Whether women’s orgasm is an adaptation is arguably the most contentious question in the study of the evolution of human sexuality. Indeed, this question is a veritable litmus test for adaptationism, separating those profoundly impressed with the pervasive and myriad correspondences between organisms’ phenotypes and their conditions of life from those who apply the “onerous concept” of adaptation with more caution, skepticism or suspicion. Yet, the adaptedness of female orgasm is a question whose answer will elucidate mating dynamics in humans and nonhuman primates. There are two broad competing explanations for the evolution of orgasm in women: (1) the mate-choice hypothesis, which states that female orgasm has evolved to function in mate selection and (2) the byproduct hypothesis, which states that female orgasm has no evolutionary function, existing only because women share some early ontogeny with men, in whom orgasm is an adaptation. We review evidence for these hypotheses and identify areas where relevant evidence is lacking. Although additional research is needed before firm conclusions can be drawn, we find that the mate-choice hypothesis receives more support. Specifically, female orgasm appears to have evolved to increase the probability of fertilization from males whose genes would improve offspring fitness.
Titre de la review
Pourquoi les femmes ont des orgasmes: une analyse de l'évolution
Pourquoi les femmes ont des orgasmes: une analyse de l'évolution
Résumé de la review
Il existe 2 types de réponses pour expliquer l'évolution de l'orgasme chez les femmes. La première soutient la théorie du sous-produit, où l'orgasme n'aurait pas de fonction évolutive. Selon l'hypothèse du choix du partenaire, l'orgasme serait en fait le fruit de la sélection naturelle. Des analyses génétiques, anatomiques, comportementales, physiologiques, psychologiques et quantitatives de ces hypothèses chez l'homme et les primates non humains seront faites ici. L'orgasme féminin se traduit par un plaisir intense et un ensemble de processus physiologique ainsi que comportementaux. Il pourrait exister différents types d'orgasmes, variant notamment par leur plaisir, suggérant une variabilité ( Are There Different Types of Female Orgasm? ).
Plusieurs auteurs suggèrent que l'orgasme féminin est un sous-produit (Symons, The case of female orgasm: bias in the science of evolution. L'orgasme masculin et féminin partagent probablement une origine évolutive commune. Néanmoins, si l'orgasme était un sous-produit, il devrait exister une corrélation positive entre la sensibilité orgasmique chez des parentés, ce qui n'est pas le cas entre frères et sœurs (Genetic analysis of orgasmic function in twins and siblings does not support the by-product theory of female orgasm). De plus, il tendrait à être vestigial, ce qui n’est pas le cas dans sa complexité ni dans ses fonctions. Il augmenterai les chances de conceptions, de part la liberation d'ocytocine (Can the Controversy About the Putative Role of the Human Female Orgasm in Sperm Transport be Settled with Our Current Physiological Knowledge of Coitus?). La variabilité de l’orgasme pourrait être un argument, même si cet argument ne suffit pas à rejeter l’adaptation, notamment vis-à-vis du choix du partenaire.
D'autres auteurs suggèrent que l'orgasme féminin pourrait être une adaptation. 2 principales hypothèses soutiennent cette idée. La première est celle du pair-bond selon laquelle les femmes auraient plus d'orgasmes avec les hommes dont la relation est durable, notamment par la libération d'ocytocine, jouant un rôle de lien. Des arguments contraignent néanmoins cette idée : l’impossibilité de prédiction des orgasmes en fonction de l’attractivité, et les relations épanouissantes hors-mariage. La seconde hypothèse émise s'intéresse elle au choix du père pour la descendance. Les femmes sont plus susceptibles d'avoir des orgasmes avec des mâles de haute qualité génétique. Cette idée est renforcée par l’augmentation des orgasmes lors de la période proche de l'ovulation. Une troisième idée vient contre dire celle du sous-produit. Il s'agit des orgasmes simulés, qui s’ils étaient des sous-produits, n'auraient aucun bénéfice à être simulé. Dans le cas de "sire-choice" les femmes auraient plus d'intérêt à simuler dans le but de garder les partenaires de hautes qualités génétiques.
Des études sur des primates non-humains ont également été faites. Les macaques présentent des phases copulatoires semblable à celle des humains (excitation, plateau et résolution). Des réponses semblables à celles des humains ont été enregistrées (cris, spasmes...). Chez les primates non humains, certaines études tendent plutôt pour l'hypothèse du partenaire de haute qualité puisque les orgasmes sont fréquents entre un mâle de haut rang et une femelle de rang inférieur. Néanmoins, si l’hypothèse de "pair-bond" s’applique de manière générale chez les primates, alors les primates ayant des orgasmes devraient être monogame, ce qui ne semble pas être le cas.
Au regard des différentes idées avancées, il semblerait que l’hypothèse du « sire-bond » soit la plus plausible. Il est donc logique de se demander quelles conditions auraient pu aboutir à cette adaptation : évaluation ancestrale des partenaires de qualité génétique avant ou pendant l’acte ? Choix des partenaires impossibles ?
