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Un cadre pour le débat sur les migrations assistées à l'ère du changement climatique
Un cadre pour le débat sur les migrations assistées à l'ère du changement climatique
Résumé de la review
Le Torreya de Floride (Torreya taxifolia Arn.) est un bon exemple pour expliquer l’intérêt et la mécanique de la migration assistée. En effet, un groupe de scientifiques observent que cette espèce est en déclin dans son aire de répartition naturelle (moins de 1000 individus) et ces arbres ne se reproduisent pas. L’espèce serait menacée pas le réchauffement climatique, celui-ci devrait réduire considérablement son habitat et forcer les espèces à coloniser de nouveaux territoires. Ainsi, les scientifiques mettent en place une migration assistée, pour déplacer les semis dans les forêts du sud des Appalaches et du plateau de Cumberland. Le but est donc d’élargir leur aire de répartition jusqu'à 500 km au nord. Cette migration est une option de gestion face aux problèmes liés aux changements climatiques. Mais elle est également associée à des risques de détériorations du nouvel environnement.
Mais pour cela il faut mettre en place des politiques, car actuellement les agences de gestions des terres ne suivent que deux options : la préservation de la biodiversité et la gestion des espèces préoccupantes. Mais il n'existe pas de politiques concernant les nouvelles espèces susceptibles d’être introduites à des fins de conservation. La migration assistée a besoin de règles et de lois, mais il faut prendre en compte la compréhension des risques écologiques et les bénéfices de la migration assistée. C’est pour cela que la figure 1 est proposée afin de comprendre les différentes positions politiques du débat.
La position 1 est motivée par la menace d’extinction imminente. Cette politique peut représenter la meilleure option pour minimiser la perte d'espèces dans le contexte d'un changement climatique rapide et dévastateur, mais elle expose les communautés existantes à un risque élevé de perturbation.
La position 2 pense plutôt à éviter la migration assistée car elle perçoit les risques que celle-ci peut entraîner. Ils reconnaissent l’énorme incertitude qui règne dans la compréhension écologique de ce qui contrôle la distribution et l’abondance des espèces et qu’il est impossible de savoir quelle espèce va devenir nuisible. Les partisans de la positions 2 soulignent également les problèmes de prévisions des régions cibles pour la migration assistée.
La position 3 s’appuie sur la migration assistée pour préserver la biodiversité en dépit des risques reconnus. Cependant, ces risques peuvent être minimisés par une gestion adaptative et une surveillance des espèces. Le problème majeur est de pouvoir quantifier l’impact de l’introduction d’espèces dans de nouveaux environnements, il faut donc mettre en place des politiques et faire des choix.
Les trois positions sont à étudier pour choisir la ou les meilleure(s) réponse(s) aux problèmes de modification d’habitats liés au réchauffement climatiques. Seules deux méthodes sont rejetées, celle de la translocation non supervisée de Maverick, et les scénarios de « statu quo » qui constituent la politique actuelle et ne réduisent en rien l’impact important des extinctions sur la biodiversité future.
Les auteurs décrivent brièvement cinq domaines dans lesquels de nouvelles informations permettraient de réduire les risques liés à la migration assistée.
Estimation et surveillance des distributions des espèces
Modélisation biogéographique
Interactions communautaires
Dispersions sur de longues distances
Diversité génétique
L’analyse de ces sujets permet d’avoir une vision plus propre de la migration assistée et permet de minimiser les dommages écologiques collatéraux.
Beaucoup de progrès scientifiques sont à faire, mais le temps manque car les extinctions sont en cours et méritent une action immédiate. Il faut donc avoir des options et une gestion flexible. Cette guerre devra être menée avec « l’armée que nous avons, pas l’armée que nous voulons ». Ce sont encore des questions fondamentales pour comprendre et répondre à toutes les questions sur la migration assistée.
Le Torreya de Floride (Torreya taxifolia Arn.) est un bon exemple pour expliquer l’intérêt et la mécanique de la migration assistée. En effet, un groupe de scientifiques observent que cette espèce est en déclin dans son aire de répartition naturelle (moins de 1000 individus) et ces arbres ne se reproduisent pas. L’espèce serait menacée pas le réchauffement climatique, celui-ci devrait réduire considérablement son habitat et forcer les espèces à coloniser de nouveaux territoires. Ainsi, les scientifiques mettent en place une migration assistée, pour déplacer les semis dans les forêts du sud des Appalaches et du plateau de Cumberland. Le but est donc d’élargir leur aire de répartition jusqu'à 500 km au nord. Cette migration est une option de gestion face aux problèmes liés aux changements climatiques. Mais elle est également associée à des risques de détériorations du nouvel environnement.
