De la R? ua et al. (2013) express some concerns about the
conclusions of our recent study showing that manage- ment increases genetic diversity of honey bees (Apis mellifera) by promoting admixture (Harpur et al. 2012). We provide a brief review of the literature on the population genetics of A. mellifera and show that we utilized appro- priate sampling methods to estimate genetic diversity in the focal populations. Our finding of higher genetic diversity in two managed A. mellifera populations on two different continents is expected to be the norm given the large number of studies documenting admixture in honey bees. Our study focused on elucidating how man- agement affects genetic diversity in honey bees, not on how to best manage bee colonies. We do not endorse the intentional admixture of honey bee populations, and we agree with De la R?
ua et al. (2013) that native honey bee
subspecies should be conserved. Keywords:
Titre de la review
Réponse de Harpur et al. aux commentaires de De la Rua et al. (2013) sur Harpur et al. (2012)
Réponse de Harpur et al. aux commentaires de De la Rua et al. (2013) sur Harpur et al. (2012)
Résumé de la review
Harpur et al. répondent aux commentaires et préoccupations de De la Rua et al. sur leur article de 2012 « Admixture increases diversity in managed honey bees ».
Ils reprennent point par point les critiques de De la Rua et al. pour y apporter leur point de vue.
En titres les critiques de De la Rua et al. telles que perçues par Harpur et al. Dans les paragraphes les réponses apportées par Harpur et al.
(i) Le schéma n’échantillonnage est insuffisant pour en tirer des conclusions générales.
Ils se référaient en fait au lignées C et M d’abeilles et leur échantillonnage correspond bien à ça.
(ii) Les populations d’abeilles gérées ne présentent pas toujours de brassage génétique.
Ils sont d’accord que quelques apiculteurs gardent des lignées pures, cependant dans la majorité des cas il y a brassage génétique comme le montrent de nombreuses études sur les niveaux de brassage génétique et d’introgressions dans les populations gérées d’abeille.
(iii) Les distinctions entre abeilles « gérées » et abeilles « ancestrales » sont arbitraires.
Cela est difficile du fait d’échanges de gènes important entre les deux. Ils ont utilisé celles qui étaient le plus proche possible des lignées ancestrales (des colonies utilisées en recherche et connues pour être assez pures) puis ont vérifié l’origine des souches par des analyses Bayésiennes non-supervisées.
(iv) Les comparaisons entre abeilles africaines et européennes suggèrent que la gestion des populations d’abeilles diminue la diversité génétique.
Ce n’est pas approprié d’utiliser les abeilles africaines car il y a alors confusion entre l’histoire de la gestion et l’histoire démographique des abeilles (2 expansions naturelles d’Afrique vers l’Europe). Il peut donc y avoir eu des goulots d’étranglements génétique indépendants de l’histoire de la domestication.
(v) Les abeilles gérées n’ont pas toujours une diversité génétique réduite. Certaines études montrent qu’il n’y a pas d’effet de la gestion sur la diversité.
Les exemples cité par De la Rua et al. ne prennent pas comme référence les populations ancestrales. La question de Harpur et al. est de savoir si il y a augmentation ou diminution de la diversité génétique par rapport aux populations ancestrales et non pas de savoir si la diversité est élevée ou faible.
(vi) La relation entre la diversité intra-colonie et la santé de la colonie a été ignorée.
Elle n’a pas été ignorée, les auteurs en parlent et disent qu’elle est importante. Cependant ils cherchaient à dire que les déclins des populations n’est pas lié à la diversité réduite intra-colonie (pas d’évidence de dépression de consanguinité). De plus l’article montre bien qu’il y a plutôt une augmentation de la diversité génétique et donc qu’on peut éliminer cette hypothèse comme une cause des déclins de colonies et se concentrer sur les autres causes possibles.
(vii) Ils encouragent la pratique du brassage génétique comme une pratique de gestion.
Enfin, les auteurs rappellent que leur intention n’était pas du tout de promouvoir la pratique de brassage génétique en apiculture. Le brassage génétique risque d’amener à une homogénéisation des populations ce qui pourrait induire la perte d’adaptations locales et éventuellement favoriser la propagation de pathogènes.
En conclusion Harpur et al. estiment que la plupart des critiques de De la Rua et al. viennent d’une mauvaise compréhension de leur étude. Ils insistent sur le fait que le brassage génétique est la norme dans les populations d’abeilles gérées, et que cela crée une augmentation de la diversité génétique par rapport aux lignées ancestrales. Ils rappellent qu’ils n’ont jamais voulu promouvoir le brassage génétique comme une pratique de gestion à adopter. Ils sont d’accord avec De la Rua et al. (2013) qu’il faut conserver l’héritage génétique des sous-populations d’abeilles.
Harpur et al. répondent aux commentaires et préoccupations de De la Rua et al. sur leur article de 2012 « Admixture increases diversity in managed honey bees ».
