The increasing urbanization process is hypothesized to drastically alter (semi‐)natural environments with a concomitant major decline in species abundance and diversity. Yet, studies on this effect of urbanization, and the spatial scale at which it acts, are at present inconclusive due to the large heterogeneity in taxonomic groups and spatial scales at which this relationship has been investigated among studies. Comprehensive studies analysing this relationship across multiple animal groups and at multiple spatial scales are rare, hampering the assessment of how biodiversity generally responds to urbanization. We studied aquatic (cladocerans), limno‐terrestrial (bdelloid rotifers) and terrestrial (butterflies, ground beetles, ground‐ and web spiders, macro‐moths, orthopterans and snails) invertebrate groups using a hierarchical spatial design, wherein three local‐scale (200 m × 200 m) urbanization levels were repeatedly sampled across three landscape‐scale (3 km × 3 km) urbanization levels. We tested for local and landscape urbanization effects on abundance and species richness of each group, whereby total richness was partitioned into the average richness of local communities and the richness due to variation among local communities. Abundances of the terrestrial active dispersers declined in response to local urbanization, with reductions up to 85% for butterflies, while passive dispersers did not show any clear trend. Species richness also declined with increasing levels of urbanization, but responses were highly heterogeneous among the different groups with respect to the richness component and the spatial scale at which urbanization impacts richness. Depending on the group, species richness declined due to biotic homogenization and/or local species loss. This resulted in an overall decrease in total richness across groups in urban areas. These results provide strong support to the general negative impact of urbanization on abundance and species richness within habitat patches and highlight the importance of considering multiple spatial scales and taxa to assess the impacts of urbanization on biodiversity
Titre de l'article
L'urbanisation entraîne un déclin de l'abondance et de la diversité des taxons à plusieurs échelles spatiales
L'urbanisation entraîne un déclin de l'abondance et de la diversité des taxons à plusieurs échelles spatiales
Introduction à l'article
De nombreuses études ont montré le lien entre l’urbanisation et deux déterminants écologiques (abondance et diversité d’espèce). Certains montrent une relation négative, d’autre positive ou pas de relation. Ces résultats prouvent que la biodiversité dépend de l’échelle spatiale et des taxons étudiés.
Les causes de ces changements en biodiversité sont : les espèces ne sont pas adaptées aux nouveaux environnements et donc il y a une baisse de diversité, les espèces adaptées peuvent occuper toutes les ressources. Aussi les espèces peuvent régir à des échelles spatiales différentes. Le but de cette étude est de déterminer l’abondance et la richesse spécifique en fonction des différentes échelles spatiales choisies.
De nombreuses études ont montré le lien entre l’urbanisation et deux déterminants écologiques (abondance et diversité d’espèce). Certains montrent une relation négative, d’autre positive ou pas de relation. Ces résultats prouvent que la biodiversité dépend de l’échelle spatiale et des taxons étudiés.
Les causes de ces changements en biodiversité sont : les espèces ne sont pas adaptées aux nouveaux environnements et donc il y a une baisse de diversité, les espèces adaptées peuvent occuper toutes les ressources. Aussi les espèces peuvent régir à des échelles spatiales différentes. Le but de cette étude est de déterminer l’abondance et la richesse spécifique en fonction des différentes échelles spatiales choisies.
Expériences de l'article
Dans cette étude, les données sur l'abondance et la richesse des espèces sont analysées (une limnoterrestre, une aquatique et sept terrestres) le long de gradients d'urbanisation reproduits en Belgique. Les communautés sont échantillonnées selon un plan d'échantillonnage emboîté, dans lequel trois niveaux d'urbanisation à l'échelle locale ont été échantillonnés à plusieurs reprises dans les trois mêmes zones d'urbanisation à l'échelle du paysage. Les échantillons suivants ont été comparés statistiquement : a) les sous-placettes à faible urbanisation dans les placettes à faible urbanisation ; (b) fortement les sous-parcelles urbanisées dans les parcelles fortement urbanisées ; c) les parcelles à faible urbanisation indépendamment le degré d'urbanisation locale ; d) les parcelles fortement urbanisées, quel que soit du degré d'urbanisation locale ; et (e) tous les échantillons, quel que soit du degré d'urbanisation à l'échelle locale et paysagère.
Dans cette étude, les données sur l'abondance et la richesse des espèces sont analysées (une limnoterrestre, une aquatique et sept terrestres) le long de gradients d'urbanisation reproduits en Belgique. Les communautés sont échantillonnées selon un plan d'échantillonnage emboîté, dans lequel trois niveaux d'urbanisation à l'échelle locale ont été échantillonnés à plusieurs reprises dans les trois mêmes zones d'urbanisation à l'échelle du paysage. Les échantillons suivants ont été comparés statistiquement : a) les sous-placettes à faible urbanisation dans les placettes à faible urbanisation ; (b) fortement les sous-parcelles urbanisées dans les parcelles fortement urbanisées ; c) les parcelles à faible urbanisation indépendamment le degré d'urbanisation locale ; d) les parcelles fortement urbanisées, quel que soit du degré d'urbanisation locale ; et (e) tous les échantillons, quel que soit du degré d'urbanisation à l'échelle locale et paysagère.
