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Translocation des espèces, changement climatique et fin des tentatives de recréation des communautés écologiques passées
Translocation des espèces, changement climatique et fin des tentatives de recréation des communautés écologiques passées
Résumé de la review
Cette review se présente sous la forme d’une opinion. L’auteur commence en disant qu’au vu des nombreuses barrières à la dispersion et de la rapidité des changements climatiques actuels, le moyen le plus efficace de conserver les espèces serait l’augmentation de leur capacité de dispersion. En s’appuyant sur des exemples, il argumente qu’il est très probablement impossible pour certaines espèces très endémiques de migrer vers des habitats adaptés, car entourés par des barrières insurmontables (ex : espèces endémiques de haute montagne ne peuvent pas redescendre dans la vallée). Il précise que son argumentation est basée sur le fait que l’humanité cherche à réduire au maximum l’extinction, et qu’elle voit l’augmentation de la richesse spécifique locale comme quelque chose de positif. Il fait le constat que la philosophie actuelle de conservation consistant à maintenir ou même recréer les environnements passés n’est plus une solution viable, car même certains écosystèmes très protégés ont fini par changer avec l’évolution climatique rapide de l’Holocène (citations d’exemples concrets). Il parle ensuite de la réintroduction, en argumentant que cela s’apparente déjà à de la colonisation assistée, car on utilise pour cela des génotypes de régions différentes à la région cible. Rajouter la dimension climatique aux méthodes préexistantes (c’est à dire passer de réintroduction à colonisation assistée) pourrait donc être la solution, en prédisant la meilleure aire de répartition pour l’espèce introduite, qui pourrait être en dehors de l’aire ancestrale. Il argumente ensuite que quoi que fassent les biologistes de la conservation, il existe d’ores et déjà des translocations pour les besoins humains (agriculture, foresterie…). Les plantes sélectionnées pour cela, ainsi que les plantes abondantes et répandues ont par conséquent plus de chances de dispersion que les autres, et être contre la colonisation assistée donnerait un avantage de plus à ces espèces par rapport à celles en danger ou avec une capacité de dispersion faible. La priorité doit donc être mise sur des espèces aux répartitions limitées et qui prospéreraient si les barrières à la dispersion actuelle n’étaient pas présentes. (Citation de deux exemples d’introductions réussies). Pour l’auteur, se baser uniquement les aires de répartitions actuelles n’est pas une solution, car ces dernières évoluent et ont toujours évolué au cours des temps géologiques (cela pourrait même créer certains problèmes). Pour répondre au fait que l’espèce introduite provoque l’extinction des espèces natives dans de nombreux exemples, il argumente que les cas documentés sont souvent faits dans des environnements insulaires ou bien sont des translocations entre continents, ce que la colonisation assistée ne préconise pas. La dernière partie de la review se concentre sur la Grande-Bretagne, qui selon l’auteur, serait une destination idéale pour accueillir des espèces menacées d’extinction par les changements climatiques (arguments sourcés : peu d’espèces endémiques, semble être immunisée contre l’extinction en cas d’introduction). L’abstact résume bien la pensée générale de l’auteur : pour lui, la colonisation assistée est la seule option viable pour maintenir dans des milieux naturels les espèces menacées d’extinction à cause des changements climatiques.
