Considerable controversy continues to exist in scientific and policy circles about how to tackle issues of global hunger, malnutrition, and rural economic decline, as well as environmental issues, such as biodiversity loss and climate change adaptation. On the one hand, powerful vested interests, with close ties to government, media, and academic institutions, propose high-input technology-based solutions, speculative and neoliberal “market-based” solutions, and export-oriented agricultural models. On the other hand, an international scientific and grassroots Food Movement has emerged, calling for a redesign of the Global Food System in support of small-scale agroecological farming systems. A call to re-evaluate our current Food Systems was made in 2008 by the International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development (IAASTD). Here, using the IAASTD study as a backdrop, we review the recent literature to outline key contentious points in the controversy between the need for high-input and “techno-based” versus agroecological farming models. A critical assessment is made of proposed strategies to protect soil resources, improve nutrient and energy cycles, protect agrobiodiversity, and promote social well-being in rural communities. With an increase in the number of affluent consumers (i.e., the middle class) in the developing world, and with the continued problem of extreme and chronic poverty with other larger sectors of society, Organic Farming and Agroecology models are put forward as a sound social, scientific, and rural development strategy.
Titre de la review
Agroécologie : Un paradigme mondial pour remettre en question l'agriculture industrielle traditionnelle
Agroécologie : Un paradigme mondial pour remettre en question l'agriculture industrielle traditionnelle
Résumé de la review
L’agroécologie, qui en fait partie, est présentée comme une solution face à la famine dans le monde, à la diminution de l’économie rurale et au déclin environnemental. Elle fait partie des discussions sur la sécurité alimentaire, le changement climatique et la conservation des ressources. Dans cette revue, les points clefs de la controverse sont expliqués et les deux modèles opposés sont développés. Ce sont le modèle « techno basé » et le modèle fermier alternatif. Depuis les années 90, une alerte a été lancée contre l’agriculture conventionnelle. Aujourd’hui, les experts sont d’accord sur la nécessité de modifier nos pratiques agricoles. Pourtant, le modèle agricole conventionnel domine toujours. Les programmes de développement de l’agriculture doivent se concentrer sur les petites exploitations et répondre à des conditions socio-économiques avec des approches participatives.
Le paradigme dominant de l'agriculture conventionnelle se fragilise de par sa dépendance au capital, aux énergies fossiles, aux intrants agrochimiques, et par ses impacts sur l’environnement. Ils ne remplissent aucun des critères de durabilité essentiels. Si ces derniers étaient plus résilients alors ils pourraient contrebalancer l’effet des changements climatiques. Pourtant, de nombreux acteurs du secteur de l’industrie, des médias, des politiques et des communautés scientifiques continuent de soutenir l’approche conventionnelle. L’idée dominante chez les industriels, les universitaires, et les politiques est qu’une agriculture durable ne sera possible qu’avec la biotechnologie et des organismes génétiquement modifiés, par la dépendance aux intrants et par l’utilisation de capitaux. De nombreuses solutions basées sur le financement des petits agriculteurs n’ont pas eu les bénéfices prévus et n’ont fait qu’accentuer les problèmes de pauvreté, de malnutrition de ces derniers dans les pays en développement. Des études menées sur le système agricole conventionnel mettent en évidence que celui-ci n’est pas durable notamment à cause de sa dépendance aux intrants, aux combustibles fossiles. Cette faible durabilité est caractérisée entre autres par des rendements plus faibles et une utilisation accrut des pesticides.
Des appels aux changements sont lancés, depuis 35 ans, en faveur de modèles agroécologiques alternatifs. Ces derniers doivent prendre en compte les conditions socio-économiques locales tout en protégeant un équilibre écologique. L’agroécologie a des avantages documentés et applicables pour continuer la productivité actuelle. Elle permettra de protéger les ressources naturelles. L’agroécologie sera un moyen de mettre en place une agriculture dans son sens large, résistant et durable dans le cadre du changement global et pourrait être une des raisons de la survie de milliards de personnes. Cette transition agroécologique ne peut pas avoir lieu sans changement du paradigme de la monoculture et de la dépendance aux intrants, vers un paradigme de mosaïque de systèmes de production durables et dégénératifs.
En conclusion, les approches agroécologiques sont des solutions viables. Elles sont tout au temps environnementales, qu’économiques et sociales. Elles pourront permettre par exemple un accroissement de la productivité agricole, une augmentation du bien-être économique, une équité sociale et entre les sexes dans les communautés rurales. Les principales caractéristiques agroécologiques sont une décentralisation du processus de production et de commercialisation, une approche participative intégrée, de réduire l’érosion, d’améliorer la qualité des sols, de conserver les ressources naturelles, la promotion de l’agrobiodiversité et des services écosystémiques au niveau de l’exploitation agricole et du paysage ou du bassin versant, d’intégrer les considérations socio-économiques, sociales et d’équité entre les sexes. Toutes ces caractéristiques doivent faire partie de toutes les phases du processus de recherche, de vulgarisation et de développement agricoles.
