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Quels attributs font que certaines espèces végétales sont invasives ?
Quels attributs font que certaines espèces végétales sont invasives ?
Introduction à l'article
La question de recherche que se posent les deux auteurs semble être "Quelle espèce est la plus urgente à contrôler". En effet, les auteurs reportent que les attributs des espèces faisant d’elles des espèces invasives, ou des attributs des écosystèmes les rendant sujets aux invasions ne sont pas clairs. Afin de répondre à cette lacune dans les connaissances, les auteurs proposent d’utiliser des caractéristiques biologiques afin de prédire le potentiel invasif des pins (ils choisissent ce modèle car ses caractéristiques sont bien documentées), qui pourrait vraisemblablement être généralisé à d’autres espèces ligneuses.
La question de recherche que se posent les deux auteurs semble être "Quelle espèce est la plus urgente à contrôler". En effet, les auteurs reportent que les attributs des espèces faisant d’elles des espèces invasives, ou des attributs des écosystèmes les rendant sujets aux invasions ne sont pas clairs. Afin de répondre à cette lacune dans les connaissances, les auteurs proposent d’utiliser des caractéristiques biologiques afin de prédire le potentiel invasif des pins (ils choisissent ce modèle car ses caractéristiques sont bien documentées), qui pourrait vraisemblablement être généralisé à d’autres espèces ligneuses.
Expériences de l'article
Les auteurs se basent sur 10 traits d’histoire de vie pour déterminer quels pins sont natifs (plantés par l’homme) et lesquels se sont retrouvés dans la région suite à de la dispersion à partir d’autres pays. Il s'agit de la hauteur moyenne de l'espèce, la hauteur maximum, la durée minimum du stade juvénile, le poids moyen de la graine, le pourcentage moyen de germination, la tolérance au feu, etc ... Les auteurs procèdent à différentes analyses permettant de discriminer les deux catégories obtenues à partir des traits.
Les auteurs se basent sur 10 traits d’histoire de vie pour déterminer quels pins sont natifs (plantés par l’homme) et lesquels se sont retrouvés dans la région suite à de la dispersion à partir d’autres pays. Il s'agit de la hauteur moyenne de l'espèce, la hauteur maximum, la durée minimum du stade juvénile, le poids moyen de la graine, le pourcentage moyen de germination, la tolérance au feu, etc ... Les auteurs procèdent à différentes analyses permettant de discriminer les deux catégories obtenues à partir des traits.
Résultats de l'article
Les 3 traits qui semblent discriminer le mieux les 2 groupes, et donc prédire le mieux le caractère invasif des espèces, sont la racine carrée de la moyenne de la masse d’une graine, la racine carrée de la durée minimum du stade juvénile et l’intervalle moyen entre deux cultures (mean interval between large seeds crops). Toutes les espèces invasives sont du sub-genre Pinus (Diploxylon) _, caractérisées par des intervalles courts entre ‘large seeds crops’, des graines dont la masse est faible et des stades juvéniles de courte durée, contrairement aux espèces natives, qui quant à elles sont du sub-genre _Strobus (Haploxylon). Les auteurs proposent donc que le potentiel invasif des espèces de pins puisse d’ores et déjà être prédit grâce au genre auquel elles appartiennent. Certaines exceptions sont à noter dans leurs résultats. Des espèces du genre Pinus ont des graines volumineuses et sont donc considérées natives. Ceci peut s'expliquer par le fait qu'elles aient été dispersées par des animaux.
Les 3 traits qui semblent discriminer le mieux les 2 groupes, et donc prédire le mieux le caractère invasif des espèces, sont la racine carrée de la moyenne de la masse d’une graine, la racine carrée de la durée minimum du stade juvénile et l’intervalle moyen entre deux cultures (mean interval between large seeds crops). Toutes les espèces invasives sont du sub-genre Pinus (Diploxylon) _, caractérisées par des intervalles courts entre ‘large seeds crops’, des graines dont la masse est faible et des stades juvéniles de courte durée, contrairement aux espèces natives, qui quant à elles sont du sub-genre _Strobus (Haploxylon). Les auteurs proposent donc que le potentiel invasif des espèces de pins puisse d’ores et déjà être prédit grâce au genre auquel elles appartiennent. Certaines exceptions sont à noter dans leurs résultats. Des espèces du genre Pinus ont des graines volumineuses et sont donc considérées natives. Ceci peut s'expliquer par le fait qu'elles aient été dispersées par des animaux.
Rigueur de l'article
L'article paraît aujourd'hui assez peu rigoureux de par les conclusions assez générales qu'ils tirent assez rapidement.
L'article paraît aujourd'hui assez peu rigoureux de par les conclusions assez générales qu'ils tirent assez rapidement.
Ce que cet article apporte au débat
La question de recherche de cet article, qui date aujourd'hui de plus de 20 ans, permet de réaliser que la controverse autour du contrôle radicale ou au cas par cas des espèces introduites n'était pas encore à l'ordre du jour et que cette question a donc connu une grande évolution.
La question de recherche de cet article, qui date aujourd'hui de plus de 20 ans, permet de réaliser que la controverse autour du contrôle radicale ou au cas par cas des espèces introduites n'était pas encore à l'ordre du jour et que cette question a donc connu une grande évolution.
Publiée il y a plus de 8 ans
par
N. Ait kaci et S. Hafsia .
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Article : What attributes make some plant species more invasive?