Mais pour cela il faut mettre en place des politiques, car actuellement les agences de gestions des terres ne suivent que deux options : la préservation de la biodiversité et la gestion des espèces préoccupantes. Mais il n'existe pas de politiques concernant les nouvelles espèces susceptibles d’être introduites à des fins de conservation. La migration assistée a besoin de règles et de lois, mais il faut prendre en compte la compréhension des risques écologiques et les bénéfices de la migration assistée. C’est pour cela que la figure 1 est proposée afin de comprendre les différentes positions politiques du débat.
La position 1 est motivée par la menace d’extinction imminente. Cette politique peut représenter la meilleure option pour minimiser la perte d'espèces dans le contexte d'un changement climatique rapide et dévastateur, mais elle expose les communautés existantes à un risque élevé de perturbation.
La position 2 pense plutôt à éviter la migration assistée car elle perçoit les risques que celle-ci peut entraîner. Ils reconnaissent l’énorme incertitude qui règne dans la compréhension écologique de ce qui contrôle la distribution et l’abondance des espèces et qu’il est impossible de savoir quelle espèce va devenir nuisible. Les partisans de la positions 2 soulignent également les problèmes de prévisions des régions cibles pour la migration assistée.
La position 3 s’appuie sur la migration assistée pour préserver la biodiversité en dépit des risques reconnus. Cependant, ces risques peuvent être minimisés par une gestion adaptative et une surveillance des espèces. Le problème majeur est de pouvoir quantifier l’impact de l’introduction d’espèces dans de nouveaux environnements, il faut donc mettre en place des politiques et faire des choix.
Les trois positions sont à étudier pour choisir la ou les meilleure(s) réponse(s) aux problèmes de modification d’habitats liés au réchauffement climatiques. Seules deux méthodes sont rejetées, celle de la translocation non supervisée de Maverick, et les scénarios de « statu quo » qui constituent la politique actuelle et ne réduisent en rien l’impact important des extinctions sur la biodiversité future.
Les auteurs décrivent brièvement cinq domaines dans lesquels de nouvelles informations permettraient de réduire les risques liés à la migration assistée.
Estimation et surveillance des distributions des espèces
Modélisation biogéographique
Interactions communautaires
Dispersions sur de longues distances
Diversité génétique
L’analyse de ces sujets permet d’avoir une vision plus propre de la migration assistée et permet de minimiser les dommages écologiques collatéraux.
Beaucoup de progrès scientifiques sont à faire, mais le temps manque car les extinctions sont en cours et méritent une action immédiate. Il faut donc avoir des options et une gestion flexible. Cette guerre devra être menée avec « l’armée que nous avons, pas l’armée que nous voulons ». Ce sont encore des questions fondamentales pour comprendre et répondre à toutes les questions sur la migration assistée.
Ce que cette review apporte au débat
Cet article nous renseigne sur les différentes positions politiques que l'on peut avoir face à ce débat. Il y a donc trois positions expliquées dans cette review dont l'un qui pense que la migration assistée est positive mais qu'il reste toujours le problème des risques collatéraux. Ainsi, les auteurs proposent une liste de domaines qu'il faudrait améliorer ou bien informer pour le bon déroulement de la migration assistée.
Cet article nous renseigne sur les différentes positions politiques que l'on peut avoir face à ce débat. Il y a donc trois positions expliquées dans cette review dont l'un qui pense que la migration assistée est positive mais qu'il reste toujours le problème des risques collatéraux. Ainsi, les auteurs proposent une liste de domaines qu'il faudrait améliorer ou bien informer pour le bon déroulement de la migration assistée.
Figure
Légende :
Une représentation des perceptions écologiques et des informations qui pourraient encadrer une politique de migration assistée. Les trois positions (1-3) décrivent différents points de vue au sujet de la migration assistée.