L’agroécologie, qui en fait partie, est présentée comme une solution face à la famine dans le monde, à la diminution de l’économie rurale et au déclin environnemental. Elle fait partie des discussions sur la sécurité alimentaire, le changement climatique et la conservation des ressources. Dans cette revue, les points clefs de la controverse sont expliqués et les deux modèles opposés sont développés. Ce sont le modèle « techno basé » et le modèle fermier alternatif. Depuis les années 90, une alerte a été lancée contre l’agriculture conventionnelle. Aujourd’hui, les experts sont d’accord sur la nécessité de modifier nos pratiques agricoles. Pourtant, le modèle agricole conventionnel domine toujours. Les programmes de développement de l’agriculture doivent se concentrer sur les petites exploitations et répondre à des conditions socio-économiques avec des approches participatives.
Le paradigme dominant de l'agriculture conventionnelle se fragilise de par sa dépendance au capital, aux énergies fossiles, aux intrants agrochimiques, et par ses impacts sur l’environnement. Ils ne remplissent aucun des critères de durabilité essentiels. Si ces derniers étaient plus résilients alors ils pourraient contrebalancer l’effet des changements climatiques. Pourtant, de nombreux acteurs du secteur de l’industrie, des médias, des politiques et des communautés scientifiques continuent de soutenir l’approche conventionnelle. L’idée dominante chez les industriels, les universitaires, et les politiques est qu’une agriculture durable ne sera possible qu’avec la biotechnologie et des organismes génétiquement modifiés, par la dépendance aux intrants et par l’utilisation de capitaux. De nombreuses solutions basées sur le financement des petits agriculteurs n’ont pas eu les bénéfices prévus et n’ont fait qu’accentuer les problèmes de pauvreté, de malnutrition de ces derniers dans les pays en développement. Des études menées sur le système agricole conventionnel mettent en évidence que celui-ci n’est pas durable notamment à cause de sa dépendance aux intrants, aux combustibles fossiles. Cette faible durabilité est caractérisée entre autres par des rendements plus faibles et une utilisation accrut des pesticides.
Des appels aux changements sont lancés, depuis 35 ans, en faveur de modèles agroécologiques alternatifs. Ces derniers doivent prendre en compte les conditions socio-économiques locales tout en protégeant un équilibre écologique. L’agroécologie a des avantages documentés et applicables pour continuer la productivité actuelle. Elle permettra de protéger les ressources naturelles. L’agroécologie sera un moyen de mettre en place une agriculture dans son sens large, résistant et durable dans le cadre du changement global et pourrait être une des raisons de la survie de milliards de personnes. Cette transition agroécologique ne peut pas avoir lieu sans changement du paradigme de la monoculture et de la dépendance aux intrants, vers un paradigme de mosaïque de systèmes de production durables et dégénératifs.
En conclusion, les approches agroécologiques sont des solutions viables. Elles sont tout au temps environnementales, qu’économiques et sociales. Elles pourront permettre par exemple un accroissement de la productivité agricole, une augmentation du bien-être économique, une équité sociale et entre les sexes dans les communautés rurales. Les principales caractéristiques agroécologiques sont une décentralisation du processus de production et de commercialisation, une approche participative intégrée, de réduire l’érosion, d’améliorer la qualité des sols, de conserver les ressources naturelles, la promotion de l’agrobiodiversité et des services écosystémiques au niveau de l’exploitation agricole et du paysage ou du bassin versant, d’intégrer les considérations socio-économiques, sociales et d’équité entre les sexes. Toutes ces caractéristiques doivent faire partie de toutes les phases du processus de recherche, de vulgarisation et de développement agricoles.
Rigueur de la review
Cette revue présente les avantages de l’agroécologie tout en comparant cette approche avec les approches du modèle fermier conventionnel. A contrario, elle présente aussi échecs de certaines approches et les solutions que l’agroécologie. Elle présente l’ensemble de la controverse de façon générale sans prendre de partie.
Les auteurs ne déclarent aucun conflit d’intérêts.
Cette revue présente les avantages de l’agroécologie tout en comparant cette approche avec les approches du modèle fermier conventionnel. A contrario, elle présente aussi échecs de certaines approches et les solutions que l’agroécologie. Elle présente l’ensemble de la controverse de façon générale sans prendre de partie.
Les auteurs ne déclarent aucun conflit d’intérêts.
Ce que cette review apporte au débat
Elle nous permet de connaitre les différents enjeux de l’agroécologie et de nuancer certains des propos tenus sur cette approche. Elle présente autant les solutions économiques, sociales et environnementales. Cette revue nous permet de nous faire une première idée de la controverse que représente l’agroécologie.
Elle nous permet de connaitre les différents enjeux de l’agroécologie et de nuancer certains des propos tenus sur cette approche. Elle présente autant les solutions économiques, sociales et environnementales. Cette revue nous permet de nous faire une première idée de la controverse que représente l’agroécologie.
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