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Un nouveau type de plumes chez un théropode non-avien et l'évolution précoce des plumes
Un nouveau type de plumes chez un théropode non-avien et l'évolution précoce des plumes
Introduction à l'article
Les paléontologues spéculent sur l’origine de la plume et sur les différents stades développement apparus dans son histoire évolutive pour aboutir à la plume actuelle que l’on rencontre chez les oiseaux. Sur les fossiles déjà analysés de théropodes à plumes, celles-ci étaient formées de multiples filaments, un stade plutôt avancé dans l’histoire évolutive de la plume d'après les modèles de développement. Cela n’est pas le cas dans trois fossiles de therizinosaures, Beipiaosaurus inexpectus (deux spécimens notés STM31-1 et un holotype IVPP V11559, deux récentes découvertes issues du lac Liaoning en Chine) où l'on retrouve des plumes filamenteuses courtes et fines et d'autres qui sont chacune composées d’un large filament (elongated broad filamentous feathers (EBFF)) dont la morphologie est très différente des premières.
Les paléontologues spéculent sur l’origine de la plume et sur les différents stades développement apparus dans son histoire évolutive pour aboutir à la plume actuelle que l’on rencontre chez les oiseaux. Sur les fossiles déjà analysés de théropodes à plumes, celles-ci étaient formées de multiples filaments, un stade plutôt avancé dans l’histoire évolutive de la plume d'après les modèles de développement. Cela n’est pas le cas dans trois fossiles de therizinosaures, Beipiaosaurus inexpectus (deux spécimens notés STM31-1 et un holotype IVPP V11559, deux récentes découvertes issues du lac Liaoning en Chine) où l'on retrouve des plumes filamenteuses courtes et fines et d'autres qui sont chacune composées d’un large filament (elongated broad filamentous feathers (EBFF)) dont la morphologie est très différente des premières.
Expériences de l'article
Les observations d'EBFF sur les trois fossiles de B. inexpectus montrent des différences entre les EBFFs trouvées (supposées être au stage I de l'évolution des plumes prévu par les modèles de développement) et les plumes filamenteuses (stade considéré beaucoup plus avancé).
Les observations d'EBFF sur les trois fossiles de B. inexpectus montrent des différences entre les EBFFs trouvées (supposées être au stage I de l'évolution des plumes prévu par les modèles de développement) et les plumes filamenteuses (stade considéré beaucoup plus avancé).
Résultats de l'article
Les observations montrent une structure de plumes beaucoup plus simple que celle habituellement trouvée : l'unique filament est rattaché à la base, elles sont plus longues et plus larges et sont organisées en patch sous la mâchoire, entre la base du crâne et le cou et sur la zone postérieure dorsale du tronc. L'holotype en présente même au niveau de la queue. Leur développement à partir de l'épiderme, sans différenciation, les distingue des plumes présentes chez les coelurosaures qui se différencient pour donner des barbules. Les chercheurs pensent qu'elles avaient un rôle visuel (de parade sexuelle par exemple) car leur positionnement et leur faible nombre ne permet ni la thermorégulation, ni le vol. Ceci existe aussi chez les oiseaux "primordiaux" ainsi que chez certains dinosaures maniraptoriformes non-aviens, sous forme de plumes de couverture fortement modifiées.
Les observations montrent une structure de plumes beaucoup plus simple que celle habituellement trouvée : l'unique filament est rattaché à la base, elles sont plus longues et plus larges et sont organisées en patch sous la mâchoire, entre la base du crâne et le cou et sur la zone postérieure dorsale du tronc. L'holotype en présente même au niveau de la queue. Leur développement à partir de l'épiderme, sans différenciation, les distingue des plumes présentes chez les coelurosaures qui se différencient pour donner des barbules. Les chercheurs pensent qu'elles avaient un rôle visuel (de parade sexuelle par exemple) car leur positionnement et leur faible nombre ne permet ni la thermorégulation, ni le vol. Ceci existe aussi chez les oiseaux "primordiaux" ainsi que chez certains dinosaures maniraptoriformes non-aviens, sous forme de plumes de couverture fortement modifiées.