Titre de l'article
Quels attributs font que certaines espèces végétales sont invasives ?
Quels attributs font que certaines espèces végétales sont invasives ?
Introduction à l'article
La question de recherche que se posent les deux auteurs semble être "Quelle espèce est la plus urgente à contrôler". En effet, les auteurs reportent que les attributs des espèces faisant d’elles des espèces invasives, ou des attributs des écosystèmes les rendant sujets aux invasions ne sont pas clairs. Afin de répondre à cette lacune dans les connaissances, les auteurs proposent d’utiliser des caractéristiques biologiques afin de prédire le potentiel invasif des pins (ils choisissent ce modèle car ses caractéristiques sont bien documentées), qui pourrait vraisemblablement être généralisé à d’autres espèces ligneuses.
La question de recherche que se posent les deux auteurs semble être "Quelle espèce est la plus urgente à contrôler". En effet, les auteurs reportent que les attributs des espèces faisant d’elles des espèces invasives, ou des attributs des écosystèmes les rendant sujets aux invasions ne sont pas clairs. Afin de répondre à cette lacune dans les connaissances, les auteurs proposent d’utiliser des caractéristiques biologiques afin de prédire le potentiel invasif des pins (ils choisissent ce modèle car ses caractéristiques sont bien documentées), qui pourrait vraisemblablement être généralisé à d’autres espèces ligneuses.
Expériences de l'article
Les auteurs se basent sur 10 traits d’histoire de vie pour déterminer quels pins sont natifs (plantés par l’homme) et lesquels se sont retrouvés dans la région suite à de la dispersion à partir d’autres pays. Il s'agit de la hauteur moyenne de l'espèce, la hauteur maximum, la durée minimum du stade juvénile, le poids moyen de la graine, le pourcentage moyen de germination, la tolérance au feu, etc ... Les auteurs procèdent à différentes analyses permettant de discriminer les deux catégories obtenues à partir des traits.
Les auteurs se basent sur 10 traits d’histoire de vie pour déterminer quels pins sont natifs (plantés par l’homme) et lesquels se sont retrouvés dans la région suite à de la dispersion à partir d’autres pays. Il s'agit de la hauteur moyenne de l'espèce, la hauteur maximum, la durée minimum du stade juvénile, le poids moyen de la graine, le pourcentage moyen de germination, la tolérance au feu, etc ... Les auteurs procèdent à différentes analyses permettant de discriminer les deux catégories obtenues à partir des traits.
Résultats de l'article
Les 3 traits qui semblent discriminer le mieux les 2 groupes, et donc prédire le mieux le caractère invasif des espèces, sont la racine carrée de la moyenne de la masse d’une graine, la racine carrée de la durée minimum du stade juvénile et l’intervalle moyen entre deux cultures (mean interval between large seeds crops). Toutes les espèces invasives sont du sub-genre Pinus (Diploxylon) _, caractérisées par des intervalles courts entre ‘large seeds crops’, des graines dont la masse est faible et des stades juvéniles de courte durée, contrairement aux espèces natives, qui quant à elles sont du sub-genre _Strobus (Haploxylon). Les auteurs proposent donc que le potentiel invasif des espèces de pins puisse d’ores et déjà être prédit grâce au genre auquel elles appartiennent. Certaines exceptions sont à noter dans leurs résultats. Des espèces du genre Pinus ont des graines volumineuses et sont donc considérées natives. Ceci peut s'expliquer par le fait qu'elles aient été dispersées par des animaux.
Les 3 traits qui semblent discriminer le mieux les 2 groupes, et donc prédire le mieux le caractère invasif des espèces, sont la racine carrée de la moyenne de la masse d’une graine, la racine carrée de la durée minimum du stade juvénile et l’intervalle moyen entre deux cultures (mean interval between large seeds crops). Toutes les espèces invasives sont du sub-genre Pinus (Diploxylon) _, caractérisées par des intervalles courts entre ‘large seeds crops’, des graines dont la masse est faible et des stades juvéniles de courte durée, contrairement aux espèces natives, qui quant à elles sont du sub-genre _Strobus (Haploxylon). Les auteurs proposent donc que le potentiel invasif des espèces de pins puisse d’ores et déjà être prédit grâce au genre auquel elles appartiennent. Certaines exceptions sont à noter dans leurs résultats. Des espèces du genre Pinus ont des graines volumineuses et sont donc considérées natives. Ceci peut s'expliquer par le fait qu'elles aient été dispersées par des animaux.
Rigueur de l'article
L'article paraît aujourd'hui assez peu rigoureux de par les conclusions assez générales qu'ils tirent assez rapidement.
L'article paraît aujourd'hui assez peu rigoureux de par les conclusions assez générales qu'ils tirent assez rapidement.
Ce que cet article apporte au débat
La question de recherche de cet article, qui date aujourd'hui de plus de 20 ans, permet de réaliser que la controverse autour du contrôle radicale ou au cas par cas des espèces introduites n'était pas encore à l'ordre du jour et que cette question a donc connu une grande évolution.
La question de recherche de cet article, qui date aujourd'hui de plus de 20 ans, permet de réaliser que la controverse autour du contrôle radicale ou au cas par cas des espèces introduites n'était pas encore à l'ordre du jour et que cette question a donc connu une grande évolution.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.