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Titre de l'article

Éclaircissement sur les conséquences de la disparition des mégafaunes du Pléistocène sur les communautés de mammifères

Introduction à l'article

La mégafaune de l'Amérique du Nord était plus diversifiée au Pléistocène qu'aujourd'hui . Alors que de nombreuses études ont été réalisées sur les causes de sa disparition, peu d'études concernent les conséquences de cette disparition. L'influence de la mégafaune sur les mammifères de petite à moyenne taille qui peuplent actuellement le nouveau monde est mal comprise. Les auteurs se proposent d'étudier la communauté de mammifères présente à Hall's Cave (un site localisé au Texas dont la composition faunistique au cours des vingt mille dernières années et bien connue) avant et après un événement d'extinction à la fin du Pléistocène (LP dans le texte, pour Late Pleistocene). Les auteurs vont tenter de répondre à deux questions :

  • La structure fondamentale de la communauté des mammifères change-t-elle après l'extinction terminale du Pléistocène?
  • Y a-t-il des associations d'espèces, que l'on retrouve plus souvent ensemble que sous l'effet du hasard ?
Expériences de l'article
  • Reconstruction de paléocommunautés mammaliennes sur 16 intervalles de temps réparties sur 22ka
  • Caractérisation des diversités alpha et bêta de ces communautés
  • Étude sur la distribution globale de la taille corporelle sur ces intervalles
Résultats de l'article

-La diversité alpha était plus faible durant le dernier maximum glaciaire et durant l'Holocène
-Au Pléistocène, les associations de mammifères étaient, dans tous les groupes, plus nombreuses qu’actuellement avec un nombre moyen de 9.9 (4.4 associations positives et 5.5 négatives).
-Seules 20 espèces forment 10 interactions ou plus avec d'autres espèces au niveau des assemblages fauniques.
-Chez les artiodactyles le nombre d'associations négatives diminue avec l'augmentation de la taille.
-L'extinction des mégafaune coïncide avec un renouvellement faunique
-Le climat a également un rôle dans les associations fauniques.
-A partir de l’événement LP:

  • le maximum de taille global diminue de deux unités mais la taille des individus folivores et granivore ne change pas, la différence provient de l'extinction des grands herbivores. Pas de changement dans la taille minimale.
  • passage d’une domination de paisseurs et folivores à une domination de frugivores et granivores
Rigueur de l'article

Cet article parle majoritairement des associations entre mammifères selon leur régime alimentaire mais n’expose aucune conséquences sur ce fait. Les auteurs parlent d’un « flux d’énergie altéré », terme peu clair qui serait la cause du changement de taille après l’extinction du Pléistocène. D’autres termes ne sont pas clairement explicités tels que « associations positives et associations négatives ». De plus, ils caractérisent l’extinction des méga-faunes comme étant un seul événement alors qu’il s’agit d’un phénomène s’inscrivant dans la durée. Ils placent chronologiquement cet événement au début de l’épisode du Drias pour en conclure que cet événement climatique à eu un impact sur les changements d’associations fauniques. Au final cet article, bien qu’au premier abord paraît intéressant et pourrait apporter des informations sur les interactions entre communautés de mammifères, ne fait que quantifier ces interactions et ne nous apporte rien dans le cadre de cette controverse.

Remarques sur l'article

Aussi bizarre que cela puisse paraître il n'y a aucune mention qui concerne le processus de peer review, il est écrit que l'article a été accepté le 14 septembre 2015 mais il n'est pas précisé quand est-ce qu'il a été soumis, les reviewers ne sont pas non plus mentionnés dans les remerciements.

Publiée il y a plus de 9 ans par J. Soubise et T. Pannetier.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : Unraveling the consequences of the terminal Pleistocene megafauna extinction on mammal community assembly
  • 1
  • Auteurs
    Felisa A. Smith, Catalina P. Tomé, Emma A. Elliott Smith, S. Kathleen Lyons, Seth D. Newsome, Thomas W. Stafford
  • Année de publication
    2015
  • Journal
    Ecography
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Recent studies connecting the decline of large predators and consumers with the disintegration of ecosystems often overlook that this natural experiment already occurred. As recently as 14 ka, tens of millions of large-bodied mammals were widespread across the American continents. Within 1000 yr of the arrival of humans, ∼ 80% were extinct including all > 600 kg. While the cause of the late Pleistocene (LP) extinction remains contentious, largely overlooked are the ecological consequences of the loss of millions of large-bodied animals. Here, we examine the influence of the LP extinction on a local mammal community. Our study site is Hall’s Cave in the Great Plains of Texas, which has unparalleled fine-grained temporal resolution over the past 20 ka, allowing characterization of the community before and after the extinction. In step with continental patterns, this community lost 80% of large-bodied herbivores and 20% of apex predators at the LP extinction. Using tightly constrained temporal windows spanning full glacial to modern time periods and comprehensive faunal lists, we reconstruct mammal associations and body size distributions over time. We find changes in alpha and beta diversity, and in the statistical moments associated with periods of climate change as well as with the LP extinction event. Additionally, there is a fundamental change in the composition of herbivores, with grazers being replaced by frugivores/granivores starting about 15 ka; the only large-bodied grazer remaining today is the bison Bison bison. Moreover, the null model program PAIRS reveals interesting temporal patterns in the disassociation or co-occurrence of species through the terminal Pleistocene and Holocene. Extinct species formed more significant associations than modern ones, and formed more aggregated pairs than do modern species. Further, negative species associations were about three times stronger than positive ones, suggesting that competitive interactions or environmental filtering are a strong force in community structure.

  • Identifiant unique
    10.1111/ecog.01779
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Réensauvagement : faut-il restaurer les écosystèmes préhistoriques ?
  • Comment les contributeurs jugent la qualité scientifique de cette référence :

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  • Réensauvagement : faut-il restaurer les écosystèmes préhistoriques ? Oui ou Non
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