Rigueur de l'article
Il n'existe pas d'autres fossiles présentant ce genre de téguments monofilamentaires. La description à partir d'un si petit nombre de fossiles, seulement sur des EBFFs isolés n'est pas suffisant pour pouvoir en connaître la structure précise ("probablement creuses").
Il n'existe pas d'autres fossiles présentant ce genre de téguments monofilamentaires. La description à partir d'un si petit nombre de fossiles, seulement sur des EBFFs isolés n'est pas suffisant pour pouvoir en connaître la structure précise ("probablement creuses").
Ce que cet article apporte au débat
L'apparition de la plume (sous sa forme simplifiée de téguments monofilamentaires) pourrait donc remonter jusqu'au milieu du Trias si on élargit la représentation morphologique de celle-ci à des stades plus basiques dans son histoire évolutive. Ainsi, on pourrait définir de nouveaux taxa (ornithischiens ou ptérosaures présentant des téguments filamenteux par exemple) où la plume serait apparue. De plus, la différence dans les stades de développement des EBFFs serait la preuve non pas d'une plésiomorphie mais d'une autapomorphie, justifiant donc le postulat que la plume n'est pas une exception de certains dinosaures.
L'apparition de la plume (sous sa forme simplifiée de téguments monofilamentaires) pourrait donc remonter jusqu'au milieu du Trias si on élargit la représentation morphologique de celle-ci à des stades plus basiques dans son histoire évolutive. Ainsi, on pourrait définir de nouveaux taxa (ornithischiens ou ptérosaures présentant des téguments filamenteux par exemple) où la plume serait apparue. De plus, la différence dans les stades de développement des EBFFs serait la preuve non pas d'une plésiomorphie mais d'une autapomorphie, justifiant donc le postulat que la plume n'est pas une exception de certains dinosaures.
Titre de l'article
Un nouveau type de plumes chez un théropode non-avien et l'évolution précoce des plumes
Un nouveau type de plumes chez un théropode non-avien et l'évolution précoce des plumes
Introduction à l'article
Les paléontologues spéculent sur l’origine de la plume et sur les différents stades développement apparus dans son histoire évolutive pour aboutir à la plume actuelle que l’on rencontre chez les oiseaux. Sur les fossiles déjà analysés de théropodes à plumes, celles-ci étaient formées de multiples filaments, un stade plutôt avancé dans l’histoire évolutive de la plume d'après les modèles de développement. Cela n’est pas le cas dans trois fossiles de therizinosaures, Beipiaosaurus inexpectus (deux spécimens notés STM31-1 et un holotype IVPP V11559, deux récentes découvertes issues du lac Liaoning en Chine) où l'on retrouve des plumes filamenteuses courtes et fines et d'autres qui sont chacune composées d’un large filament (elongated broad filamentous feathers (EBFF)) dont la morphologie est très différente des premières.
Les paléontologues spéculent sur l’origine de la plume et sur les différents stades développement apparus dans son histoire évolutive pour aboutir à la plume actuelle que l’on rencontre chez les oiseaux. Sur les fossiles déjà analysés de théropodes à plumes, celles-ci étaient formées de multiples filaments, un stade plutôt avancé dans l’histoire évolutive de la plume d'après les modèles de développement. Cela n’est pas le cas dans trois fossiles de therizinosaures, Beipiaosaurus inexpectus (deux spécimens notés STM31-1 et un holotype IVPP V11559, deux récentes découvertes issues du lac Liaoning en Chine) où l'on retrouve des plumes filamenteuses courtes et fines et d'autres qui sont chacune composées d’un large filament (elongated broad filamentous feathers (EBFF)) dont la morphologie est très différente des premières.