Cette review se présente sous la forme d’une opinion. L’auteur commence en disant qu’au vu des nombreuses barrières à la dispersion et de la rapidité des changements climatiques actuels, le moyen le plus efficace de conserver les espèces serait l’augmentation de leur capacité de dispersion. En s’appuyant sur des exemples, il argumente qu’il est très probablement impossible pour certaines espèces très endémiques de migrer vers des habitats adaptés, car entourés par des barrières insurmontables (ex : espèces endémiques de haute montagne ne peuvent pas redescendre dans la vallée). Il précise que son argumentation est basée sur le fait que l’humanité cherche à réduire au maximum l’extinction, et qu’elle voit l’augmentation de la richesse spécifique locale comme quelque chose de positif. Il fait le constat que la philosophie actuelle de conservation consistant à maintenir ou même recréer les environnements passés n’est plus une solution viable, car même certains écosystèmes très protégés ont fini par changer avec l’évolution climatique rapide de l’Holocène (citations d’exemples concrets). Il parle ensuite de la réintroduction, en argumentant que cela s’apparente déjà à de la colonisation assistée, car on utilise pour cela des génotypes de régions différentes à la région cible. Rajouter la dimension climatique aux méthodes préexistantes (c’est à dire passer de réintroduction à colonisation assistée) pourrait donc être la solution, en prédisant la meilleure aire de répartition pour l’espèce introduite, qui pourrait être en dehors de l’aire ancestrale. Il argumente ensuite que quoi que fassent les biologistes de la conservation, il existe d’ores et déjà des translocations pour les besoins humains (agriculture, foresterie…). Les plantes sélectionnées pour cela, ainsi que les plantes abondantes et répandues ont par conséquent plus de chances de dispersion que les autres, et être contre la colonisation assistée donnerait un avantage de plus à ces espèces par rapport à celles en danger ou avec une capacité de dispersion faible. La priorité doit donc être mise sur des espèces aux répartitions limitées et qui prospéreraient si les barrières à la dispersion actuelle n’étaient pas présentes. (Citation de deux exemples d’introductions réussies). Pour l’auteur, se baser uniquement les aires de répartitions actuelles n’est pas une solution, car ces dernières évoluent et ont toujours évolué au cours des temps géologiques (cela pourrait même créer certains problèmes). Pour répondre au fait que l’espèce introduite provoque l’extinction des espèces natives dans de nombreux exemples, il argumente que les cas documentés sont souvent faits dans des environnements insulaires ou bien sont des translocations entre continents, ce que la colonisation assistée ne préconise pas. La dernière partie de la review se concentre sur la Grande-Bretagne, qui selon l’auteur, serait une destination idéale pour accueillir des espèces menacées d’extinction par les changements climatiques (arguments sourcés : peu d’espèces endémiques, semble être immunisée contre l’extinction en cas d’introduction). L’abstact résume bien la pensée générale de l’auteur : pour lui, la colonisation assistée est la seule option viable pour maintenir dans des milieux naturels les espèces menacées d’extinction à cause des changements climatiques.
Rigueur de la review
La review cite au moins un article pour citer chaque propos. Certains points sont tout de même faits à partir d'un seul exemple (une seule citation), ce qui est tout de même préjudiciable. Présenter sont point de vue comme la seule option viable est une méthode discutable, même si le but est tout de même d’envoyer un message fort à la communauté (il nuance tout de même un peu plus dans certaines phrases du corps de texte).
La review cite au moins un article pour citer chaque propos. Certains points sont tout de même faits à partir d'un seul exemple (une seule citation), ce qui est tout de même préjudiciable. Présenter sont point de vue comme la seule option viable est une méthode discutable, même si le but est tout de même d’envoyer un message fort à la communauté (il nuance tout de même un peu plus dans certaines phrases du corps de texte).
Ce que cette review apporte au débat
Cette review est importante dans le débat, car elle à un point de vue assez tranché sur le sujet ("seule option viable"). En plus de développer l’absence d’alternative viable pour certaines espèces, certains arguments prennent le contrepied des arguments contre la colonisation assistée, en mettent parfois en lumière les possibles dangers liés à la non mise en œuvre de cette méthode.
