Ex situ seed storage underpins global agriculture and
food supplies and enables the conservation of thousands
of wild species of plants within national and
international facilities. As an insurance policy against
extinction, ex situ seed conservation is estimated to cost
as little as 1% of in situ conservation. The assumptions,
costs, risks and scientific challenges associated with ex
situ plant conservation depend on the species, the
methods employed and the desired storage time.
Recent, relatively widespread evidence of less than
expected longevity at conventional seed bank temperatures,
innovations in the cryopreservation of recalcitrant-seeded
species and economic comparators
provide compelling evidence that ultra-cold storage
should be adopted for the long-term conservation of
plants. Policy instruments, such as the Global Strategy
for Plant Conservation (2011–2020), should respond to
the evidence base and promote the implementation of
cryopreservation for both tropical and temperate plants.
Titre de la review
La science et l'économie de la conservation ex situ des plantes
La science et l'économie de la conservation ex situ des plantes
Résumé de la review
De nos jours, la biodiversité végétale est perdue à grands pas par l’impact des activités humaines sur l’environnement, entraînant ainsi la disparition de nombreux services écosystémiques essentiels pour la survie de notre espèce. Pour palier à ce problème, plusieurs programmes de conservation ont été mis en place à l’échelle internationale, dont la Stratégie Globale pour la Conservation des Plantes (SGCP). Ce programme cherche à établir des priorités sur les espèces à conserver et souligne l’importance de comprendre, conserver et utiliser durablement ces espèces, ainsi qu’éduquer le grand public sur les enjeux actuels.
La Chine, un pays en croissance hotspot de diversité
Cette étude vise à analyser le développement et les limites de la conservation des plantes en Chine, dans le cadre de l’initiative de la SGCP. Ce pays concentre 31 000 espèces de plantes, et possède un grand hotspot de biodiversité végétale dans la zone montagneuse au Sud-Ouest du pays. Cependant, il s’agit d’un pays émergent, dont la croissance économique grandissante (+10% PIB annuel) exerce une pression considérable sur les écosystèmes. Une action urgente dans le but de conserver la diversité végétale dans ce pays est essentielle. Quelques efforts de conservation ont été faits à travers des listes d’espèces à conserver établies par l’administration de foresterie (e.g. Flora Reipublicae Popularis Sinicae, Flora Yunnanica) et par le Groupe Chinois de Spécialistes des Plantes ( 4408 espèces déterminées à partir des critères de l’UICN). Malgré cela, un conflit entre la croissance économique de la Chine et la volonté de conservation de la nature persiste.
La conservation des espèces végétales
In situ ou ex situ
Une utilisation complémentaire de méthodes ex situ et in situ est essentielle pour une conservation efficace des espèces végétales. La conservation in situ des plantes se réalise à travers la mise en place de réserves naturelles et des espaces protégés (e.g. corridors biologique) et la recherche sur les menaces subies par la biodiversité végétale. Une des méthodes de conservation ex situ les plus utilisées est la mise en place de banques de graines. Cette méthode permet de conserver une grande diversité génétique et d’espèces. La Banque de Plasma Germinatif d’Espèces Sauvages préservait en 2005 jusqu’à 4 866 espèces de plantes provenant principalement du sud-ouest de la Chine, son objectif pour 2030 étant d’atteindre les 19 000 espèces. Les graines sont préservées majoritairement grâce à des techniques de cryopréservation. Cette méthode est considérée comme la seule option de conservation à long terme applicable à l’échelle globale et pour les espèces les plus sensibles à la perte de viabilité e.g. plantes à graines récalcitrantes (>25% des espèces). Pourtant, son application reste limitée par son coût faussement perçu comme trop élevé.
La valeur économique des plantes et de leur conservation ex situ
Les plantes sont d’une grande valeur économique estimée à 30 milliards de dollars annuels dont la plus grande partie est représentée par le secteur agricole. Pourtant, au delà des principales espèces utilisées dans ce secteur, il est difficile de déterminer lesquelles sont vraiment essentielles et devraient être conservées. Il est donc complexe de déterminer la valeur de toutes les espèces végétales par rapport au coût de leur conservation. Les communautés européennes ont tenté de réaliser cette évaluation à travers un rapport (‘The Economics of Ecosystems and Biodiversity’). Il a été déterminé que la conservation ex situ des graines représente une méthode avantageuse économiquement pour palier à la disparition des espèces sauvages.
La réussite de la conservation dépend des connaissances qu’on a sur les espèces à conserver. De nême, les méthodes utilisées, ainsi que leur coût monétaire et leurs limites, sont d'une grande importance.