Ils reprennent point par point les critiques de De la Rua et al. pour y apporter leur point de vue.
En titres les critiques de De la Rua et al. telles que perçues par Harpur et al. Dans les paragraphes les réponses apportées par Harpur et al.
(i) Le schéma n’échantillonnage est insuffisant pour en tirer des conclusions générales.
Ils se référaient en fait au lignées C et M d’abeilles et leur échantillonnage correspond bien à ça.
(ii) Les populations d’abeilles gérées ne présentent pas toujours de brassage génétique.
Ils sont d’accord que quelques apiculteurs gardent des lignées pures, cependant dans la majorité des cas il y a brassage génétique comme le montrent de nombreuses études sur les niveaux de brassage génétique et d’introgressions dans les populations gérées d’abeille.
(iii) Les distinctions entre abeilles « gérées » et abeilles « ancestrales » sont arbitraires.
Cela est difficile du fait d’échanges de gènes important entre les deux. Ils ont utilisé celles qui étaient le plus proche possible des lignées ancestrales (des colonies utilisées en recherche et connues pour être assez pures) puis ont vérifié l’origine des souches par des analyses Bayésiennes non-supervisées.
(iv) Les comparaisons entre abeilles africaines et européennes suggèrent que la gestion des populations d’abeilles diminue la diversité génétique.
Ce n’est pas approprié d’utiliser les abeilles africaines car il y a alors confusion entre l’histoire de la gestion et l’histoire démographique des abeilles (2 expansions naturelles d’Afrique vers l’Europe). Il peut donc y avoir eu des goulots d’étranglements génétique indépendants de l’histoire de la domestication.
(v) Les abeilles gérées n’ont pas toujours une diversité génétique réduite. Certaines études montrent qu’il n’y a pas d’effet de la gestion sur la diversité.
Les exemples cité par De la Rua et al. ne prennent pas comme référence les populations ancestrales. La question de Harpur et al. est de savoir si il y a augmentation ou diminution de la diversité génétique par rapport aux populations ancestrales et non pas de savoir si la diversité est élevée ou faible.
(vi) La relation entre la diversité intra-colonie et la santé de la colonie a été ignorée.
Elle n’a pas été ignorée, les auteurs en parlent et disent qu’elle est importante. Cependant ils cherchaient à dire que les déclins des populations n’est pas lié à la diversité réduite intra-colonie (pas d’évidence de dépression de consanguinité). De plus l’article montre bien qu’il y a plutôt une augmentation de la diversité génétique et donc qu’on peut éliminer cette hypothèse comme une cause des déclins de colonies et se concentrer sur les autres causes possibles.
(vii) Ils encouragent la pratique du brassage génétique comme une pratique de gestion.
Enfin, les auteurs rappellent que leur intention n’était pas du tout de promouvoir la pratique de brassage génétique en apiculture. Le brassage génétique risque d’amener à une homogénéisation des populations ce qui pourrait induire la perte d’adaptations locales et éventuellement favoriser la propagation de pathogènes.
En conclusion Harpur et al. estiment que la plupart des critiques de De la Rua et al. viennent d’une mauvaise compréhension de leur étude. Ils insistent sur le fait que le brassage génétique est la norme dans les populations d’abeilles gérées, et que cela crée une augmentation de la diversité génétique par rapport aux lignées ancestrales. Ils rappellent qu’ils n’ont jamais voulu promouvoir le brassage génétique comme une pratique de gestion à adopter. Ils sont d’accord avec De la Rua et al. (2013) qu’il faut conserver l’héritage génétique des sous-populations d’abeilles.
Rigueur de la review
La review répond bien aux questionnements de De la Rua et al. (2013) et recadre le débat de manière claire, tout en continuant à citer ses sources.
La review répond bien aux questionnements de De la Rua et al. (2013) et recadre le débat de manière claire, tout en continuant à citer ses sources.
Ce que cette review apporte au débat
Il faut bien distinguer la diversité génétique des adaptations locales...
Pour l'instant, avec les pratiques de gestion actuelle, il n'y a pas de perte de diversité génétique par rapport aux populations ancestrales européennes. Ce ne sont donc pas la perte de diversité et les pratiques apicoles qu'il faut mettre en cause dans le déclin des colonies d'abeilles.
Il faut bien distinguer la diversité génétique des adaptations locales...
Pour l'instant, avec les pratiques de gestion actuelle, il n'y a pas de perte de diversité génétique par rapport aux populations ancestrales européennes. Ce ne sont donc pas la perte de diversité et les pratiques apicoles qu'il faut mettre en cause dans le déclin des colonies d'abeilles.
Remarques sur la review
Dans le (vii) : Est-ce que il n'y a pas déjà perte d'adaptations locales et propagation plus facile des pathogènes aujourd'hui ?
Dans le (vii) : Est-ce que il n'y a pas déjà perte d'adaptations locales et propagation plus facile des pathogènes aujourd'hui ?
Dernière modification il y a plus de 9 ans.