Numerous feathered dinosaur specimens have recently been recovered from the Middle–Upper Jurassic and Lower Cretaceous deposits of northeastern China, but most of them represent small animals. Here we report the discovery of a gigantic new basal tyrannosauroid, Yutyrannus huali gen. et sp. nov., based on three nearly complete skeletons representing two distinct ontogenetic stages from the Lower Cretaceous Yixian Formation of Liaoning Province, China. Y. hualishares some features, particularly of the cranium, with derived tyrannosauroids, but is similar to other basal tyrannosauroids in
possessing a three-fingered manus and a typical theropod pes. Morphometric analysis suggests that Y. huali differed from tyrannosaurids in its growth strategy. Most significantly, Y. huali bears long filamentous feathers, thus providing direct evidence for the presence of extensively feathered gigantic dinosaurs and offering new insights into early feather evolution.
Titre de l'article
Un dinosaure géant à plumes du Crétacé Inférieur en Chine
Un dinosaure géant à plumes du Crétacé Inférieur en Chine
Introduction à l'article
Les Tyrannosauroidae sont une super-famille de théropodes ayant eu une période de vie très longue (milieu du Jurassique jusqu'à la fin du Crétacé). De ce fait, de nombreux fossiles de Tyrannosauroidae retrouvés décrivent des familles aux caractères morphologiques très variés dont celle des Tyrannosaurideae qui présente la particularité de contenir les espèces de dinosaures dits "géants". Les auteurs décrivent ici un spécimen de Yutyrannus hualide portant des plumes, une espèce à la position basale dans la super-famille des Tyrannosauroidae mais phylogénétiquement proche de la famille des Tyrannosauridae (notamment de part sa taille). Il aurait été le prédateur dominant dans les écosystèmes du Nord-Est de la Chine, ce qui suggère que la dominance écologique du groupe a été atteinte précocement dans l'histoire évolutive de la super-famille, au moins dans cette région du monde.
Les Tyrannosauroidae sont une super-famille de théropodes ayant eu une période de vie très longue (milieu du Jurassique jusqu'à la fin du Crétacé). De ce fait, de nombreux fossiles de Tyrannosauroidae retrouvés décrivent des familles aux caractères morphologiques très variés dont celle des Tyrannosaurideae qui présente la particularité de contenir les espèces de dinosaures dits "géants". Les auteurs décrivent ici un spécimen de Yutyrannus hualide portant des plumes, une espèce à la position basale dans la super-famille des Tyrannosauroidae mais phylogénétiquement proche de la famille des Tyrannosauridae (notamment de part sa taille). Il aurait été le prédateur dominant dans les écosystèmes du Nord-Est de la Chine, ce qui suggère que la dominance écologique du groupe a été atteinte précocement dans l'histoire évolutive de la super-famille, au moins dans cette région du monde.
Expériences de l'article
Les auteurs décrivent et comparent les variations morphologiques entre :
Les auteurs décrivent et comparent les variations morphologiques entre :
Résultats de l'article
Les trois spécimens analysés présentent des structures tégumentaires filamenteuses préservées. Sur la queue de l'holotype on retrouve un regroupement de filaments parallèles long de 15 cm faisant penser à des EBFF (Xu et al. 2009) mais leur densité empêche d'y répondre avec certitude. Sur les paratypes on en retrouve au niveau du pelvis, de la nuque et de ce qui semble être l'humérus, mais les détails morphologiques ne sont pas préservés. La couverture plumeuse est irrégulière chez dans ces fossiles, cela a aussi été observé chez des fossiles d'oiseaux alors que l'on savait que les espèces étaient intégralement recouvertes de plumes. Aucun argument en faveur d'un port d'écaille n'est retrouvé. Ainsi les auteurs pensent que ces Y. huali était largement couverts de plumes.
Les trois spécimens analysés présentent des structures tégumentaires filamenteuses préservées. Sur la queue de l'holotype on retrouve un regroupement de filaments parallèles long de 15 cm faisant penser à des EBFF (Xu et al. 2009) mais leur densité empêche d'y répondre avec certitude. Sur les paratypes on en retrouve au niveau du pelvis, de la nuque et de ce qui semble être l'humérus, mais les détails morphologiques ne sont pas préservés. La couverture plumeuse est irrégulière chez dans ces fossiles, cela a aussi été observé chez des fossiles d'oiseaux alors que l'on savait que les espèces étaient intégralement recouvertes de plumes. Aucun argument en faveur d'un port d'écaille n'est retrouvé. Ainsi les auteurs pensent que ces Y. huali était largement couverts de plumes.
Rigueur de l'article
L'étude s'appuie sur l'observation de 3 fossiles rendant les résultats plus robustes. De plus les auteurs présentent une explication évolutive à l'apparition et à la conservation des plumes.
L'étude s'appuie sur l'observation de 3 fossiles rendant les résultats plus robustes. De plus les auteurs présentent une explication évolutive à l'apparition et à la conservation des plumes.
Ce que cet article apporte au débat
Ces découvertes démontrent qu'il existe au moins une espèce de dinosaure géant porteur de plumes dont la couverture était quasiment intégrale. Ce tégument permet l'isolation thermique, même si le ratio surface/volume était faible réduisant les pertes de chaleur, ce qui explique que certaines parties du corps restaient découvertes. Si la présence d'écailles était en majorité la règle chez les tyranosauroides du Crétacé Supérieur, la présence de plumes chez Y. huali peut expliquer une adaptation à un environnement dont le climat était inhabituellement froid. Mais il se peut que seule une petite partie était couverte, ce qui donnerait aux plumes un rôle visuel.
Ces découvertes démontrent qu'il existe au moins une espèce de dinosaure géant porteur de plumes dont la couverture était quasiment intégrale. Ce tégument permet l'isolation thermique, même si le ratio surface/volume était faible réduisant les pertes de chaleur, ce qui explique que certaines parties du corps restaient découvertes. Si la présence d'écailles était en majorité la règle chez les tyranosauroides du Crétacé Supérieur, la présence de plumes chez Y. huali peut expliquer une adaptation à un environnement dont le climat était inhabituellement froid. Mais il se peut que seule une petite partie était couverte, ce qui donnerait aux plumes un rôle visuel.
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