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"The shifted baseline" : la défaunation préhistorique dans les tropiques et ses conséquences pour la conservation de la biodiversité.
"The shifted baseline" : la défaunation préhistorique dans les tropiques et ses conséquences pour la conservation de la biodiversité.
Introduction à l'article
Le terme «changement de référence» est utilisé pour décrire la façon dont les changements apportés à un système sont mesurés par rapport à des états de référence antérieurs qui diffèrent eux-mêmes de l'état initial du système.
Les scientifiques se penchent de plus en plus sur l’étude d’écosystèmes anciens où des espèces actuelles auraient pu évoluer. En effet, la plupart des études réalisées se basent sur des données vielles de quelques décennies pour les plus anciennes, tandis que les causes de certains changements peuvent provenir de temps plus anciens.
Lors du pléistocène, deux grands changements se démarquent : l’arrivée massive d’humains de plus en plus modernes, et la perte de la majeure partie de la mégafaune. Si le débat fait encore rage sur la relation entre ces deux changements, il semblerait qu'ils soient effectivement liés.
Cet article veut révéler les impacts environnementaux de toutes les extinctions de la mégafaune tropicale depuis le début du Pleistocène moyen.
Le terme «changement de référence» est utilisé pour décrire la façon dont les changements apportés à un système sont mesurés par rapport à des états de référence antérieurs qui diffèrent eux-mêmes de l'état initial du système.
Les scientifiques se penchent de plus en plus sur l’étude d’écosystèmes anciens où des espèces actuelles auraient pu évoluer. En effet, la plupart des études réalisées se basent sur des données vielles de quelques décennies pour les plus anciennes, tandis que les causes de certains changements peuvent provenir de temps plus anciens.
Lors du pléistocène, deux grands changements se démarquent : l’arrivée massive d’humains de plus en plus modernes, et la perte de la majeure partie de la mégafaune. Si le débat fait encore rage sur la relation entre ces deux changements, il semblerait qu'ils soient effectivement liés.
Cet article veut révéler les impacts environnementaux de toutes les extinctions de la mégafaune tropicale depuis le début du Pleistocène moyen.
Expériences de l'article
Aucunes expériences n’ont ici été menées. L’auteur utilise les nombreuses documentations issues de travaux précédents. Les données concernent les taxons ayant disparus, le moment de leur dernière apparition, ainsi que la mégafaune survivante, et ce au niveau des tropiques. Les preuves ou spéculations concernant les impacts des extinctions sont également relevées.
Aucunes expériences n’ont ici été menées. L’auteur utilise les nombreuses documentations issues de travaux précédents. Les données concernent les taxons ayant disparus, le moment de leur dernière apparition, ainsi que la mégafaune survivante, et ce au niveau des tropiques. Les preuves ou spéculations concernant les impacts des extinctions sont également relevées.
Résultats de l'article
La coextinction des parasites : lorsque leurs hôtes disparaissent, les parasites ne peuvent eux-mêmes survivre.
Le mutualisme de dispersion : la mégafaune joue un rôle dans la dispersion de graines de trop grande taille pour certains frugivores.
La relation proie/prédateur : la perte de grands prédateurs entraîne des cascades trophiques dans la chaîne alimentaire. Cette étude est difficile du fait de l’extinction à la même période de nombreuses proies.
Sur la végétation : les grands herbivores maintiennent des parcelles de milieux ouverts, et la mosaïque paysagère. Cela peut aller jusqu’à limiter la propagation des incendies.
Pour l'auteur, il faut en priorité conserver la mégafaune restante. Réintroduire des espèces mégafaunales dans leur aire de répartition naturelle est une option viable, et réalisable dans les réserves naturelles. Concernant le ré-ensauvagement est proposé de remplacer la mégafaune éteinte par des substituts écologiques ou des parents existants.
La coextinction des parasites : lorsque leurs hôtes disparaissent, les parasites ne peuvent eux-mêmes survivre.