Il existe 2 types de réponses pour expliquer l'évolution de l'orgasme chez les femmes. La première soutient la théorie du sous-produit, où l'orgasme n'aurait pas de fonction évolutive. Selon l'hypothèse du choix du partenaire, l'orgasme serait en fait le fruit de la sélection naturelle. Des analyses génétiques, anatomiques, comportementales, physiologiques, psychologiques et quantitatives de ces hypothèses chez l'homme et les primates non humains seront faites ici. L'orgasme féminin se traduit par un plaisir intense et un ensemble de processus physiologique ainsi que comportementaux. Il pourrait exister différents types d'orgasmes, variant notamment par leur plaisir, suggérant une variabilité ( Are There Different Types of Female Orgasm? ).
Plusieurs auteurs suggèrent que l'orgasme féminin est un sous-produit (Symons, The case of female orgasm: bias in the science of evolution. L'orgasme masculin et féminin partagent probablement une origine évolutive commune. Néanmoins, si l'orgasme était un sous-produit, il devrait exister une corrélation positive entre la sensibilité orgasmique chez des parentés, ce qui n'est pas le cas entre frères et sœurs (Genetic analysis of orgasmic function in twins and siblings does not support the by-product theory of female orgasm). De plus, il tendrait à être vestigial, ce qui n’est pas le cas dans sa complexité ni dans ses fonctions. Il augmenterai les chances de conceptions, de part la liberation d'ocytocine (Can the Controversy About the Putative Role of the Human Female Orgasm in Sperm Transport be Settled with Our Current Physiological Knowledge of Coitus?). La variabilité de l’orgasme pourrait être un argument, même si cet argument ne suffit pas à rejeter l’adaptation, notamment vis-à-vis du choix du partenaire.
D'autres auteurs suggèrent que l'orgasme féminin pourrait être une adaptation. 2 principales hypothèses soutiennent cette idée. La première est celle du pair-bond selon laquelle les femmes auraient plus d'orgasmes avec les hommes dont la relation est durable, notamment par la libération d'ocytocine, jouant un rôle de lien. Des arguments contraignent néanmoins cette idée : l’impossibilité de prédiction des orgasmes en fonction de l’attractivité, et les relations épanouissantes hors-mariage. La seconde hypothèse émise s'intéresse elle au choix du père pour la descendance. Les femmes sont plus susceptibles d'avoir des orgasmes avec des mâles de haute qualité génétique. Cette idée est renforcée par l’augmentation des orgasmes lors de la période proche de l'ovulation. Une troisième idée vient contre dire celle du sous-produit. Il s'agit des orgasmes simulés, qui s’ils étaient des sous-produits, n'auraient aucun bénéfice à être simulé. Dans le cas de "sire-choice" les femmes auraient plus d'intérêt à simuler dans le but de garder les partenaires de hautes qualités génétiques.
Des études sur des primates non-humains ont également été faites. Les macaques présentent des phases copulatoires semblable à celle des humains (excitation, plateau et résolution). Des réponses semblables à celles des humains ont été enregistrées (cris, spasmes...). Chez les primates non humains, certaines études tendent plutôt pour l'hypothèse du partenaire de haute qualité puisque les orgasmes sont fréquents entre un mâle de haut rang et une femelle de rang inférieur. Néanmoins, si l’hypothèse de "pair-bond" s’applique de manière générale chez les primates, alors les primates ayant des orgasmes devraient être monogame, ce qui ne semble pas être le cas.
Au regard des différentes idées avancées, il semblerait que l’hypothèse du « sire-bond » soit la plus plausible. Il est donc logique de se demander quelles conditions auraient pu aboutir à cette adaptation : évaluation ancestrale des partenaires de qualité génétique avant ou pendant l’acte ? Choix des partenaires impossibles ?
Rigueur de la review
Review plutot rigoureuse dans l'ensemble, même si il aurait été bien de mettre pour toutes les hypothèses (sous produit, pair bond, sire bond...) des arguements pour et contre. Pour la première partie sur les sous produits, des arguments uniquement contre sont présentés, ce qui est sans doute regrettable dans l'idée de présenter "l'ensemble des arguments".
Review plutot rigoureuse dans l'ensemble, même si il aurait été bien de mettre pour toutes les hypothèses (sous produit, pair bond, sire bond...) des arguements pour et contre. Pour la première partie sur les sous produits, des arguments uniquement contre sont présentés, ce qui est sans doute regrettable dans l'idée de présenter "l'ensemble des arguments".
Ce que cette review apporte au débat
Elle apporte de nombreux arguments, surtout sur le côté adaptatif. Elle permet aussi de comparer des réponses humaines et non humaines.
Elle apporte de nombreux arguments, surtout sur le côté adaptatif. Elle permet aussi de comparer des réponses humaines et non humaines.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.