Although nearly 30 years have passed since the Chernobyl Nuclear Power Plant accident near the town of
Pripyat, Ukraine, the status and health of mammal populations within the Chernobyl Exclusion Zone (CEZ)
remain largely unknown, and are of substantial scientific and public interest. Information regarding the
response of flora and fauna to chronic radiation exposure is important in helping us understand the ecological consequences of past (eg Chernobyl and Fukushima) and potential future nuclear accidents. We present
the results of the first remote-camera scent-station survey conducted within the CEZ. We observed individuals of 14 mammalian species in total; for those species with sufficiently robust visitation rates to allow occupancy to be modeled (gray wolf [Canis lupus], raccoon dog [Nyctereutes procyonoides], Eurasian boar [Sus
scrofa], and red fox [Vulpes vulpes]), we found no evidence to suggest that their distributions were suppressed
in highly contaminated areas within the CEZ. These data support the results of other recent studies, and contrast with research suggesting that wildlife populations are depleted within the CEZ.
Titre de l'article
Où se trouve le sauvage : influence des radiations sur la distribution de quatre espèces de mammifères au sein de la zone d'exclusion de Tchenobyl
Où se trouve le sauvage : influence des radiations sur la distribution de quatre espèces de mammifères au sein de la zone d'exclusion de Tchenobyl
Introduction à l'article
Sur la zone d’exclusion de Tchenobyl (CEZ), le niveau de radioactivité présent dans l’environnement n’est pas homogène. Plusieurs études tendent à suggérer le fait que le taux d’exposition aux contaminants radioactifs est dépendant du régime alimentaire, du comportement mais aussi de la localisation des individus dans l’espace. Jusqu’à présent, la majorité des études se sont penchées sur une échelle individuelle, et ont montré des effets négatifs pour la santé des individus, bien que des controverses demeurent. Dans ce contexte, cette étude s’intéresse à deux aspects relativement peu étudiés, premièrement elle propose une approche populationnelle en regardant l’impact de la l’intensité de la contamination sur la distribution spatiale des populations. Deuxièmement, elle s’intéresse à des organismes potentiellement fortement impactés par les radiations mais encore peu étudiés, les espèces de haut de chaîne trophique, ici des grands mammifères carnivores ou omnivores.
Sur la zone d’exclusion de Tchenobyl (CEZ), le niveau de radioactivité présent dans l’environnement n’est pas homogène. Plusieurs études tendent à suggérer le fait que le taux d’exposition aux contaminants radioactifs est dépendant du régime alimentaire, du comportement mais aussi de la localisation des individus dans l’espace. Jusqu’à présent, la majorité des études se sont penchées sur une échelle individuelle, et ont montré des effets négatifs pour la santé des individus, bien que des controverses demeurent. Dans ce contexte, cette étude s’intéresse à deux aspects relativement peu étudiés, premièrement elle propose une approche populationnelle en regardant l’impact de la l’intensité de la contamination sur la distribution spatiale des populations. Deuxièmement, elle s’intéresse à des organismes potentiellement fortement impactés par les radiations mais encore peu étudiés, les espèces de haut de chaîne trophique, ici des grands mammifères carnivores ou omnivores.
Expériences de l'article
Afin d’étudier la distribution spatiale de ces espèces, une série de 94 stations odorantes associées à des caméra ont été installées sur une période de 5 semaines sur une superficie de 2162km2 dans la partie biélorusse de la CEZ. Ces stations ont permis de définir 42 sites (composés de plusieurs stations), présentant différents taux de radiations, types d’habitats... Les taux de radiations par zone ont été obtenus en calculant la densité d’activité moyenne du Césium 137 dans le sol par zone. Les stations ont été réparties en maintenant entre elles une distance de minimum 3km afin de limiter les chances d’observer un même individu consécutivement sur plusieurs sites. Des modèles d’occupation des sites ont été réalisé pour chaque espèces ayant été observée plus de dix fois. Ils permettent de quantifier l’influence du taux de radiations sur la distribution spatiale des différentes espèces et d’identifier quels paramètres sont informatifs pour expliquer la distribution des espèces.
Afin d’étudier la distribution spatiale de ces espèces, une série de 94 stations odorantes associées à des caméra ont été installées sur une période de 5 semaines sur une superficie de 2162km2 dans la partie biélorusse de la CEZ. Ces stations ont permis de définir 42 sites (composés de plusieurs stations), présentant différents taux de radiations, types d’habitats... Les taux de radiations par zone ont été obtenus en calculant la densité d’activité moyenne du Césium 137 dans le sol par zone. Les stations ont été réparties en maintenant entre elles une distance de minimum 3km afin de limiter les chances d’observer un même individu consécutivement sur plusieurs sites. Des modèles d’occupation des sites ont été réalisé pour chaque espèces ayant été observée plus de dix fois. Ils permettent de quantifier l’influence du taux de radiations sur la distribution spatiale des différentes espèces et d’identifier quels paramètres sont informatifs pour expliquer la distribution des espèces.