Légende :
Une représentation des perceptions écologiques et des informations qui pourraient encadrer une politique de migration assistée. Les trois positions (1-3) décrivent différents points de vue au sujet de la migration assistée.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
A. Walker et C. Franc.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Review : A Framework for Debate of Assisted Migration in an Era of Climate Change
Titre de la review
Un cadre pour le débat sur les migrations assistées à l'ère du changement climatique
Un cadre pour le débat sur les migrations assistées à l'ère du changement climatique
Résumé de la review
Le Torreya de Floride (Torreya taxifolia Arn.) est un bon exemple pour expliquer l’intérêt et la mécanique de la migration assistée. En effet, un groupe de scientifiques observent que cette espèce est en déclin dans son aire de répartition naturelle (moins de 1000 individus) et ces arbres ne se reproduisent pas. L’espèce serait menacée pas le réchauffement climatique, celui-ci devrait réduire considérablement son habitat et forcer les espèces à coloniser de nouveaux territoires. Ainsi, les scientifiques mettent en place une migration assistée, pour déplacer les semis dans les forêts du sud des Appalaches et du plateau de Cumberland. Le but est donc d’élargir leur aire de répartition jusqu'à 500 km au nord. Cette migration est une option de gestion face aux problèmes liés aux changements climatiques. Mais elle est également associée à des risques de détériorations du nouvel environnement.
Mais pour cela il faut mettre en place des politiques, car actuellement les agences de gestions des terres ne suivent que deux options : la préservation de la biodiversité et la gestion des espèces préoccupantes. Mais il n'existe pas de politiques concernant les nouvelles espèces susceptibles d’être introduites à des fins de conservation. La migration assistée a besoin de règles et de lois, mais il faut prendre en compte la compréhension des risques écologiques et les bénéfices de la migration assistée. C’est pour cela que la figure 1 est proposée afin de comprendre les différentes positions politiques du débat.
La position 1 est motivée par la menace d’extinction imminente. Cette politique peut représenter la meilleure option pour minimiser la perte d'espèces dans le contexte d'un changement climatique rapide et dévastateur, mais elle expose les communautés existantes à un risque élevé de perturbation.
La position 2 pense plutôt à éviter la migration assistée car elle perçoit les risques que celle-ci peut entraîner. Ils reconnaissent l’énorme incertitude qui règne dans la compréhension écologique de ce qui contrôle la distribution et l’abondance des espèces et qu’il est impossible de savoir quelle espèce va devenir nuisible. Les partisans de la positions 2 soulignent également les problèmes de prévisions des régions cibles pour la migration assistée.
La position 3 s’appuie sur la migration assistée pour préserver la biodiversité en dépit des risques reconnus. Cependant, ces risques peuvent être minimisés par une gestion adaptative et une surveillance des espèces. Le problème majeur est de pouvoir quantifier l’impact de l’introduction d’espèces dans de nouveaux environnements, il faut donc mettre en place des politiques et faire des choix.
Les trois positions sont à étudier pour choisir la ou les meilleure(s) réponse(s) aux problèmes de modification d’habitats liés au réchauffement climatiques. Seules deux méthodes sont rejetées, celle de la translocation non supervisée de Maverick, et les scénarios de « statu quo » qui constituent la politique actuelle et ne réduisent en rien l’impact important des extinctions sur la biodiversité future.
Les auteurs décrivent brièvement cinq domaines dans lesquels de nouvelles informations permettraient de réduire les risques liés à la migration assistée.
L’analyse de ces sujets permet d’avoir une vision plus propre de la migration assistée et permet de minimiser les dommages écologiques collatéraux.
Beaucoup de progrès scientifiques sont à faire, mais le temps manque car les extinctions sont en cours et méritent une action immédiate. Il faut donc avoir des options et une gestion flexible. Cette guerre devra être menée avec « l’armée que nous avons, pas l’armée que nous voulons ». Ce sont encore des questions fondamentales pour comprendre et répondre à toutes les questions sur la migration assistée.
