Disturbance of wildlife by ecotourism has become a major concern in the last decades. In the Mediterranean, sea‐based tourism and related recreational activities are increasing rapidly, especially within marine protected areas (MPAs) hosting emblematic biodiversity. We investigated the impact of ecotourism in the Scandola MPA (UNESCO World Heritage Site, Corsica island), on the population of a conservation flagship, the Osprey Pandion haliaetus. Over the 37‐year study period, tourists flow increased sharply. Osprey breeding performance initially increased, but then dropped for pairs nesting within the MPA compared to those breeding elsewhere in Corsica. We examined several hypotheses that could explain such reduction in breeding performance. Recent osprey breeding failures in the MPA are not caused by food scarcity. Using underwater fish surveys, we showed that fish consumed by ospreys were more numerous within the MPA. Focal observation at nests revealed that the overall number of boat passages within 250 m of osprey nests were three times higher inside the MPA compared to a control area. Elevated boat traffic significantly modified osprey time‐budgets, by decreasing prey provisioning rate by males, and increasing time spent alarming and flying off the nest in females. This caused stress, and corticosterone levels in chick feathers were three times higher in high‐traffic areas compared to places with lower touristic flow in Corsica, the Balearic Islands and Italy. Overall, our integrative, long‐term study demonstrates the negative impact of sea‐based ecotourism on the Corsican osprey population. This stresses the worldwide importance of rigorously implementing sustainable ecotourism, within well‐enforced MPAs.
Titre de l'article
La rançon du succès : un suivi sur le long terme dans un site classé à l’UNESCO révèle l’impact de l’écotourisme sur une espèce emblématique
La rançon du succès : un suivi sur le long terme dans un site classé à l’UNESCO révèle l’impact de l’écotourisme sur une espèce emblématique
Introduction à l'article
Les aires protégées constituent un des principaux outils pour la protection d’espèces menacées. Il en existe actuellement plus de 120 000 dans le monde. Dans un contexte où les fonds gouvernementaux alloués à ces activités sont de plus en plus réduits, l’écotourisme apparaît comme un moyen efficace de les financer. De ce point de vue, l’écotourisme a un effet positif sur la conservation d’espèces menacées cependant, en favorisant la mise en place d’activités touristiques, l’écotourisme pourrait entrainer des effets négatifs. En effet, suite à l’augmentation des activités d’écotourisme, certaines zones sont plus visitées que les espaces non protégés ce qui peut entrainer de fortes perturbations. Dans cet article on propose un suivi de l’effet de l’écotourisme sur le Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus dans la réserve protégée de Scandola.
Les aires protégées constituent un des principaux outils pour la protection d’espèces menacées. Il en existe actuellement plus de 120 000 dans le monde. Dans un contexte où les fonds gouvernementaux alloués à ces activités sont de plus en plus réduits, l’écotourisme apparaît comme un moyen efficace de les financer. De ce point de vue, l’écotourisme a un effet positif sur la conservation d’espèces menacées cependant, en favorisant la mise en place d’activités touristiques, l’écotourisme pourrait entrainer des effets négatifs. En effet, suite à l’augmentation des activités d’écotourisme, certaines zones sont plus visitées que les espaces non protégés ce qui peut entrainer de fortes perturbations. Dans cet article on propose un suivi de l’effet de l’écotourisme sur le Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus dans la réserve protégée de Scandola.
Expériences de l'article
L’article repose sur un suivi de populations de Balbuzards pêcheurs le long de la côte est de la corse, dans la zone marine protégée de Scandola. Le suivi des oiseaux a été mené entre 1977 et 2014. Ce suivi a permis de comparer différents traits entre des populations de Balbuzards pêcheurs situées dans et hors de la zone marine protégée. Les traits mesurés sur les individus de chaque colonie sont entre autres des données comportementales, des mesures de taux de cortisol ou encore le nombre d’œufs produits. L'effet de la zone marine protégée est testé à l'aide de GLMMs incluant les différentes variables mesurées.
L’article repose sur un suivi de populations de Balbuzards pêcheurs le long de la côte est de la corse, dans la zone marine protégée de Scandola. Le suivi des oiseaux a été mené entre 1977 et 2014. Ce suivi a permis de comparer différents traits entre des populations de Balbuzards pêcheurs situées dans et hors de la zone marine protégée. Les traits mesurés sur les individus de chaque colonie sont entre autres des données comportementales, des mesures de taux de cortisol ou encore le nombre d’œufs produits. L'effet de la zone marine protégée est testé à l'aide de GLMMs incluant les différentes variables mesurées.
Résultats de l'article
Lors de la mise en place de la zone protégée, celle-ci a eu un effet positif sur la population de Balbuzards pêcheurs. Cependant, avec l’augmentation des activités de tourisme dans cette même zone, les individus s’y trouvant sont plus stressés et perturbés que les individus issus de zones avec moins de trafique maritime. En effet, on constate une baisse du nombre d’œufs produits par couple reproducteur à l’intérieur de la zone marine protégée mais pas hors de cette zone, de même pour le succès reproducteur des couples. Cette étude illustre l’effet négatif que peut avoir l’écotourisme sur les espèces menacées puisque en plus des effets sur la fécondité, une diminution de l’abondance en proies dans la zone marine protégée a été constatée. Des aménagements dans la réglementation de la zone protégée pourraient être effectués pour réduire l’impact négatif des activités touristiques, par exemple interdire aux bateaux d’approcher trop près des côtes où sont situés des nids de Balbuzards.
Lors de la mise en place de la zone protégée, celle-ci a eu un effet positif sur la population de Balbuzards pêcheurs. Cependant, avec l’augmentation des activités de tourisme dans cette même zone, les individus s’y trouvant sont plus stressés et perturbés que les individus issus de zones avec moins de trafique maritime. En effet, on constate une baisse du nombre d’œufs produits par couple reproducteur à l’intérieur de la zone marine protégée mais pas hors de cette zone, de même pour le succès reproducteur des couples. Cette étude illustre l’effet négatif que peut avoir l’écotourisme sur les espèces menacées puisque en plus des effets sur la fécondité, une diminution de l’abondance en proies dans la zone marine protégée a été constatée. Des aménagements dans la réglementation de la zone protégée pourraient être effectués pour réduire l’impact négatif des activités touristiques, par exemple interdire aux bateaux d’approcher trop près des côtes où sont situés des nids de Balbuzards.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre l’effet négatif que peut avoir l’écotourisme sur la conservation des espèces et ce même au sein de zones protégées. Il apparaît cependant que c’est la fréquence des évènements de perturbation liés à l’écotourisme qui a un impact négatif sur les individus. Selon cet article, l’écotourisme pourrait avoir un effet modéré sur la biodiversité si l’intensité et la fréquence des évènements de perturbations étaient réduites.
Cet article montre l’effet négatif que peut avoir l’écotourisme sur la conservation des espèces et ce même au sein de zones protégées. Il apparaît cependant que c’est la fréquence des évènements de perturbation liés à l’écotourisme qui a un impact négatif sur les individus. Selon cet article, l’écotourisme pourrait avoir un effet modéré sur la biodiversité si l’intensité et la fréquence des évènements de perturbations étaient réduites.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.