Résultats de l'article
Quatorze espèces de mammifères ont été observées par les caméras misent en place. Quatre d’entre elles (loup gris, chien viverrin, renard roux et sanglier d’Europe) ont été détectées suffisamment souvent pour pouvoir être inclues dans les modèles. Les résultats des modèles testés varient selon les espèces, cependant aucun des modèles testés ne soutient un effet de l’intensité de la radioactivité sur la distribution spatiale des individus pour aucune des espèces.
Quatorze espèces de mammifères ont été observées par les caméras misent en place. Quatre d’entre elles (loup gris, chien viverrin, renard roux et sanglier d’Europe) ont été détectées suffisamment souvent pour pouvoir être inclues dans les modèles. Les résultats des modèles testés varient selon les espèces, cependant aucun des modèles testés ne soutient un effet de l’intensité de la radioactivité sur la distribution spatiale des individus pour aucune des espèces.
Rigueur de l'article
Un biais potentiel du protocole réside dans le comptage possible d’un même individu dans plusieurs sites, surestimant le nombre d’individus observés. Cependant la répartition des stations a été faite de manière a limiter au maximum ce biais, s’adaptant au aires de déplacement des espèces étudiées. Seul le loup effectue des déplacements lui permettant de pouvoir être observées sur plusieurs sites en un seul relevé, les résultats obtenus pour cette espèce ont été fortement nuancé. En ce qui concerne les résultats des modèles statistiques, des précautions ont été prises afin d’éviter d’intégrer simultanément des variables corrélées entre elles. Pour finir cette étude apporte de la nuance dans ses résultats, précisant que la mesure utilisée comme indicateur de l’intensité de la radioactivité pourrait ne pas directement être corrélée à la dose de radioactivité absorbée par les individus en raison de facteurs multiples comme les déplacements, le comportement ou encore le régime alimentaire.
Un biais potentiel du protocole réside dans le comptage possible d’un même individu dans plusieurs sites, surestimant le nombre d’individus observés. Cependant la répartition des stations a été faite de manière a limiter au maximum ce biais, s’adaptant au aires de déplacement des espèces étudiées. Seul le loup effectue des déplacements lui permettant de pouvoir être observées sur plusieurs sites en un seul relevé, les résultats obtenus pour cette espèce ont été fortement nuancé. En ce qui concerne les résultats des modèles statistiques, des précautions ont été prises afin d’éviter d’intégrer simultanément des variables corrélées entre elles. Pour finir cette étude apporte de la nuance dans ses résultats, précisant que la mesure utilisée comme indicateur de l’intensité de la radioactivité pourrait ne pas directement être corrélée à la dose de radioactivité absorbée par les individus en raison de facteurs multiples comme les déplacements, le comportement ou encore le régime alimentaire.
Ce que cet article apporte au débat
Tout d’abord cette étude s’intéresse à l’échelle populationnelle encore peu étudiée et sujette à controverses en ce qui concerne l’effet de l’exposition chronique aux radiations présentent dans la CEZ sur les espèces. Elle tend à soutenir une absence d’effets de cette exposition sur les populations de mammifères étudiées. De plus elle corrobore les résultats obtenus par Deryabina et al. un an plus tôt, en utilisant d’autres méthodes de recensement, modèles statistiques et organismes modèles (à l’exception du loup gris). Enfin, cette étude s’intéresse à des espèces potentiellement fortement impactées par le taux de radiation présents dans la CEZ du fait de leur place dans la chaîne trophique, espèces pour lesquelles la littérature manque encore beaucoup de données.
Tout d’abord cette étude s’intéresse à l’échelle populationnelle encore peu étudiée et sujette à controverses en ce qui concerne l’effet de l’exposition chronique aux radiations présentent dans la CEZ sur les espèces. Elle tend à soutenir une absence d’effets de cette exposition sur les populations de mammifères étudiées. De plus elle corrobore les résultats obtenus par Deryabina et al. un an plus tôt, en utilisant d’autres méthodes de recensement, modèles statistiques et organismes modèles (à l’exception du loup gris). Enfin, cette étude s’intéresse à des espèces potentiellement fortement impactées par le taux de radiation présents dans la CEZ du fait de leur place dans la chaîne trophique, espèces pour lesquelles la littérature manque encore beaucoup de données.
Remarques sur l'article
Cette publication semble proche, dans son approche, de celle de Deryabina et al. bien que la méthodes d’acquisition des données diffère. Les espèces étudiées ne sont pas non plus si distinctes, il s’agit dans les deux cas de mammifères de taille grande à moyenne. Cependant elle semble intéressante car elle tend a soutenir la répétabilité des résultats obtenus et donc la solidité des conclusions tirées dans l’article précédemment cité.
Cette publication semble proche, dans son approche, de celle de Deryabina et al. bien que la méthodes d’acquisition des données diffère. Les espèces étudiées ne sont pas non plus si distinctes, il s’agit dans les deux cas de mammifères de taille grande à moyenne. Cependant elle semble intéressante car elle tend a soutenir la répétabilité des résultats obtenus et donc la solidité des conclusions tirées dans l’article précédemment cité.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.