Le Torreya de Floride (Torreya taxifolia Arn.) est un bon exemple pour expliquer l’intérêt et la mécanique de la migration assistée. En effet, un groupe de scientifiques observent que cette espèce est en déclin dans son aire de répartition naturelle (moins de 1000 individus) et ces arbres ne se reproduisent pas. L’espèce serait menacée pas le réchauffement climatique, celui-ci devrait réduire considérablement son habitat et forcer les espèces à coloniser de nouveaux territoires. Ainsi, les scientifiques mettent en place une migration assistée, pour déplacer les semis dans les forêts du sud des Appalaches et du plateau de Cumberland. Le but est donc d’élargir leur aire de répartition jusqu'à 500 km au nord. Cette migration est une option de gestion face aux problèmes liés aux changements climatiques. Mais elle est également associée à des risques de détériorations du nouvel environnement.
Mais pour cela il faut mettre en place des politiques, car actuellement les agences de gestions des terres ne suivent que deux options : la préservation de la biodiversité et la gestion des espèces préoccupantes. Mais il n'existe pas de politiques concernant les nouvelles espèces susceptibles d’être introduites à des fins de conservation. La migration assistée a besoin de règles et de lois, mais il faut prendre en compte la compréhension des risques écologiques et les bénéfices de la migration assistée. C’est pour cela que la figure 1 est proposée afin de comprendre les différentes positions politiques du débat.
La position 1 est motivée par la menace d’extinction imminente. Cette politique peut représenter la meilleure option pour minimiser la perte d'espèces dans le contexte d'un changement climatique rapide et dévastateur, mais elle expose les communautés existantes à un risque élevé de perturbation.
La position 2 pense plutôt à éviter la migration assistée car elle perçoit les risques que celle-ci peut entraîner. Ils reconnaissent l’énorme incertitude qui règne dans la compréhension écologique de ce qui contrôle la distribution et l’abondance des espèces et qu’il est impossible de savoir quelle espèce va devenir nuisible. Les partisans de la positions 2 soulignent également les problèmes de prévisions des régions cibles pour la migration assistée.
La position 3 s’appuie sur la migration assistée pour préserver la biodiversité en dépit des risques reconnus. Cependant, ces risques peuvent être minimisés par une gestion adaptative et une surveillance des espèces. Le problème majeur est de pouvoir quantifier l’impact de l’introduction d’espèces dans de nouveaux environnements, il faut donc mettre en place des politiques et faire des choix.
Les trois positions sont à étudier pour choisir la ou les meilleure(s) réponse(s) aux problèmes de modification d’habitats liés au réchauffement climatiques. Seules deux méthodes sont rejetées, celle de la translocation non supervisée de Maverick, et les scénarios de « statu quo » qui constituent la politique actuelle et ne réduisent en rien l’impact important des extinctions sur la biodiversité future.
Les auteurs décrivent brièvement cinq domaines dans lesquels de nouvelles informations permettraient de réduire les risques liés à la migration assistée.
L’analyse de ces sujets permet d’avoir une vision plus propre de la migration assistée et permet de minimiser les dommages écologiques collatéraux.
Beaucoup de progrès scientifiques sont à faire, mais le temps manque car les extinctions sont en cours et méritent une action immédiate. Il faut donc avoir des options et une gestion flexible. Cette guerre devra être menée avec « l’armée que nous avons, pas l’armée que nous voulons ». Ce sont encore des questions fondamentales pour comprendre et répondre à toutes les questions sur la migration assistée.
Ce que cette review apporte au débat
Cet article nous renseigne sur les différentes positions politiques que l'on peut avoir face à ce débat. Il y a donc trois positions expliquées dans cette review dont l'un qui pense que la migration assistée est positive mais qu'il reste toujours le problème des risques collatéraux. Ainsi, les auteurs proposent une liste de domaines qu'il faudrait améliorer ou bien informer pour le bon déroulement de la migration assistée.
Cet article nous renseigne sur les différentes positions politiques que l'on peut avoir face à ce débat. Il y a donc trois positions expliquées dans cette review dont l'un qui pense que la migration assistée est positive mais qu'il reste toujours le problème des risques collatéraux. Ainsi, les auteurs proposent une liste de domaines qu'il faudrait améliorer ou bien informer pour le bon déroulement de la migration assistée.
Figure
Une représentation des perceptions écologiques et des informations qui pourraient encadrer une politique de migration assistée. Les trois positions (1-3) décrivent différents points de vue au sujet de la migration assistée.
Une représentation des perceptions écologiques et des informations qui pourraient encadrer une politique de migration assistée. Les trois positions (1-3) décrivent différents points de vue au sujet de la migration assistée.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.