La production de viande in vitro peut-elle être une alternative environnementale à l'élevage ?
L’accroissement incessant de la population mondiale entraîne nécessairement des besoins alimentaires importants. Pour pallier à ces fortes demandes, les sociétés actuelles ont grandement intensifié leurs élevages. Cependant, ces activités engendrent d'inévitables et importantes dégradations de l’environnement (pollution des sols, émission de gaz à effets de serre, etc). À terme, il semble ainsi nécessaire de trouver des solutions efficaces qui permettraient de faire face à ce déclin des milieux tout en assurant une production alimentaire suffisante.
La production de viande in vitro consiste en un prélèvement de cellules souches provenant d'animaux vivants et à les faire se développer ex vivo dans une boîte de Petri, avec un milieu de culture suffisamment riche (hormones, facteurs de croissance, sérum de veau fœtal, antibiotiques et fongicides) pour que les cellules puissent se multiplier et former des fibres musculaires. Ainsi, ce mode de production pourrait se présenter comme une solution efficace. Néanmoins, il présente des impacts environnementaux controversés, qu’il semble difficile d’évaluer.
En effet, elle pourrait entraîner une baisse considérable de la production de gaz à effet de serre, une réduction des consommations d’eau et d’énergies, mais causerait également la disparition de tout un pan de l'agriculture ou d'éventuels problèmes sanitaires.
Face à ces hypothèses, il semble légitime de se demander si la production de viande in vitro pourrait être, ou non, une solution pour l’environnement face aux activités d'élevages industriels ? Et au-delà de ça, à quel point de tels moyens de production peuvent être envisagés ?