Cette review est importante dans le débat, car elle à un point de vue assez tranché sur le sujet ("seule option viable"). En plus de développer l’absence d’alternative viable pour certaines espèces, certains arguments prennent le contrepied des arguments contre la colonisation assistée, en mettent parfois en lumière les possibles dangers liés à la non mise en œuvre de cette méthode.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
B. Brée.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : Translocation of species, climate change, and the end of trying to recreate past ecological communities
Titre de la review
Translocation des espèces, changement climatique et fin des tentatives de recréation des communautés écologiques passées
Translocation des espèces, changement climatique et fin des tentatives de recréation des communautés écologiques passées
Résumé de la review
Cette review se présente sous la forme d’une opinion. L’auteur commence en disant qu’au vu des nombreuses barrières à la dispersion et de la rapidité des changements climatiques actuels, le moyen le plus efficace de conserver les espèces serait l’augmentation de leur capacité de dispersion. En s’appuyant sur des exemples, il argumente qu’il est très probablement impossible pour certaines espèces très endémiques de migrer vers des habitats adaptés, car entourés par des barrières insurmontables (ex : espèces endémiques de haute montagne ne peuvent pas redescendre dans la vallée). Il précise que son argumentation est basée sur le fait que l’humanité cherche à réduire au maximum l’extinction, et qu’elle voit l’augmentation de la richesse spécifique locale comme quelque chose de positif. Il fait le constat que la philosophie actuelle de conservation consistant à maintenir ou même recréer les environnements passés n’est plus une solution viable, car même certains écosystèmes très protégés ont fini par changer avec l’évolution climatique rapide de l’Holocène (citations d’exemples concrets). Il parle ensuite de la réintroduction, en argumentant que cela s’apparente déjà à de la colonisation assistée, car on utilise pour cela des génotypes de régions différentes à la région cible. Rajouter la dimension climatique aux méthodes préexistantes (c’est à dire passer de réintroduction à colonisation assistée) pourrait donc être la solution, en prédisant la meilleure aire de répartition pour l’espèce introduite, qui pourrait être en dehors de l’aire ancestrale. Il argumente ensuite que quoi que fassent les biologistes de la conservation, il existe d’ores et déjà des translocations pour les besoins humains (agriculture, foresterie…). Les plantes sélectionnées pour cela, ainsi que les plantes abondantes et répandues ont par conséquent plus de chances de dispersion que les autres, et être contre la colonisation assistée donnerait un avantage de plus à ces espèces par rapport à celles en danger ou avec une capacité de dispersion faible. La priorité doit donc être mise sur des espèces aux répartitions limitées et qui prospéreraient si les barrières à la dispersion actuelle n’étaient pas présentes. (Citation de deux exemples d’introductions réussies). Pour l’auteur, se baser uniquement les aires de répartitions actuelles n’est pas une solution, car ces dernières évoluent et ont toujours évolué au cours des temps géologiques (cela pourrait même créer certains problèmes). Pour répondre au fait que l’espèce introduite provoque l’extinction des espèces natives dans de nombreux exemples, il argumente que les cas documentés sont souvent faits dans des environnements insulaires ou bien sont des translocations entre continents, ce que la colonisation assistée ne préconise pas. La dernière partie de la review se concentre sur la Grande-Bretagne, qui selon l’auteur, serait une destination idéale pour accueillir des espèces menacées d’extinction par les changements climatiques (arguments sourcés : peu d’espèces endémiques, semble être immunisée contre l’extinction en cas d’introduction). L’abstact résume bien la pensée générale de l’auteur : pour lui, la colonisation assistée est la seule option viable pour maintenir dans des milieux naturels les espèces menacées d’extinction à cause des changements climatiques.
