Le mode de reproduction asexué est t-il évolutivement stable ?
Introduction
La reproduction est un processus biologique qui permet la production de nouveaux organismes d'une espèce à partir d'individus préexistants de cette espèce. On distingue reproduction asexuée ou végétative et reproduction sexuée, chacune comportant des avantages et des inconvénients. La reproduction sexuée permet la fusion de cellules spécialisées dites gamètes, c'est à dire la combinaison de deux patrimoines génétiques issus de deux clones cellulaires ou d'individus distincts, les parents. La reproduction sexuée permet donc un brassage constant des potentialités héréditaires à l'intérieur d'une même espèce. Au contraire, pour la multiplication asexuée, il n'y a pas besoin de fécondation, et donc pas besoin de partenaire. Il s'agit d'une aussi simple multiplication cellulaire qu'une machine photocopieuse : on obtient un clone de cellules possédant toutes la même information héréditaire.
Il est souvent reconnu que les espèces sexuées jouissaient d’une meilleure pérennisation, et la reproduction asexuée est souvent considérée comme une impasse évolutive. En effet, lors de reproduction sexuée, il se produit une recombinaison de génomes, d'où une élimination de mutations délétères, et du maintien de mutations favorables. Il s'agit d'une véritable réparation de l'ADN permettant de réparer les dommages d'un chromosome grâce aux informations d'un chromosome homologue. Le brassage génétique apporté par la reproduction sexuée semblait être un tel avantage évolutif que bon nombre de scientifiques jugeaient tout autre l'asexualité comme une impasse évolutive.
Cependant, certains modèles biologiques asexués suggèrent la possibilité de l'existence de mécanismes de recombinaison, et/ou d'incorporation d'ADN, permettant une diversité génétique permettant de s'adapter à des situations nouvelles, et permettre une plus longue durée de vie évolutive.
Le mode de reproduction asexué est t-il vraiment évolutivement instable ?