Expériences de l'article
Les observations d'EBFF sur les trois fossiles de B. inexpectus montrent des différences entre les EBFFs trouvées (supposées être au stage I de l'évolution des plumes prévu par les modèles de développement) et les plumes filamenteuses (stade considéré beaucoup plus avancé).
Les observations d'EBFF sur les trois fossiles de B. inexpectus montrent des différences entre les EBFFs trouvées (supposées être au stage I de l'évolution des plumes prévu par les modèles de développement) et les plumes filamenteuses (stade considéré beaucoup plus avancé).
Résultats de l'article
Les observations montrent une structure de plumes beaucoup plus simple que celle habituellement trouvée : l'unique filament est rattaché à la base, elles sont plus longues et plus larges et sont organisées en patch sous la mâchoire, entre la base du crâne et le cou et sur la zone postérieure dorsale du tronc. L'holotype en présente même au niveau de la queue. Leur développement à partir de l'épiderme, sans différenciation, les distingue des plumes présentes chez les coelurosaures qui se différencient pour donner des barbules. Les chercheurs pensent qu'elles avaient un rôle visuel (de parade sexuelle par exemple) car leur positionnement et leur faible nombre ne permet ni la thermorégulation, ni le vol. Ceci existe aussi chez les oiseaux "primordiaux" ainsi que chez certains dinosaures maniraptoriformes non-aviens, sous forme de plumes de couverture fortement modifiées.
Les observations montrent une structure de plumes beaucoup plus simple que celle habituellement trouvée : l'unique filament est rattaché à la base, elles sont plus longues et plus larges et sont organisées en patch sous la mâchoire, entre la base du crâne et le cou et sur la zone postérieure dorsale du tronc. L'holotype en présente même au niveau de la queue. Leur développement à partir de l'épiderme, sans différenciation, les distingue des plumes présentes chez les coelurosaures qui se différencient pour donner des barbules. Les chercheurs pensent qu'elles avaient un rôle visuel (de parade sexuelle par exemple) car leur positionnement et leur faible nombre ne permet ni la thermorégulation, ni le vol. Ceci existe aussi chez les oiseaux "primordiaux" ainsi que chez certains dinosaures maniraptoriformes non-aviens, sous forme de plumes de couverture fortement modifiées.
Rigueur de l'article
Il n'existe pas d'autres fossiles présentant ce genre de téguments monofilamentaires. La description à partir d'un si petit nombre de fossiles, seulement sur des EBFFs isolés n'est pas suffisant pour pouvoir en connaître la structure précise ("probablement creuses").
Il n'existe pas d'autres fossiles présentant ce genre de téguments monofilamentaires. La description à partir d'un si petit nombre de fossiles, seulement sur des EBFFs isolés n'est pas suffisant pour pouvoir en connaître la structure précise ("probablement creuses").
Ce que cet article apporte au débat
L'apparition de la plume (sous sa forme simplifiée de téguments monofilamentaires) pourrait donc remonter jusqu'au milieu du Trias si on élargit la représentation morphologique de celle-ci à des stades plus basiques dans son histoire évolutive. Ainsi, on pourrait définir de nouveaux taxa (ornithischiens ou ptérosaures présentant des téguments filamenteux par exemple) où la plume serait apparue. De plus, la différence dans les stades de développement des EBFFs serait la preuve non pas d'une plésiomorphie mais d'une autapomorphie, justifiant donc le postulat que la plume n'est pas une exception de certains dinosaures.
L'apparition de la plume (sous sa forme simplifiée de téguments monofilamentaires) pourrait donc remonter jusqu'au milieu du Trias si on élargit la représentation morphologique de celle-ci à des stades plus basiques dans son histoire évolutive. Ainsi, on pourrait définir de nouveaux taxa (ornithischiens ou ptérosaures présentant des téguments filamenteux par exemple) où la plume serait apparue. De plus, la différence dans les stades de développement des EBFFs serait la preuve non pas d'une plésiomorphie mais d'une autapomorphie, justifiant donc le postulat que la plume n'est pas une exception de certains dinosaures.
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