cet avantage ancestral a été perdu ensuite par l'arrivée de l'ovulation autonome dans le monde animal.
Remarques sur la review
Cette revue semble de qualité et les conclusions très intéressantes mais encore trop hypothétique. Reste une question à laquelle il est nécessaire de répondre afin de terminer l'histoire évolutive est qui est "quel est l'avantage, s'il existe, qui a permis à l'orgasme femelle de perdurer après l'évolution de l'ovulation autonome?".
Cette revue semble de qualité et les conclusions très intéressantes mais encore trop hypothétique. Reste une question à laquelle il est nécessaire de répondre afin de terminer l'histoire évolutive est qui est "quel est l'avantage, s'il existe, qui a permis à l'orgasme femelle de perdurer après l'évolution de l'ovulation autonome?".
Dernière modification il y a plus de 6 ans.