Le mutualisme de dispersion : la mégafaune joue un rôle dans la dispersion de graines de trop grande taille pour certains frugivores.
La relation proie/prédateur : la perte de grands prédateurs entraîne des cascades trophiques dans la chaîne alimentaire. Cette étude est difficile du fait de l’extinction à la même période de nombreuses proies.
Sur la végétation : les grands herbivores maintiennent des parcelles de milieux ouverts, et la mosaïque paysagère. Cela peut aller jusqu’à limiter la propagation des incendies.
Pour l'auteur, il faut en priorité conserver la mégafaune restante. Réintroduire des espèces mégafaunales dans leur aire de répartition naturelle est une option viable, et réalisable dans les réserves naturelles. Concernant le ré-ensauvagement est proposé de remplacer la mégafaune éteinte par des substituts écologiques ou des parents existants.
Rigueur de l'article
La majeure partie de la littérature sur les impacts des extinctions est basée sur des arguments d’analogie avec la mégafaune actuellement existante. Ces arguments peuvent être affaiblis par le manque de connaissances sur les rôles écologiques joués par les espèces utilisées pour les comparaisons.
Il manque encore de nombreuses expériences concernant la réintroduction d’espèces, l’article ne donne juste que des pistes qui commencent à être explorées. Il peut être intéressant de lire les références utilisées par l'auteur pour mieux comprendre les expériences menées sur des exemples précis d'extinction.
La majeure partie de la littérature sur les impacts des extinctions est basée sur des arguments d’analogie avec la mégafaune actuellement existante. Ces arguments peuvent être affaiblis par le manque de connaissances sur les rôles écologiques joués par les espèces utilisées pour les comparaisons.
Il manque encore de nombreuses expériences concernant la réintroduction d’espèces, l’article ne donne juste que des pistes qui commencent à être explorées. Il peut être intéressant de lire les références utilisées par l'auteur pour mieux comprendre les expériences menées sur des exemples précis d'extinction.
Ce que cet article apporte au débat
L’article propose tout de même de nombreuses pistes concernant les différents impacts dus à l’extinction de la mégafaune.
La compréhension de ces impacts permet ensuite de mieux comprendre l’enjeu de la réintroduction d’espèces pouvant jouer des rôles écologiques majeurs. Si l’auteur met en avant la préservation de la mégafaune existante, la réintroduction d’espèces est également abordée, et pourrait jouer un rôle futur dans le maintien de nos écosystèmes.
L’article propose tout de même de nombreuses pistes concernant les différents impacts dus à l’extinction de la mégafaune.
La compréhension de ces impacts permet ensuite de mieux comprendre l’enjeu de la réintroduction d’espèces pouvant jouer des rôles écologiques majeurs. Si l’auteur met en avant la préservation de la mégafaune existante, la réintroduction d’espèces est également abordée, et pourrait jouer un rôle futur dans le maintien de nos écosystèmes.
Publiée il y a plus de 9 ans
par
f.paillet.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : The shifted baseline: Prehistoric defaunation in the tropics and its consequences for biodiversity conservation
Titre de l'article
"The shifted baseline" : la défaunation préhistorique dans les tropiques et ses conséquences pour la conservation de la biodiversité.
"The shifted baseline" : la défaunation préhistorique dans les tropiques et ses conséquences pour la conservation de la biodiversité.
Introduction à l'article
Le terme «changement de référence» est utilisé pour décrire la façon dont les changements apportés à un système sont mesurés par rapport à des états de référence antérieurs qui diffèrent eux-mêmes de l'état initial du système.
Les scientifiques se penchent de plus en plus sur l’étude d’écosystèmes anciens où des espèces actuelles auraient pu évoluer. En effet, la plupart des études réalisées se basent sur des données vielles de quelques décennies pour les plus anciennes, tandis que les causes de certains changements peuvent provenir de temps plus anciens.
Lors du pléistocène, deux grands changements se démarquent : l’arrivée massive d’humains de plus en plus modernes, et la perte de la majeure partie de la mégafaune. Si le débat fait encore rage sur la relation entre ces deux changements, il semblerait qu'ils soient effectivement liés.
