Remains of Early Cretaceous dinosaurs repre sented by bones and skin impressions discovered in northwestern China in the past 15 years allowed not only better understanding of the polymorphism of skin derivatives in reptiles, but also reconsideration of some traditional concepts. For instance, the concept of “feathered dinosaurs” has replaced the traditional concept of feathers being characteristic solely of birds. This new concept includes certain predatory dinosaurs (Theropoda), because they display a large variety of featherlike skin appendages, including birdlike feathers. The new concept fits the accepted interpretation of the phylog eny of the advanced Diapsida, suggesting that birds are closely related to theropods.
Titre de l'article
Un nouveau type de dérivé cutané chez un dinosaure ornithischien du Jurassique Supérieur venant de Transbaikalia (Russie)
Un nouveau type de dérivé cutané chez un dinosaure ornithischien du Jurassique Supérieur venant de Transbaikalia (Russie)
Introduction à l'article
De nombreux fossiles de l’ordre des Saurischiens laissent penser que la plume serait un caractère homoplasique, apparue indépendamment dans différentes branches parallèles à celle aboutissant aux oiseaux. Mais la découverte récente de structures tégumentaires filamenteuses rigides et creuses chez des représentants de l'ordre des Ornithischiens (Zheng et al. 2009), seraient en faveur d'une hypothèse plus précoce et plus parcimonieuse de ce caractère.
Des structures plus souples ont récemment été découvertes en Russie dans la formation Ukurei datée du Jurassique Supérieur sur des fossiles d’Ornithischiens. Le grès limoneux de cette formation, très malléable, rend la conservation des structures fragiles quasiment entière car les corps macérèrent complètement avant d’être ensevelis. On y a découvert 2 familles plus anciennes du sous-ordre des Ornithopodes : Jeholosauridae et Hypsilophodontidae. Sur ces fossiles on peut observer des organisations nouvelles d’écailles filamenteuses.
De nombreux fossiles de l’ordre des Saurischiens laissent penser que la plume serait un caractère homoplasique, apparue indépendamment dans différentes branches parallèles à celle aboutissant aux oiseaux. Mais la découverte récente de structures tégumentaires filamenteuses rigides et creuses chez des représentants de l'ordre des Ornithischiens (Zheng et al. 2009), seraient en faveur d'une hypothèse plus précoce et plus parcimonieuse de ce caractère.
Des structures plus souples ont récemment été découvertes en Russie dans la formation Ukurei datée du Jurassique Supérieur sur des fossiles d’Ornithischiens. Le grès limoneux de cette formation, très malléable, rend la conservation des structures fragiles quasiment entière car les corps macérèrent complètement avant d’être ensevelis. On y a découvert 2 familles plus anciennes du sous-ordre des Ornithopodes : Jeholosauridae et Hypsilophodontidae. Sur ces fossiles on peut observer des organisations nouvelles d’écailles filamenteuses.
Expériences de l'article
Etude de la structure d’un nouveau type de tégument chez des fossiles d’ornithischiens : des écailles filamenteuses, comparée à celle des oiseaux actuels.
Etude de la structure d’un nouveau type de tégument chez des fossiles d’ornithischiens : des écailles filamenteuses, comparée à celle des oiseaux actuels.
Résultats de l'article
Il existe deux morphotypes d’écaille. Le morphotype simple est composé d’une seule excroissance pouvant être la forme ancestrale des proto-plumes, que les auteurs pensent être le précurseur évolutif des plumes. Le morphotype plus complexe est constitué d’une plaque prolongée par un nombre variable d’excroissances filamenteuses parallèles de différentes tailles. Les écailles sont pigmentées uniformément dans des teintes sombres. Les écailles comportant jusqu’à 5 filaments sont colorées de la même manière, si leur nombre est supérieur on trouve une pigmentation plus claire au niveau des excroissances. Les filaments sont connectés entre eux à l’intérieur du derme. Ce type de structure a déjà été observé chez Psittacosaurus un marginocéphale, ornithischien du Crétacé Inférieur.
On pense que la formation de ce type de structure est issue de la différenciation d’écailles en excroissances séparées les unes des autres proches des barbules actuelles.
Il existe deux morphotypes d’écaille. Le morphotype simple est composé d’une seule excroissance pouvant être la forme ancestrale des proto-plumes, que les auteurs pensent être le précurseur évolutif des plumes. Le morphotype plus complexe est constitué d’une plaque prolongée par un nombre variable d’excroissances filamenteuses parallèles de différentes tailles. Les écailles sont pigmentées uniformément dans des teintes sombres. Les écailles comportant jusqu’à 5 filaments sont colorées de la même manière, si leur nombre est supérieur on trouve une pigmentation plus claire au niveau des excroissances. Les filaments sont connectés entre eux à l’intérieur du derme. Ce type de structure a déjà été observé chez Psittacosaurus un marginocéphale, ornithischien du Crétacé Inférieur.
On pense que la formation de ce type de structure est issue de la différenciation d’écailles en excroissances séparées les unes des autres proches des barbules actuelles.
Rigueur de l'article
Dans cette étude, les chercheurs ne s'appuie que sur 5 références ce qui est vraiment peu au vue de tout ce qui existe dans la littérature. On ne trouve pas d'explication des matériels et méthodes. Enfin, on constate que cet article a été initialement publié en russe puis traduit en anglais entraînant des confusions et un manque de rigueur dans les termes utilisés.
Dans cette étude, les chercheurs ne s'appuie que sur 5 références ce qui est vraiment peu au vue de tout ce qui existe dans la littérature. On ne trouve pas d'explication des matériels et méthodes. Enfin, on constate que cet article a été initialement publié en russe puis traduit en anglais entraînant des confusions et un manque de rigueur dans les termes utilisés.
Ce que cet article apporte au débat
L’étude de la formation de ce type de structure tégumentaire pourrait permettre de mieux comprendre l’histoire évolutive de la plume qui, au stade embryonnaire de l’oiseau, est fortement similaire à cette écaille en forme de plumeau filamenteux. De plus, la structure en patch de 5 à 7 filaments par écaille fait vraiment penser aux structures isolantes se situant à la base des plumes des oiseaux.
Ainsi on pourrait être ici en présence du chaînon manquant entre l’écaille et la plume des oiseaux actuels, et où les proto-plumes, dont la base est incrustée dans l’épiderme seraient véritablement le précurseur, plaçant l’ordre des ornithischiens dans le concept de dinosaures à plumes. Cela permet de considérer une apparition de la plume plus précoce que généralement pensé, et une plus grande proportion de dinosaures porteurs de plumes.
L’étude de la formation de ce type de structure tégumentaire pourrait permettre de mieux comprendre l’histoire évolutive de la plume qui, au stade embryonnaire de l’oiseau, est fortement similaire à cette écaille en forme de plumeau filamenteux. De plus, la structure en patch de 5 à 7 filaments par écaille fait vraiment penser aux structures isolantes se situant à la base des plumes des oiseaux.
Ainsi on pourrait être ici en présence du chaînon manquant entre l’écaille et la plume des oiseaux actuels, et où les proto-plumes, dont la base est incrustée dans l’épiderme seraient véritablement le précurseur, plaçant l’ordre des ornithischiens dans le concept de dinosaures à plumes. Cela permet de considérer une apparition de la plume plus précoce que généralement pensé, et une plus grande proportion de dinosaures porteurs de plumes.
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