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Titre de l'article

Potentiel de migration assistée du pin à écorce blanche (Pinus albicaulis)

Introduction à l'article

Un déplacement des niches climatiques des arbres vers les pôles et altitudes plus élevée est prédite par des modèles de distribution des espèces (SDMs). Cependant, il est incertain que les arbres soient capables de migrer assez rapidement pour rester dans leur niches mobiles, ce qui pourrait entraîner des effondrements et extinction de populations.
Il semble ainsi nécessaire d'aider à la migration les organismes vulnérables. Cela nécessites le développement de cadres de prise de décision basés sur l'évaluation des risques écologique et des analyses économiques.
Pinus albicaulis est une espèce menacée d'Amérique du Nord qui devra migrer de centaine de kilomètres en réponse au réchauffement climatique d'après les SDMs. Ces derniers proposent une zone habitable par le pin actuellement et à l'avenir.

Cet article test l'établissement du pin dans l'aire de répartition climatique réalisée et prévue avec pour hypothèse que l'espèce peut s'établir dans les zones prévus par le modèle.

Expériences de l'article

Des cônes de pin de 6 provenances différentes ont été mis en cage dans 8 jardins (2 situés dans l'aire de répartition actuelle, 6 plus au nord). La moitié des graines a reçut un traitement préalable, l'autre non.
L'établissement des semis a été suivie durant 3 années grâce à la prise de données de germination, survie, santé, hauteur & fascicule aiguilles. Des données des micro-sites et des température du sol ont également été prises.
Les auteurs ont chercher a quantifier les impacts de la génétique et des conditions du site sur les différence de traits quantitatifs entre les individus.
Ils ont utilisé des modèles prédictifs pour examiner les effets des traitements, des conditions du site, du climat et de la provenance sur la germination, la survie, la santé, la hauteur et le nombre de fascicules à aiguilles; des modèles logistiques multinomiaux pour analyser la germination, la survie et la santé et des modèles linéaires généraux pour analyser le nombre de fascicules d'aiguilles.

Résultats de l'article

Le Pin à écorce blanche peut germer et survivre à des centaines de kilomètres au Nord de sa limite Nord actuelle. Les principaux facteurs influençant l'établissement étant la maturité des graines et les conditions du site, en particulier la durée de la couverture neigeuse.
Le traitement des graines a provoqué une germination plus précoce et a augmenté le potentiel de germination, mais le pourcentage de survie des plants issus de graines traitées était plus faible.
Les populations de provenances plus chaudes montrent une augmentation de la capacité de germination et de survie, de la croissance & de la hauteur par rapport aux graines de provenances plus froides.

Rigueur de l'article

La co-auteur, Sally Nora Aitken, est professeure et doyenne associée de la recherche et de l'innovation à l'Université de la Colombie-Britannique. En 2017, Aitken a été élu membre de la Société royale du Canada, un prix décerné à des individus que la Société royale du Canada juge avoir «apporté une contribution remarquable aux arts, aux lettres et aux sciences ainsi qu'à la vie publique canadienne».
Cet article a été 100 fois (Google Scholar) et a été publié par _Ecologcal Appolcations _ (IF de 3.815 en 2012).

On peut apprécier le complément d'informations et la comparaison des résultats avec d'autres articles, ainsi que la longue et intéressante explication des auteurs sur les enjeux et les risques d'une migration assistée pour le Pin à écorce blanche.

Ce que cet article apporte au débat

Cet article propose un test des modèles de prédiction d'habitats climatiquement appropriés du Pin à écorce blanche au Nord des aires de répartition actuels. Or, les études de cas de ce types sont essentielles pour évaluer l'utilité des modèles de répartition des espèces comme outils de planification de la conservation dans le cas de migration assistée, et la faisabilité de telles stratégies de conservation.
De plus, les auteurs rappellent rigoureusement les enjeux et les risques d'une migration assistée pur le pin à écorce blanche, ce qui peut être transposé à d'autres espèces.

Publiée il y a plus de 6 ans par L. Boegly.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Article : Whitebark pine (Pinus albicaulis) assisted migration potential: testing establishment north of the species range
  • 1
  • Auteurs
    Sierra C. MCLANE et Sally N. AITKEN
  • Année de publication
    2012
  • Journal
    Ecological Applications
  • Abstract (dans sa langue originale)

    The translocation of species into habitable locations outside of their current ranges, termed assisted migration, has been proposed as a means of saving vulnerable species from extinction as a result of climate change. We explore the use of this controversial technique using a threatened keystone species in western North America, whitebark pine (Pinus albicaulis), as a case study. Species distribution models predict that whitebark pine will be extirpated from most of its current range as temperatures rise over the next 70 years. However, the same models indicate that a large area within northwestern British Columbia, Canada, is climatically suitable for the species under current conditions and will remain so throughout the 21st century. To test the capacity of whitebark pine to establish relative to climatic and habitat features within its predicted climatic range, we planted seeds from seven populations in eight locations spanning from 600 km southeast to 800 km northwest of the northern boundary of the current species range. During the first three growing seasons, germination occurred in all locations. Nearly three times as many treated (induced maturation and broken dormancy) than untreated seeds germinated, and most treated seeds germinated a year earlier than the untreated seeds. Germination, survival, and growth were primarily influenced by seed mass, site climate conditions related to the duration of snow cover, and provenance temperature. Our experiment provides a preliminary test of models predicting the existence of climatically suitable whitebark pine habitat north of the current species ranges. More broadly, our techniques and results inform the development of scientific guidelines for assisting the migration of other species that are highly threatened by climate change. Applied case studies of this kind are critical for assessing the utility of species distribution models as conservation planning tools.

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