De nos jours, la biodiversité végétale est perdue à grands pas par l’impact des activités humaines sur l’environnement, entraînant ainsi la disparition de nombreux services écosystémiques essentiels pour la survie de notre espèce. Pour palier à ce problème, plusieurs programmes de conservation ont été mis en place à l’échelle internationale, dont la Stratégie Globale pour la Conservation des Plantes (SGCP). Ce programme cherche à établir des priorités sur les espèces à conserver et souligne l’importance de comprendre, conserver et utiliser durablement ces espèces, ainsi qu’éduquer le grand public sur les enjeux actuels.
La Chine, un pays en croissance hotspot de diversité
Cette étude vise à analyser le développement et les limites de la conservation des plantes en Chine, dans le cadre de l’initiative de la SGCP. Ce pays concentre 31 000 espèces de plantes, et possède un grand hotspot de biodiversité végétale dans la zone montagneuse au Sud-Ouest du pays. Cependant, il s’agit d’un pays émergent, dont la croissance économique grandissante (+10% PIB annuel) exerce une pression considérable sur les écosystèmes. Une action urgente dans le but de conserver la diversité végétale dans ce pays est essentielle. Quelques efforts de conservation ont été faits à travers des listes d’espèces à conserver établies par l’administration de foresterie (e.g. Flora Reipublicae Popularis Sinicae, Flora Yunnanica) et par le Groupe Chinois de Spécialistes des Plantes ( 4408 espèces déterminées à partir des critères de l’UICN). Malgré cela, un conflit entre la croissance économique de la Chine et la volonté de conservation de la nature persiste.
La conservation des espèces végétales
In situ ou ex situ
Une utilisation complémentaire de méthodes ex situ et in situ est essentielle pour une conservation efficace des espèces végétales. La conservation in situ des plantes se réalise à travers la mise en place de réserves naturelles et des espaces protégés (e.g. corridors biologique) et la recherche sur les menaces subies par la biodiversité végétale. Une des méthodes de conservation ex situ les plus utilisées est la mise en place de banques de graines. Cette méthode permet de conserver une grande diversité génétique et d’espèces. La Banque de Plasma Germinatif d’Espèces Sauvages préservait en 2005 jusqu’à 4 866 espèces de plantes provenant principalement du sud-ouest de la Chine, son objectif pour 2030 étant d’atteindre les 19 000 espèces. Les graines sont préservées majoritairement grâce à des techniques de cryopréservation. Cette méthode est considérée comme la seule option de conservation à long terme applicable à l’échelle globale et pour les espèces les plus sensibles à la perte de viabilité e.g. plantes à graines récalcitrantes (>25% des espèces). Pourtant, son application reste limitée par son coût faussement perçu comme trop élevé.
La valeur économique des plantes et de leur conservation ex situ
Les plantes sont d’une grande valeur économique estimée à 30 milliards de dollars annuels dont la plus grande partie est représentée par le secteur agricole. Pourtant, au delà des principales espèces utilisées dans ce secteur, il est difficile de déterminer lesquelles sont vraiment essentielles et devraient être conservées. Il est donc complexe de déterminer la valeur de toutes les espèces végétales par rapport au coût de leur conservation. Les communautés européennes ont tenté de réaliser cette évaluation à travers un rapport (‘The Economics of Ecosystems and Biodiversity’). Il a été déterminé que la conservation ex situ des graines représente une méthode avantageuse économiquement pour palier à la disparition des espèces sauvages.
La réussite de la conservation dépend des connaissances qu’on a sur les espèces à conserver. De nême, les méthodes utilisées, ainsi que leur coût monétaire et leurs limites, sont d'une grande importance.
Ce que cette review apporte au débat
Il est essentiel que des pays émergents comme la Chine réalisent des efforts de conservation de leur biodiversité végétale. Ces pays possèdent le plus souvent une forte diversité d'espèces menacées par une croissance économique grandissante. Ces efforts de conservation doivent ¨combiner des approches in situ comme ex situ. Les banques de graines sont un moyen efficace et économique de préserver la diversité génétique et spécifique des plantes sauvages et domestiques.
Il est essentiel que des pays émergents comme la Chine réalisent des efforts de conservation de leur biodiversité végétale. Ces pays possèdent le plus souvent une forte diversité d'espèces menacées par une croissance économique grandissante. Ces efforts de conservation doivent ¨combiner des approches in situ comme ex situ. Les banques de graines sont un moyen efficace et économique de préserver la diversité génétique et spécifique des plantes sauvages et domestiques.
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