Cet article veut révéler les impacts environnementaux de toutes les extinctions de la mégafaune tropicale depuis le début du Pleistocène moyen.
Le terme «changement de référence» est utilisé pour décrire la façon dont les changements apportés à un système sont mesurés par rapport à des états de référence antérieurs qui diffèrent eux-mêmes de l'état initial du système.
Les scientifiques se penchent de plus en plus sur l’étude d’écosystèmes anciens où des espèces actuelles auraient pu évoluer. En effet, la plupart des études réalisées se basent sur des données vielles de quelques décennies pour les plus anciennes, tandis que les causes de certains changements peuvent provenir de temps plus anciens.
Lors du pléistocène, deux grands changements se démarquent : l’arrivée massive d’humains de plus en plus modernes, et la perte de la majeure partie de la mégafaune. Si le débat fait encore rage sur la relation entre ces deux changements, il semblerait qu'ils soient effectivement liés.
Cet article veut révéler les impacts environnementaux de toutes les extinctions de la mégafaune tropicale depuis le début du Pleistocène moyen.
Expériences de l'article
Aucunes expériences n’ont ici été menées. L’auteur utilise les nombreuses documentations issues de travaux précédents. Les données concernent les taxons ayant disparus, le moment de leur dernière apparition, ainsi que la mégafaune survivante, et ce au niveau des tropiques. Les preuves ou spéculations concernant les impacts des extinctions sont également relevées.
Aucunes expériences n’ont ici été menées. L’auteur utilise les nombreuses documentations issues de travaux précédents. Les données concernent les taxons ayant disparus, le moment de leur dernière apparition, ainsi que la mégafaune survivante, et ce au niveau des tropiques. Les preuves ou spéculations concernant les impacts des extinctions sont également relevées.
Résultats de l'article
Rigueur de l'article
La majeure partie de la littérature sur les impacts des extinctions est basée sur des arguments d’analogie avec la mégafaune actuellement existante. Ces arguments peuvent être affaiblis par le manque de connaissances sur les rôles écologiques joués par les espèces utilisées pour les comparaisons.
Il manque encore de nombreuses expériences concernant la réintroduction d’espèces, l’article ne donne juste que des pistes qui commencent à être explorées. Il peut être intéressant de lire les références utilisées par l'auteur pour mieux comprendre les expériences menées sur des exemples précis d'extinction.
La majeure partie de la littérature sur les impacts des extinctions est basée sur des arguments d’analogie avec la mégafaune actuellement existante. Ces arguments peuvent être affaiblis par le manque de connaissances sur les rôles écologiques joués par les espèces utilisées pour les comparaisons.
Il manque encore de nombreuses expériences concernant la réintroduction d’espèces, l’article ne donne juste que des pistes qui commencent à être explorées. Il peut être intéressant de lire les références utilisées par l'auteur pour mieux comprendre les expériences menées sur des exemples précis d'extinction.
Ce que cet article apporte au débat
L’article propose tout de même de nombreuses pistes concernant les différents impacts dus à l’extinction de la mégafaune.
La compréhension de ces impacts permet ensuite de mieux comprendre l’enjeu de la réintroduction d’espèces pouvant jouer des rôles écologiques majeurs. Si l’auteur met en avant la préservation de la mégafaune existante, la réintroduction d’espèces est également abordée, et pourrait jouer un rôle futur dans le maintien de nos écosystèmes.
L’article propose tout de même de nombreuses pistes concernant les différents impacts dus à l’extinction de la mégafaune.
La compréhension de ces impacts permet ensuite de mieux comprendre l’enjeu de la réintroduction d’espèces pouvant jouer des rôles écologiques majeurs. Si l’auteur met en avant la préservation de la mégafaune existante, la réintroduction d’espèces est également abordée, et pourrait jouer un rôle futur dans le maintien de nos écosystèmes.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.