Résultats de l'article
L'urbanisation à l'échelle locale a eu un effet beaucoup plus important sur l'abondance que l'urbanisation à l'échelle du paysage, qui n'a montré aucun effet en l'un des groupes faisant l'objet d'une enquête. L'urbanisation locale et à l'échelle du paysage n'a été observée que pour les papillons, avec une diminution de l'abondance plus forte à l'échelle locale
Pour la richesse spécifique, il y a une une accumulation plus lente des espèces à l'échelle locale et/ou régionale. Un déclin a été observé dans le nombre total d'espèces des groupes dont le niveau d'urbanisation augmente
Les groupes présentant la plus forte diminution de l'abondance (macro-mites, papillons, orthoptères, coléoptères et araignées de terre) ont montré une réduction significative à la fois de la richesse locale en espèces et de la richesse totale en espèces
L'urbanisation à l'échelle locale a eu un effet beaucoup plus important sur l'abondance que l'urbanisation à l'échelle du paysage, qui n'a montré aucun effet en l'un des groupes faisant l'objet d'une enquête. L'urbanisation locale et à l'échelle du paysage n'a été observée que pour les papillons, avec une diminution de l'abondance plus forte à l'échelle locale
Pour la richesse spécifique, il y a une une accumulation plus lente des espèces à l'échelle locale et/ou régionale. Un déclin a été observé dans le nombre total d'espèces des groupes dont le niveau d'urbanisation augmente
Les groupes présentant la plus forte diminution de l'abondance (macro-mites, papillons, orthoptères, coléoptères et araignées de terre) ont montré une réduction significative à la fois de la richesse locale en espèces et de la richesse totale en espèces
Rigueur de l'article
L'intégration des données à travers des échelles spatiales et des taxons multiples est nécessaire pour fournir une vue d'ensemble de la façon dont la biodiversité est affectée par l'urbanisation. Il n'y a actuellement que peu de consensus sur la réponse attendue de l'abondance des organismes à l'urbanisation, cela peut baisser ou augmenter. L'augmentation de l'abondance pourrait être en raison de la dominance de quelques espèces synanthropiques avec des capacités compétitives, renforcées par la réduction de la prédation. Par ailleurs, l'environnement hostile imposé par les structures urbaines et les diminutions de la connectivité et de la taille des parcelles d'habitat appropriées peut appauvrir les individus et les espèces.
Le déclin observé de la diversité soutient l'idée d'une mauvaise gestion de l'environnement. Les conditions de vie en milieu urbain diminuent donc les densités moyennes des principaux groupes d'organismes.
L'intégration des données à travers des échelles spatiales et des taxons multiples est nécessaire pour fournir une vue d'ensemble de la façon dont la biodiversité est affectée par l'urbanisation. Il n'y a actuellement que peu de consensus sur la réponse attendue de l'abondance des organismes à l'urbanisation, cela peut baisser ou augmenter. L'augmentation de l'abondance pourrait être en raison de la dominance de quelques espèces synanthropiques avec des capacités compétitives, renforcées par la réduction de la prédation. Par ailleurs, l'environnement hostile imposé par les structures urbaines et les diminutions de la connectivité et de la taille des parcelles d'habitat appropriées peut appauvrir les individus et les espèces.
Le déclin observé de la diversité soutient l'idée d'une mauvaise gestion de l'environnement. Les conditions de vie en milieu urbain diminuent donc les densités moyennes des principaux groupes d'organismes.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article met en avant le fait de faire très attention aux résultats obtenues lors des études d'abondance ou de richesse spécifique. En effet, il faut prendre en compte également plusieurs autres facteurs pour pouvoir en tirer des conclusions pertinentes quant à l'impact de l'urbanisation sur la biodiversité. D'autant plus que beaucoup d'études se contredisent. En outre, les résultats de cette étude suggèrent que l'urbanisation pourrait avoir un fort impact sur le fonctionnement des écosystèmes et des services, car elle affecte négativement les groupes qui jouent un rôle central dans une variété de processus écologiques, comme le cycle des nutriments, la pollinisation, la prédation… Les réponses à l'urbanisation dépendent fortement du groupe examiné, l'échelle de l'urbanisation et l'échelle à laquelle la diversité est évaluée. Des enquêtes complémentaires devraient être menées pour mieux comprendre les mécanismes qui se cachent derrière ce schéma.
Cet article met en avant le fait de faire très attention aux résultats obtenues lors des études d'abondance ou de richesse spécifique. En effet, il faut prendre en compte également plusieurs autres facteurs pour pouvoir en tirer des conclusions pertinentes quant à l'impact de l'urbanisation sur la biodiversité. D'autant plus que beaucoup d'études se contredisent. En outre, les résultats de cette étude suggèrent que l'urbanisation pourrait avoir un fort impact sur le fonctionnement des écosystèmes et des services, car elle affecte négativement les groupes qui jouent un rôle central dans une variété de processus écologiques, comme le cycle des nutriments, la pollinisation, la prédation… Les réponses à l'urbanisation dépendent fortement du groupe examiné, l'échelle de l'urbanisation et l'échelle à laquelle la diversité est évaluée. Des enquêtes complémentaires devraient être menées pour mieux comprendre les mécanismes qui se cachent derrière ce schéma.
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