Cette review se présente sous la forme d’une opinion. L’auteur commence en disant qu’au vu des nombreuses barrières à la dispersion et de la rapidité des changements climatiques actuels, le moyen le plus efficace de conserver les espèces serait l’augmentation de leur capacité de dispersion. En s’appuyant sur des exemples, il argumente qu’il est très probablement impossible pour certaines espèces très endémiques de migrer vers des habitats adaptés, car entourés par des barrières insurmontables (ex : espèces endémiques de haute montagne ne peuvent pas redescendre dans la vallée). Il précise que son argumentation est basée sur le fait que l’humanité cherche à réduire au maximum l’extinction, et qu’elle voit l’augmentation de la richesse spécifique locale comme quelque chose de positif. Il fait le constat que la philosophie actuelle de conservation consistant à maintenir ou même recréer les environnements passés n’est plus une solution viable, car même certains écosystèmes très protégés ont fini par changer avec l’évolution climatique rapide de l’Holocène (citations d’exemples concrets). Il parle ensuite de la réintroduction, en argumentant que cela s’apparente déjà à de la colonisation assistée, car on utilise pour cela des génotypes de régions différentes à la région cible. Rajouter la dimension climatique aux méthodes préexistantes (c’est à dire passer de réintroduction à colonisation assistée) pourrait donc être la solution, en prédisant la meilleure aire de répartition pour l’espèce introduite, qui pourrait être en dehors de l’aire ancestrale. Il argumente ensuite que quoi que fassent les biologistes de la conservation, il existe d’ores et déjà des translocations pour les besoins humains (agriculture, foresterie…). Les plantes sélectionnées pour cela, ainsi que les plantes abondantes et répandues ont par conséquent plus de chances de dispersion que les autres, et être contre la colonisation assistée donnerait un avantage de plus à ces espèces par rapport à celles en danger ou avec une capacité de dispersion faible. La priorité doit donc être mise sur des espèces aux répartitions limitées et qui prospéreraient si les barrières à la dispersion actuelle n’étaient pas présentes. (Citation de deux exemples d’introductions réussies). Pour l’auteur, se baser uniquement les aires de répartitions actuelles n’est pas une solution, car ces dernières évoluent et ont toujours évolué au cours des temps géologiques (cela pourrait même créer certains problèmes). Pour répondre au fait que l’espèce introduite provoque l’extinction des espèces natives dans de nombreux exemples, il argumente que les cas documentés sont souvent faits dans des environnements insulaires ou bien sont des translocations entre continents, ce que la colonisation assistée ne préconise pas. La dernière partie de la review se concentre sur la Grande-Bretagne, qui selon l’auteur, serait une destination idéale pour accueillir des espèces menacées d’extinction par les changements climatiques (arguments sourcés : peu d’espèces endémiques, semble être immunisée contre l’extinction en cas d’introduction). L’abstact résume bien la pensée générale de l’auteur : pour lui, la colonisation assistée est la seule option viable pour maintenir dans des milieux naturels les espèces menacées d’extinction à cause des changements climatiques.
Rigueur de la review
La review cite au moins un article pour citer chaque propos. Certains points sont tout de même faits à partir d'un seul exemple (une seule citation), ce qui est tout de même préjudiciable. Présenter sont point de vue comme la seule option viable est une méthode discutable, même si le but est tout de même d’envoyer un message fort à la communauté (il nuance tout de même un peu plus dans certaines phrases du corps de texte).
La review cite au moins un article pour citer chaque propos. Certains points sont tout de même faits à partir d'un seul exemple (une seule citation), ce qui est tout de même préjudiciable. Présenter sont point de vue comme la seule option viable est une méthode discutable, même si le but est tout de même d’envoyer un message fort à la communauté (il nuance tout de même un peu plus dans certaines phrases du corps de texte).
Ce que cette review apporte au débat
Cette review est importante dans le débat, car elle à un point de vue assez tranché sur le sujet ("seule option viable"). En plus de développer l’absence d’alternative viable pour certaines espèces, certains arguments prennent le contrepied des arguments contre la colonisation assistée, en mettent parfois en lumière les possibles dangers liés à la non mise en œuvre de cette méthode.
Cette review est importante dans le débat, car elle à un point de vue assez tranché sur le sujet ("seule option viable"). En plus de développer l’absence d’alternative viable pour certaines espèces, certains arguments prennent le contrepied des arguments contre la colonisation assistée, en mettent parfois en lumière les possibles dangers liés à la non mise en œuvre de cette méthode.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.