The 1995/1996 reintroduction of gray wolves (Canis lupus) into Yellowstone National Park after a 70 year absence has allowed for studies of tri-trophic cascades involving wolves, elk (Cervus elaphus), and plant species such as aspen (Populus tremuloides), cottonwoods (Populus spp.), and willows (Salix spp.). To investigate the status of this cascade, in September of 2010 we repeated an earlier survey of aspen and measured browsing and heights of young aspen in 97 stands along four streams in the Lamar River catchment of the park’s northern winter range. We found that browsing on the five tallest young aspen in each stand decreased from 100% of all measured leaders in 1998 to means of <25% in the uplands and <20% in riparian areas by 2010. Correspondingly, aspen recruitment (i.e., growth of seedlings/sprouts above the browse level of ungulates) increased as browsing decreased over time in these same stands. We repeated earlier inventories of cottonwoods and found that recruitment had also increased in recent years. We also synthesized studies on trophic cascades published during the first 15 years after wolf reintroduction. Synthesis results generally indicate that the reintroduction of wolves restored a trophic cascade with woody browse species growing taller and canopy cover increasing in some, but not all places. After wolf reintroduction, elk populations decreased, but both beaver (Caster canadensis) and bison (Bison bison) numbers increased, possibly due to the increase in available woody plants and herbaceous forage resulting from less competition with elk. Trophic cascades research during the first 15 years after wolf reintroduction indicated substantial initial effects on both plants and animals, but northern Yellowstone still appears to be in the early stages of ecosystem recovery. In ecosystems where wolves have been displaced or locally extirpated, their reintroduction may represent a particularly effective approach for passive restoration.
Titre de l'article
Cascades trophiques à Yellowstone : les 15 premières années après la ré-introduction du loup
Cascades trophiques à Yellowstone : les 15 premières années après la ré-introduction du loup
Introduction à l'article
Le loup Canis lupus a été ré-introduit dans le Parc de Yellowstone en 1995/1996 après 70 ans d'absence. Pendant les 70 ans d'absence du loup l'effondrement des cascades tri-trophiques (prédateurs, proies, plantes) a permis au cerf (Cervus elaphus) d'impacter fortement son habitat. Par exemple, les populations de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides) ou de saule (Salix spp.) étaient généralement incapables de recruter avec succès des jeunes souches du fait de la population croissante de cerf.
La question posée dans cet article est : Comment la ré-introduction du loup a affecté le recrutement d'espèces à feuilles ligneuses ?
Le loup Canis lupus a été ré-introduit dans le Parc de Yellowstone en 1995/1996 après 70 ans d'absence. Pendant les 70 ans d'absence du loup l'effondrement des cascades tri-trophiques (prédateurs, proies, plantes) a permis au cerf (Cervus elaphus) d'impacter fortement son habitat. Par exemple, les populations de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides) ou de saule (Salix spp.) étaient généralement incapables de recruter avec succès des jeunes souches du fait de la population croissante de cerf.
La question posée dans cet article est : Comment la ré-introduction du loup a affecté le recrutement d'espèces à feuilles ligneuses ?
Expériences de l'article
Des mesures (broutage, hauteur, croissance annuelle) sur 98 peuplements de peupliers faux-tremble (485 jeunes) étudiés en 2006 ont été réalisées pour mesurer le recrutement.
Deux "bottom-up factors" pouvant influencer le recrutement d'arbre ont été pris en compte : quantité de neige et productivité du site.
Les tendances des populations de loups, bisons et cerfs ont été résumées. Les populations de castors ont aussi été prises en compte car ces herbivores ont pu bénéficier de l'amélioration des communautés de plantes.
Une recherche bibliographique sur les changements de végétation dans le parc de Yellowstone sur les 15 dernières années a également été réalisée.
Des mesures (broutage, hauteur, croissance annuelle) sur 98 peuplements de peupliers faux-tremble (485 jeunes) étudiés en 2006 ont été réalisées pour mesurer le recrutement.
Deux "bottom-up factors" pouvant influencer le recrutement d'arbre ont été pris en compte : quantité de neige et productivité du site.
Les tendances des populations de loups, bisons et cerfs ont été résumées. Les populations de castors ont aussi été prises en compte car ces herbivores ont pu bénéficier de l'amélioration des communautés de plantes.
Une recherche bibliographique sur les changements de végétation dans le parc de Yellowstone sur les 15 dernières années a également été réalisée.
Résultats de l'article
Entre 1995 et 2003, le nombre de loups est passé de 0 à 98, mais depuis 2003 la population a décliné. En parallèle, le nombre de cerfs est passé de plus de 15 000 a 6 100 en 2010. En 1998, 100% des peupliers faux-tremble étaient broutés mais ce pourcentage a considérablement diminué sur les 12 années suivantes. Par conséquent, la taille des peupliers faux-tremble a augmenté pour atteindre des hauteurs moyennes supérieures à la capacité de broutage des cerfs dans certains peuplements. Le nombre de colonies de castors est passé de 1 à 12 et le nombre de bisons a augmenté.
Les cerfs ont réduit leur broutage sur les sites de haute latitude du fait de la plus grande densité de prédateurs et de la neige plus profonde. D'autres effets bénéfiques de la ré-introduction du loup peuvent être cités : charognards via le plus grand nombre de carcasses, petits herbivores via la prédation des coyotes par les loups, oiseaux et ours par la diminution du broutage des buissons producteurs de baies...
Entre 1995 et 2003, le nombre de loups est passé de 0 à 98, mais depuis 2003 la population a décliné. En parallèle, le nombre de cerfs est passé de plus de 15 000 a 6 100 en 2010. En 1998, 100% des peupliers faux-tremble étaient broutés mais ce pourcentage a considérablement diminué sur les 12 années suivantes. Par conséquent, la taille des peupliers faux-tremble a augmenté pour atteindre des hauteurs moyennes supérieures à la capacité de broutage des cerfs dans certains peuplements. Le nombre de colonies de castors est passé de 1 à 12 et le nombre de bisons a augmenté.
Les cerfs ont réduit leur broutage sur les sites de haute latitude du fait de la plus grande densité de prédateurs et de la neige plus profonde. D'autres effets bénéfiques de la ré-introduction du loup peuvent être cités : charognards via le plus grand nombre de carcasses, petits herbivores via la prédation des coyotes par les loups, oiseaux et ours par la diminution du broutage des buissons producteurs de baies...
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre un exemple de réensauvagement via la ré-introduction du loup. Les résultats montrent que la ré-introduction d'un prédateur peut rétablir les cascades tri-trophiques (prédateurs/proies/plantes).
La prédation par de grands prédateurs représente une force écologique puissante capable d'affecter les interactions de nombreux animaux et plantes ainsi que la structure des écosystèmes.
Cet article montre un exemple de réensauvagement via la ré-introduction du loup. Les résultats montrent que la ré-introduction d'un prédateur peut rétablir les cascades tri-trophiques (prédateurs/proies/plantes).
La prédation par de grands prédateurs représente une force écologique puissante capable d'affecter les interactions de nombreux animaux et plantes ainsi que la structure des écosystèmes.
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